Mercredi 25 nov à 18h, Auditorium Prov. Sud
un documentaire de Stefanov et Kotevska (2019, 1h26)

en partenariat avec l’UFFO ( Union des Femmes Francophones d’Océanie)
et avec le soutien d’Anuu-ru Aboro

ENTREE LIBRE ET GRATUITE

Synopsis

En Anatolie, une femme, gardienne d’un équilibre fragile, vit  seule, avec sa mère, malade, dans une ferme sans électricité ni eau courante. Gardienne d’un équilibre fragile, en harmonie avec la Nature, elle survit en vendant du miel en petites quantités.
Elle voit sa façon de vivre menacée par des nouveaux voisins, qui sont dans un rapport de prédation envers la nature.

mardi 10 novembre 18h 00, Auditorium Prov. Sud

Documentaire de Gilles Balbastre  (2018, 1h 22)

Synopsis

Depuis 2007, le secteur de l’énergie est entièrement ouvert à la concurrence.
Mais il faut remonter à la fin des années 90 pour connaître une série de lois libérales
qui va démembrer pierre après pierre le service public incarné par EDF et GDF.

Faute d’information, le citoyen lambda mesure mal les conséquences de cette dérégulation.
Peu d’entre nous savent que nous nous sommes mis à remplir les poches d’une infime minorité
et que l’électricité est devenue en grande partie un polar de série B.

PANDEMIES 13 OCTOBRE 2020

Compte rendu du débat

Intervenants :
Jean Bernard Bouvier, épidémiologiste Institut Pasteur (à titre perso)
J-Yves Charlot, psychiatre
Gérard Sarda Ligue des Droits de l’Homme
Jérémy Anso, Docteur en Biologie,
Séverine Blaise, économiste
Michèle John, médecin confinée

Christian rappelle, comme d’habitude, les règles du débat

Cor : Ce film est un bon récapitulatif historique. Un chercheur du film y déclare « je crains pour bientôt un virus très contagieux, qui passe par voie aérienne ou manuportage, et qui attaque les voies respiratoires » et c’est exactement ce qui se passe pour le coronavirus ! Ce film fait un peu peur mais tombe en plein dans le mille avec l’actualité.
Quelle différence entre un virus et une bactérie ?

JBB  : Un virus c’est à la limite du vivant, il ne peut pas se reproduire tout seul il lui faut un hôte, contrairement à une bactérie.

Col : J’ai vu un documentaire sur la pandémie du sida qui serait due à un vaccin sur la polio fabriqué à base de chimpanzés qui possèdent ce virus du sida mais à l’état latent.

Did : Attention aux faux scoops, nombreux ces temps ci (ex Dr Wonner) Toujours vérifier : à quand ça remonte et recouper avec d’autres sources !

JBB : Le virus du sida existe depuis les années 30. En Belgique il est passé du singe à l’homme : on a retrouvé des sérums qui avaient été préservés en Belgique

Mik : Dans le 2ème film, peut on revoir ces graphiques en rapport à des contaminations actuelles ?

Did : il y a 4 catégories d’indicateurs, ce sont des moyennes journalières lissées sur une semaine  : sont présentées les évolutions des nombres :
de testés positifs, d’hospitalisés, d’admis en réanimation, de décès.
Ce dernier est le + significatif de la gravité mais il a 2-4 semaines de retard sur la contagion

JBB Dans l’hémisphère nord, le nombre d’infectés est en augmentation mais pas celui des morts.
On apprend tous les jours !
Maintenant il y a des données qui inquiètent : l’âge moyen des cas positifs est passé de 33 ans en juillet/aout à 53 ans en sept/octobre :
Le mélange inter-génération ne s’est pas fait, l’âge augmente.
Et aussi on a un retard des chiffres des services hospitaliers débordés en France.
Le virus se développe moins ; mais en hiver mais on vit ensemble, confinés par le froid, la transmission intra-foyers va augmenter ; et les six prochains mois vont être assez durs.

Th : Pourquoi ces différences de nombres et de statistiques entre les pays ?

Jér : Les populations différent : urbanisation, densité démographique.
ainsi la propagation du virus aux USA est différente : chaque état a sa politique propre

JBB : Par rapport aux chiffres, il y a des politiques de test différentes, des façons de rapporter différents : ma consommation d’aspirine a augmenté ces derniers mois !

X : le traitement de Donald Trump a t il été divulgué ?

