Mardi 9 mars à 18h à l’Auditorium de la Province Sud

en lien avec la Journée internationale des Droits des Femmes

 Projection Débat : FEMALE PLEASURE

 de Barbara Miller (2019, 1h37)

   ENTREE LIBRE ET GRATUITE

Synopsis

   « Que s’est-il passé, il y a des milliers d’années pour qu’ils s’attaquent à nos corps ? nous contrôlent, nous mutilent, nous frappent… »  s’indigne Leila, une des 5 héroïnes de ce magnifique documentaire.
Elles viennent du monde entier, et pourtant elles racontent toutes la même histoire, celle du patriarcat… qui n’a ni frontière, ni religion .
C’est un fléau universel, qui s’appuie simplement sur différents ressorts politiques, sociaux et culturels en fonction des pays.

MAIN BASSE SUR L ENERGIE : le Débat

Loic Marin Cochet Cluster énergie

Pour le réalisateur je serais un des acteurs avec des dents de vampire…
Mais ici en NC on n’a pas la même libéralisation que la France. C’est vrai, il y a de plus en plus d’acteurs et le gouvernement ouvre des tranches d’appel d’offres en énergies renouvelables

Il faut quand même se rappeler qu’en1997, la N-Calédonie était dépendante du pétrole à 97%

Il y a des acteurs qui se mobilisent comme Engie et des porteurs de projet pour les énergies renouvelables. Il faut savoir que cette transition énergétique est nécessaire mais donne lieu à des appétences de groupes.

Dans ce documentaire, je suis surpris de ne pas voir la CRE Commission de la Régulation de l’Energie en France qui régule les prix et les dérives ; et on n’a qu’une partie de la vision par rapport à la libéralisation de ce secteur d’activité

Il faut souligner la production d’électricité pour la mobilité pour la N-Calédonie pour la production électrique avec les métallurgistes Vale Doniambo

La production hydraulique barrage de Yate

Il est prévu qu’en 2030 100% énergie sera renouvelable hors métallurgie

X : Notre sentiment sur le reportage -sur un secteur particulier la privatisation du service public-  : effectivement la libéralisation a ses effets de renchérissement des services, les effectifs baissent dans les services publics de l’énergie même chose pour la sécurité les hôpitaux les écoles

Colette : en Australie 80% de l’énergie provient des matières fossiles, en France 80% provient du nucléaire, mais barrages hydrauliques et énergies renouvelables en N-Zélande : 100%

Christian : il ne faut pas être dépendant d’autres états. Par exemple la vente d’Alsthom à General Electric a conduit à perdre la maitrise sur le nucléaire puisque la France ne fabrique plus les générateurs de l’énergie nucléaire
Je ne vois pas comment un service privé peut être plus rentable qu’un service public
c’est une question

il faut placer une transition écologique

X : Un barrage à Yaté une société privée pourrait-elle engager de tels investissements ?
en 1952 la SLN a construit ce barrage

La distribution est assurée par ……on voit KNS qui représente une ……. destinée uniquement pour la mine et non connectée au réseau. sinon pour 30 mégawatt près de 400 000 tonnes centrale de Népoui au fuel lourd (53000 megawatt) à démonter en 2024 ; vingtaine de mégawatt petite centrale hydraulique et quelques petites centrales au fil de l’eau pour fournir de l’énergie au centrale centrale solaire de 3 /10 /7 mégawatt

Pascal : Aujourd’hui il y a une quinzaine de projets pour 100 mégawatts ainsi Boulouparis est la plus grosse centrale solaire de France. Il faut aussi pouvoir assurer avec du stockage pour que le réseau ne soit pas perturbé. Il faut savoir aussi ce qui se passe à Lifou une des premières iles 100% à énergie renouvelable qui a un groupe qui tourne avec de l’huile de copra, une éolienne solaire donc de l’énergie propre. Il y a eu inauguration d’une unité de stockage avec la tenue de la fréquence d’approvisionnement.

Michel : une centrale de kérosène dans le sud en cas de besoin ou de panne kérosène centrale de Doniambo usine de la SLN qui approvisionne aussi 10% de la population. Il y a au total 100 megawatt avec des projets d’éolienne sur la NC (quelques unes à Lifou et Maré), une centrale à charbon pour Vale et ile des pins solaire à terme .