Ch : A t il été vraiment malade ? ou est ce un début de campagne ? (rires)

Mike : Les formes de contamination se font par rapport à des animaux. c’est quelque chose à réfléchir si on veut éviter des pandémies qui mettent l’humanité à genoux. Il faut surveiller notre consommation de viande et notre façon d’élever les animaux.

JBB (?) On a tous en tête les dommages de ces pandémies mais on ne parle pas des conséquences socio-économiques. La planète entière a des problèmes sauf quelques milliardaires. On est en train de parler d’un avant et d’un après,

Sév : Ce qui nous arrive ce sont les conséquences directes de notre modèle de développement c’est le résultat de phénomène d’urbanisation massive, du développement incontrôlé ; c’est la destruction du vivant pour maximiser le Profit, qui reste le critère premier de notre développement.

Ces crises systémiques sont les résultats des politiques financières et économiques ; avec l’accroissement des échanges : transports, informatisation ; on détruit la planète ; et on a accru terriblement les inégalités.

Rosa : La Corée du Sud s’est bien préparée et il n’y a pas eu les conséquences économiques et sociales qui se passent en Angleterre en France. Il faut bien souligner une incurie de nos dirigeants.

Sév : C’est clair que les politiques publiques mises en œuvre ont une grande influence, ce qui les a menées à l’incohérence et l’incompétence à gérer la crise.
Les pays asiatiques ont des politiques publiques mieux ciblées avec des politiques de dépistage antérieures. Cela influe sur les conséquences économiques et sociales. Il faudrait changer de modèle.

Col : Quand on regarde les pandémies dans l histoire, elles se caractérisent par la peur, la rumeur – qu‘on pourrait attribuer ici aux médias- le confinement ou la fuite, et le renforcement des classes sociales les plus riches. Historiquement les pandémies n’ont pas abouti à des changements de société

Ch : Il y a effectivement la peur ; mais aussi la perte de sens avec des injonctions contradictoires qui créent l’anxiété et le manque de sens comme pour les masques. On est passé de « ça ne vaut rien » à « il faut en porter ». Tout cela est destructeur de sens.

JYC : Je pense qu’il y a manque de communication. On a peur de se contaminer, de contaminer l’autre. Le confinement, le port du masque apportent de l’anxiété. On est passé de 13,5% d’anxieux à 27 % pendant la covid.
Le télétravail peut avoir des aspects positifs mais chez des gens qui doivent travailler avec des enfants à garder à la maison… il peut provoquer des burn out chez beaucoup de personnes.
Brusquement les médecins travaillent non stop, l’anxiété se propage.

Ch : l’anxiété aussi chez les anciens qui sont isolés,

JYC : S’ils n’ont plus leur entourage, s’il n’y a plus cet environnement affectif, on trouble leur vie.

C’est la peur, à cause de la difficulté de poser des préconisations simples et claires. Cela provoque des mouvements anxiogènes sur des réseaux sociaux. On est complètement manipulés.
Il y a des dénis complets et des dérives avec des personnes qui se protègent des peurs en refusant la peur. Mais imaginons un virus qui nous coupe internet… (sourire)

Mich : la peur a été la réaction initiale de tous, mais ensuite il y a eu de la résilience et maintenant ils sont moins nombreux à avoir peur.
En France les jeunes savent qu’ils ne sont pas la cible de la covid sévère ; on a fermé pas mal d’université et fait des cours par internet  pour limiter la contamination mais il est resté des réunions d’intégration où, contrairement aux universités, le masque est peu utilisé : par exemple ma fille a attrapé le covid lors d’un pot d’intégration…
Par contre, ce qui pose problème, c’est que ces jeunes puissent amener le covid à leurs parents ou grands-parents, qui seront plus à risque de formes graves : c’est là qu’il faut porter les efforts de prévention, car il est difficile d’empêcher les comportements à risque chez les jeunes.

Christine : Je suis professeur. Il faut tous apprendre à vivre avec ce nouveau virus qui s’installera – ou pas. Les courbes de décès sont beaucoup plus basses qu’au printemps. Il y a de nouvelles contaminations parce qu’on teste beaucoup plus. Il faut aussi accepter qu’on soit dans une société avec beaucoup de personnes âgées. Il faut aussi comparer avec la grippe espagnole. A la fin, ce virus sera moins contaminant et moins grave.