Rosa : quelle différence entre Enercal et EEC ; nous avons invité Enercal qui a repondu ne pouvoir venir, et EEC qui n’a pas répondu.

Luce : Enercal est une société d’économie mixte qui appartient au territoire et un peu à EEC . Enercal fait la distribution et a le monopole du transport électrique.
S’il y a manque de production comme par exemple en 2004 où la chute de poteaux massifs avait entrainé une rupture du transport de l’électricité c’est Enercal qui intervient.

EEC est un distributeur.
La ferme éolienne de Plum actuelle fonctionne sur le photovoltaïque. On a pris le même système en France. On a promis une rentabilité sans avoir les indices pour la baisse des prix sur l’électricité. On n’a pas su se protéger.
Le pire c’est l’installation de petites productions individuelles solaires garantie par le gouvernement pour renvoyer sur le réseau. On achète à un prix donné qui va pénaliser des gens qui n’ont pas les moyens de le faire. Serons-nous un terrain de manœuvre pour expérimenter des nouveaux panneaux que nous payons en taxes indirectes sur l’essence.

Pascal : Pour la centrale photovoltaïque, on est en période d’instruction.
Il faudra 20 à 25 ans pour que le prix du kw photovoltaïque descende. Dans les 6 ans il faut que le projet photovoltaïque soit rentable sans foire d’empoigne entre producteurs ; le photovoltaïque est le moins cher.

C’est une volonté du gouvernement de développer une activité qui emploie 200 personnes.
Le tarif de revente ne va pas permettre de faire descendre de 70 milliards l’achat de produits pour l’énergie en Nouvelle Calédonie.r

Energie électrique : EEC vend a 35 f le kwh est tachète a 21 f

Le photovoltaïque apporte aussi d’autres services, ainsi il permet de ne pas renforcer la ligne de transport électrique sur la cote ouest

Je voulais aussi signaler qu’il n’y a pas d’augmentation du prix de l’énergie depuis 11 ans .

X : Le documentaire était sur la métropole mais ici c’est pareil pour le particulier.
Il y a une semaine, j’ai jeté d’anciennes factures d’électricité . Actuellement je paie plus du double de consommation. Pour qui ça coute pas cher ?? Ce serait bien que le monsieur pour le photovoltaïque nous explique cette démarche trop simple pour le particulier !

Y : Il y a une composante de stabilisation et c’est le contribuable qui paie. Je voulais attirer votre attention : en N-Calédonie, la production est en concurrence, n’importe qui peut postuler, ce n’est pas une mission de service public. Je ne trouve pas que quelqu’un ait une vision globale claire de la politique de l’électricité.
La distribution est faite par Enercal mais dans le Nord la distribution se fait à l’échelle de la commune. Chaque commune fait sa propre cuisine, Enercal ou EEC, il y a une bagarre sur la distribution d’électricité entre EEC et Enercal.

La CRE a suggéré que les deux opérateurs se rapprochent avec un seul opérateur pour le transport et la distribution pour que ça coute moins cher au consommateur et au distributeur

Nollet, installateur de photovoltaïque : J’ai une société locale avec des gens locaux. L’intérêt c’est d’arriver à un cadre d’autoconsommation par rapport à une installation avec un petit investissement de départ de 600 000 à 1,7000000. On peut faire un crédit pour y accéder plus facilement et on a un retour sur 3 à 4 ans. La technologie a évolué sur le panneau et on arrive à produire et gérer la consommation d’énergie. Il faut essayer de faire payer par le soleil par exemple climatiser dans la journée pour ne pas solliciter le courant électrique le soir.

Michèle : question : Luce a dit que ça pouvait faire monter les prix, par quel mécanisme ?

Luce : Aujourd’hui l’électricité est rachetée à 21 f elle est revendue à 35. Les gens qui sont en production et qui sont connectés au réseau profitent du réseau et ils revendent. Ils augmentent les couts non fixes du réseau qui va peser sur ceux qui n’ont pas les panneaux. Les installations sont amorties sur 3 ou 4 ans mais garanties sur 20 ans. Ce sont les gens là qui vont supporter l’augmentation des prix. La Polynésie est allé ainsi dans le mur comme la Californie.

Nollet : La Dimenc parle de descendre ce prix à 15 f pour une installation 6 7 ans pour amortir

Luce : Les rapports de la CRE ne sont jamais rendus.