JBB : Les jeunes meurent peu : 1 à 3% de moins de 45 ans. Mais ils vont développer des formes chroniques qui vont charger nos systèmes de santé. Ainsi aux Etats Unis on a testé dans des universités tous les athlètes.
Et on a trouvé que 15% ont développé des maladies respiratoires et des cardiopathies, et qu’en courant ils peuvent mourir et qu’ils auront des problèmes neurologiques tout le restant de leur vie : pas trop grave ?

Alors, pourquoi pas dire que la vie au dessus de 70 ans peut être sacrifiée à des contraintes économiques ou financières. On peut aussi laisser mourir les obèses… Moi je suis médecin et je suis pour mourir dans la dignité.

C’est le problème de l’information : on paie l’été qu’on a eu. L’age moyen des cas a augmenté de 20 ans. Pourtant on va moins mourir !
Aux USA on a compté 217 000 morts du Covid mais sur cette période sur la surmortalité était de 400 000. Donc .. De même en France une surmortalité de 28% car 15% sont morts à la maison « d’autres choses » ; car quand nos services de santé ne peuvent pas soigner he bien, on meurt d’autres choses.

Mais la perspective d’un vaccin me pousse à l’optimisme.

Et la Suède ? On dit qu’elle n’a pas confiné mais lycées et universités fermés, et les restaurants ont eu 80% de baisse du chiffre d’affaire.
De plus 50% des foyers en Suède n’ont qu’une personne ; Eh bien ils ont eu une surmortalité de 22% par rapport à la France. Il y a même failli avoir une révolte de leur personnel de santé. Tous les vieux en Suède n’ont pas eu de visites depuis 6 mois.
Est ce qu’on est prêt collectivement à agir de même ?

Math: Je suis journaliste. Sur la question de l’information sur la crise sanitaire, il n’y avait pas de consensus scientifique. Il n’ y avait pas d’experts, on essayait de relater une information juste et ne faisant pas peur. L’absence de consensus médical a faussé la donne.
L’information a été plus claire ensuite.
Sur la peur il y a un problème d’éducation à l’information. Il faut rétablir une relation de confiance à l information ; mais les gens consomment de moins en moins d’information par des journaux ; or les journalistes qui ont une carte doivent respecter un code de déontologie.
C’est différent pour les réseaux sociaux où on peut dire n’importe quoi. Cela relève de l’éducation aux média.

Did : d’accord pour l’éducation aux media, mais aussi pour l’indépendance des media ! Les principaux appartiennent a des milieux d’affaires ou reflètent le point de vue du gouvernement .. qui peut nous mentir, on l’a bien vu

Mich : c’est un choix de société : soit on accepte de se contaminer progressivement pour aboutir à une immunisation collective soit on se barricade et on attend le vaccin ; or celui-ci pourrait ne pas être dispo avant plusieurs mois, on ne sait pas le degré de protection (peut-être seulement de 50% ? qu’il conférera et on sait déjà que les personnes à risque de formes graves seront les moins susceptibles de répondre au vaccin. Le problème de se barricader est que ça a des conséquences socio-économiques surtout sur les plus pauvres, ce qui commence a être bien documenté en France. Il faut se questionner sur les conséquences socio économiques de cette maladie, mais aussi les méthodes adoptées pour s’en protéger?

C’est un choix de société : les tests, le confinement.
Cela fonctionne bien en N-Calédonie pour l’instant, on est bien content d’échapper à cette épidémie. Mais quand et comment ouvrir les frontières ?

Ch : j ai l’impression que quelque part on utilise cette crise comme une protection. Quand un système arrive au bout du rouleau, soit une bonne guerre soit un évènement naturel le remet en route. Vu le nombre de chômeurs ça me pose question. La Ligue de droits de l’homme a noté la restriction des libertés. On peut en arriver à s’habituer à ces situations qui débouchent sur des choses pas souhaitables.

Gér (LDH) : il y a eu beaucoup de dysfonctionnements car la France a perdu la capacité de résister à une crise sanitaire. Au début des années 2000, certains ministres avaient donné l’alerte : il y avait eu création de la réserve sanitaire et d’un établissement public pour être capable de faire face à une crise majeure avec un budget conséquent pour les recherches.