Helène : Je pense que l’amortissement se fait au bout de 4 à 7 ans

Nollet : en 1950 on a lancé dans l’espace des panneaux satellites qui fonctionnent encore dans l’espace, on ne change pas les panneaux ils sont garantis à production

C’est une production possible.

Michel : A Doniambo on utilise du fuel lourd, on parlait d’un remplacement en discussion avec du charbon mais la SLN ne peut plus construire son four à charbon.

la ferme photovoltaïque de 15MGW vend son énergie à Enercal mais avec des contraintes très fortes : ainsi ils doivent prévoir 24 h à l’avance leur production avec au maximum 10% d’erreur sinon ils ont une amende. La prévision météorologique n’est pas facile.

Rosa : Et les éoliennes société d’Enercal Aerowatt EEC ??. On constate que des 100MGW produits par les éoliennes, on n’en a que 50 quant au photovoltaïque il dépasse en production l’éolienne.

Colette : Le comité formé par Eramet et le gouvernement a parlé de l’hydrogène pour approvisionner Doniambo. Il mettrait un bateau près de l’usine sur lequel l’hydrogène importé serait stocké puis envoyé à Doniambo.

Françoise : Je voulais signaler que la SLN ne pouvait remplacer sa centrale donc la N-Calédonie allait construire la centrale qui servirait de back up à la SLN . Mais la SLN ne veut pas s’engager à acheter cette électricité. On a pensé à une entreprise extérieure. Donc cela n’appartiendrait pas à la NC? Ce ne serait pas une mission de service public ? L’enjeu électrique de la NC ?

V : Je voulais juste dire que l’énergie la moins chère c’est celle qu’on ne consomme pas.

Colette : je voulais aussi parler de recherche sur la fusion nucléaire. Depuis les années 1950, il n’y a aucune application industrielle de la fusion à la production d’énergie qui n’a encore abouti. Les ingénieurs se heurtent à la difficulté de créer et de maintenir une température de plusieurs millions de degrés dans un espace confiné. Mais c’est une énergie possible

V : Il y a un chercheur Adams il a fait un brevet libre d’énergie sur un générateur donc de l’énergie libre thermo-dynamique . Mais les USA l’ont expulsé et il est mort en Nouvelle Zélande. Ses travaux sont très intéressants pour la production d’énergie

La controverse de Valladolid : CR du Débat
(avec 2 mois de retard, pardon !)

Jeanne : comme l’a dit JP Carrière le coté positif pour les Indiens c’est que les Espagnols les considèrent comme des humains. L’esclavage existait chez les Indiens puis il y a eu les noirs puis la colonisation, les richesses, les échanges. L’histoire c’est aussi parfois des colonisations qui sont moins violentes comme en Asie même si elle a été violente. Dans le film ils disent « Pourquoi tant d’or ? ils veulent le manger ! »

Rosa : je rappelle que 30 ans avant la découverte de l’Amérique il y avait des esclaves. Bartolomé de las Casas comme on le voit était excessif dans la description des massacres mais il a fait 14 ou 15 voyages pour plaider la cause des Indiens. Les rois ont décrété des lois, les lois de Burgos, pour que les Indiens soient bien traitées. Jules Cesar a donné quand il a vaincu les gaulois un homme et une femme à chacun de ses soldats.

Colette : il y a à notre époque des esclaves actuellement et ça dure depuis longtemps. Je pense que c’est l’économie de marché qui a besoin d’esclaves ou de main d’œuvre bon marché pour être concurrentielle.

Didier : je voulais aussi souligner les prestations des acteurs, la qualité de l’argumentation, les sophismes.
Je pense que ce film est adéquat pour former a la philosophie des jeunes, par exemple des lycéens. C’est un film très actuel.

Michèle ce à quoi me fait penser le film c’est que la chrétienté n’a pas été très tendre avec les non chrétiens. On voit que dans l’islam radical on est prêt à tuer des gens qui ne pensent pas selon l’islam radical : on doit tuer les infidèles qui ne veulent pas embrasser la vraie foi

Geneviève : les arabes ont aussi kidnappé des blancs qui étaient des esclaves à une certaine époque.

Jeanne : tous ces arguments relèvent de l’histoire du monde, de la domination, de l’esclavage et de cette violence intrinsèque à l’homme.
La violence est détournée dans l’art, la littérature elle est canalisée dans les civilisations ou si elle n’est pas canalisée elle monte.
On est le résultat de sa culture de son environnement. En Asie on peut circuler avec une certaine sérénité surtout pour les femmes. Les humains se sont toujours battus des fois pour un lopin de terre, on sort la carabine pour prendre le terrain c’est pas si évident.