En 2007 le nouveau président de la République a trouvé ridicule de gaspiller des fonds publics sur ces questions. L’Etat ne devait plus créer des lits, des masques, c’était aux hôpitaux ou à la sécurité sociale ou à des mutuelles que revenait le devoir de financer.
Du coup l’ établissement public de santé public sur les pandémies a perdu son budget et il est devenu une agence de communication. Et les stocks de masques ont fondu.
Un citoyen décédé depuis l’a expliqué en avril http://www.lesml.org/fr/12-actualites-du-sml.php?actu=5976-deces-de-leconomiste-de-la-sante-claude-le-pen
Et il y a une question de droits et libertés qui se profile. La CNIL vient de redire au gouvernement de ne confier aucune donnée de santé aux fameux GAFA qui sont des vraies menaces pour la liberté.

Mich : pour se protéger du virus, oui mais à quel prix ?
La Calédonie a 14 jours de confinement à l’hôtel pour la covid, pris en charge par la collectivité.
Or il y a eu 27 cas importés mais en réalité SEULEMENT 6 DEPUIS AVRIL pour 7000 RAPATRIEMENTS (rapport DASS spécial covid du 13/09/20, p 6 addition des chiffres à partir de la semaine 14).
3 autres sont des cas témoignant d’une contamination ancienne. Les 18 autres cas sont ceux du mois de mars, et sont antérieurs aux mesures de confinement systématiques adoptées par la suite .
Au total 1 RAPATRIE sur 1200 est POSITIF pour le covid , donc risque hyperfaible de propagation.
Je trouve que les millions dépensés pour confiner à l’hôtel les revenants ne sont pas justifiés pour un risque aussi minime et qu’on devrait opter pour une politique de confinement à la maison, qui serait beaucoup moins couteuse pour la collectivité.
D’ailleurs en mars, nombre de revenants étaient confinés à la maison y compris des cas positifs et cela n’a pas abouti à une propagation de la maladie !

La politique actuelle de blocus des retours entraîne beaucoup de souffrance psychique et a des conséquences financières importantes pour nombre de calédoniens bloqués.
Allez voir le Facebook du « collectif des néo calédoniens bloqués dans le monde » On remplit un formulaire, on n’a pas de retour sur la date du retour , certains n’ont plus de logement, ni de salaire. Si on a une entreprise privée, on fait faillite, il n’y a pas d’indemnité prévue, contrairement à ce qui se passe en France;
Le confinement au domicile permettrait de laisser revenir plus de gens et de limiter ces situations parfois dramatiques.

JBB : le risque pour la N-Calédonie…
Melbourne a eu le même système de confinement en hôtel sauf qu’on pouvait sortir de l’hôtel faire ses courses. La N Zélande a eu la même quatorzaine que nous, mais payante, cela ne coute rien au gouvernement. Aucun pays ne fait payer la quatorzaine mais il y a la limite budgétaire. La N Zélande a eu un redémarrage au mois d’aout du covid, le 2ème démarrage est lié à une personne revenant d’Inde qui a contaminé deux membres de sa famille.
Le système sanitaire en Nouvelle Calédonie est face à une population très vulnérable par l’âge ainsi que par l’état sanitaire et la situation socio politique. Il y a eu au début de la crise du covid 24 barrages levés en Nouvelle Calédonie et les iles ont été fermées longtemps.
Socio-politiquement ça a fait un démarrage délicat. En dehors de quelques secteurs actuellement l’économie est peu affectée.

Col : autant la réaction de la population kanak qui a encore en mémoire les grandes épidémies qui l’ont décimée peut être comprise (barrages, fermeture des iles) autant le confinement du reste du monde me paraît exagéré pour une maladie dont le taux de mortalité est inférieure à celui de la grippe ou de la faim dans le monde.

Did  : Attention aux chiffres.. Chaque année on parle de 10-15 000 décès dus a la grippe, alors qu’avec la covid on déjà dépassé les 32 000 officiels, voire plus de 40 000 si on intègre la surmortalité évoquée par JBB

Qui croire ? même dans les milieux scientifiques dits autorisés les « experts » se récusent entre eux .

Ch La crise du coronavirus a tué les crises sociales même dans le monde entier.

Z : je suis un exemple vivant de confinement. En mars j’étais en France et j’en ai ai subi tous les problèmes ; rapatrié en N-Calédonie, je n’ai eu aucun contrôle avant de partir. je ne pouvais pas sortir, ma fille travaillait en vidéo conférence, on ne s’embrassait plus, c’était un peu la peur

Gen : pourquoi confiner ici 14 jours alors qu’en France c’est 7 jours ?