Alain : je ressens bien les sentiments de certains mexicains ; mais aussi en équateur ou il y avait de l’or et du plaqué or dans les églises, c’était à vomir tant il y avait de l’or. Il faut savoir que les indiens ont participé à la construction mais n’avaient pas droit d’y entrer. On leur donnait une âme mais il y avait une réflexion à pousser beaucoup plus fort

Rosa : je réponds à Michèle qui fait un amalgame avec l’islam radical d’aujourd’hui- c’est que l’islam radical touche des français des européens qui ont été éduqué à l’occidental.
On ne peut pas comparer avec 1550 où on ne savait qui étaient ces gens. Lorsqu’Alain parle de ces églises qui ont été construites au XVI c’était la même chose elles étaient remplies d’or c’était comme ça c’est tout.

Michel je compare pas le XV ou XVI avec aujourd’hui ce que je compare c’est l’idée qu’on a le droit de tuer au nom d’un dieu. Il me semble que c’est la même chose aujourd’hui avec l’islam radical

Didier on peut dire la même chose et on s’exprime avec la seule la violence qui est intrinsèque à l’homme. Elle est aussi forte chez l’homme ou chez la femme.

Mike beaucoup de civilisations ont pratiqué des sacrifices humains, beaucoup l’ont fait comme Abraham même ici on Nouvelle Calédonie on a sacrifié des personnes à Bourail sur l’autel des sacrifices. C’étaient des gens engraissés qui en cas de diète étaient mangés pour apaiser les esprits des dieux. On en trouve partout dans l’histoire de l’homme. Quant à l’or on en trouve partout dans les édifices les temples

Christian : je suis un peu étonné : durant la colonisation tous les prétextes sont bons pour exploiter les autres. Le prélat va justifier la traite des noirs pour des raisons économiques je trouve que ce film on peut le passer à la ligue des droits de l’homme.

Alain à propos de l’or ça n’avait aucune valeur marchande pour les Indiens. Ils s’en servaient pour donner de la lumière

Colette : la violence est elle intrinsèque à l’homme philosophiquement ?

Florence : Je veux pas lancer une bombe, j’aime bien ramener ça à quelque chose de contemporain. Les gens ils sont sales ce sont des propos que j’ai pu tenir moi même. On a beaucoup de mal avec ce qui est différent de nous mais aujourd’hui on a les mêmes propos on ne comprend pas on se croit toujours un peu supérieur.

Colette c’est très difficile d’enlever ses propres lunettes intellectuelles pour voir l’autre

X : Les animaux ont ils une âme ? c’est bizarre quand on voit tout ça, rien n’a changé les choses se sont déplacés. On fait des tours qui ressemblent aux églises, il y a des débats du memee type

Christian les animaux ont-ils une âme ? on peut se poser la question sinon sur l’intelligence, au moins sur la capacité d’amour, d’empathie.

Pour conclure c’est un beau film il y a pas mal d’intervention sur la nature de l’homme. les progrès technologiques vont très vite mais on est loin au niveau de l’intelligence. J’ai lu un bouquin sur la collapsologie : l’homme est capable de se détruire lui même pour finir entre 6 planches

Rosa si vous voulez visionner les 13 mn de jean claude carrière on peut vous le transférer par we transfer

UN MAL CALEDONIEN ?

Un documentaire de Thomas Douchy (2019 ; 52 mn)

Mardi 9 décembre à 18h à l’Auditorium de la Province Sud

Une projection-débat en partenariat avec la LDH-NC (*)

Entrée libre et gratuite

Synopsis
Un mal fort répandu n’épargne pas la Nouvelle-Calédonie : ce sont les discriminations, qui nous concernent tous.
Or le « Bien vivre ensemble » est un enjeu majeur pour une société multiculturelle comme la nôtre, marquée par l’Histoire, des conflits récents et des inégalités socio-économiques .
Ce documentaire enquête sur les conditions d’accès au logement et à l’emploi, et interroge l’efficacité des mesures correctrices

(*) Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen

Les indiens ont ils une âme ?

une fiction, réalisée par JC Carrière en 1992 (1h 27)

Mardi 9 décembre à 18h à l’Auditorium de la Province Sud