JBB : on ne parle pas de la même chose, en France il s’agit de confiner des cas déclarés positifs

Mon : mon amie australienne me dit que les gens ne respectaient pas le confinement.
Je voudrais soulever le problème environnemental : c’est du à des animaux chassés de la forêt par l’homme, c’est le problème essentiel.

Bea : Et l’Afrique, dont on ne parle pas  ?

Col : Quand le monde est passé de la cueillette à l’agriculture et à la domestication des premiers animaux, il y a eu des épidémies qui ont décimé les populations qui ne s’adaptaient pas à ce nouvel environnement ; mais ceux qui se sont adaptés à l’agriculture ont survécu : l’épidémie est une possibilité d’adaptation à notre environnement actuel.

JBB : ,je travaille dans l’humanitaire et je vois bien la répartition inégale des situations économiques. Si on continue à faire « moi je, moi et mes droits » ceux qui passent en individuel sont ceux qui en pâtissent le plus.
Sommes nous capables de gérer cette crise collectivement ?

JYC : il y a des conséquences psychiques
Ainsi les patients ayant des pathologies lourdes sont encore plus isolés ; et aussi des conséquences sur les gens les plus fragiles (violences intrafamiliales).

Quant au télétravail, les gens sont plus isolés ; n’oublions pas que le travail est un facteur de sociabilité où les gens se rencontrent.
Des soins psychologiques primaires sont donnés à 30% de la population. C’est difficile pour les hyperactifs de passer du sport à la lecture. Quand en plus la télé est tombée en panne dans les hôtels c’était la catastrophe.

Gér: Je partage le raisonnement : réagir en collectif et non en individuel

Jér: il va falloir retravailler la communication.
En N-Zélande, le gouvernement a été félicité par sa population, sur la façon dont a été faite sa communication sur le covid. Il y a eu des échanges de paroles avec les média ; buzz : « les rassuristes contre les alarmistes »
Cette problématique ne doit pas et ne peut pas se discuter en petit cercle de décideurs. C’est déraisonnable

Ch : Oui, ce doit être discuté avec et par les citoyens ; ce que ça m’inspire c’est une grande crise de confiance par rapport au monde scientifique et au système médiatique, monopolisé par des grandes fortunes

Mich : On dépense des sommes considérables pour une maladie, là où on ne dépense rien pour d’autres enjeux, comme les accidents de la route.
A la Réunion pour une population d’UN MILLION de personnes présentant les mêmes caractéristiques de santé que la N-Calédonie, il y a eu 4600 cas dont 17 MORTS (dont 7 venus de Mayotte) après un confinement de 7 JOURS à domicile pour les entrants et un test.
Voilà qui devrait donner a réfléchir sur la stratégie à suivre..

Ch : Merci à vous tous.
Continuons à essayer de comprendre, et soyons citoyens !

—–

CRendu par Col et Did,
en assumant de possibles petites erreurs de transcription..

Pour suivre l’évolution de l’épidémie
https://germain-forestier.info/covid/
https://www.worldometers.info/coronavirus/?base=647&campaignId=1157584&segmentId=1173842&shootId=1210742
https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

Documentaire de Sonia Ruspini ( 55 mn, 2013 )
Mardi 13 octobre à 18h 00 précises à l’auditorium (Prov. Sud)

Sinopsis
D’ici à 2050, la population humaine passera le seuil des 9 milliards d’êtres humains.
Avec forte concentration dans les villes, des flux internationaux croissants, des élevages intensifs de bétail ou encore le réchauffement climatique,le contexte devient propice à l’apparition de maladies émergentes.

Entre peur irrationnelle de la contagion et réalités scientifiques, ce documentaire fait le tri, pour mieux saisir l’ampleur de ce qui peut advenir dans les prochaines décennies.

Le débat permettra d’évoquer les diverses conséquences sociales, économiques ou institutionnelles des crises sanitaires majeures

Le documentaire sera suivi d’un court montage video pour revenir sur quelques temps forts de ces derniers mois.

 

(Atelier ) de désintoxication de la langue de bois

Documentaire de Frank Lepage et Scop Le Pavé (63 mn)
suivi d’un petit montage sur la Novlangue (G. Orwell 1984)

VENDREDI  18  SEPT. à 18h à la FOL (rue Taragnat, VDC

Entrée libre et gratuite

Synopsis :

La langue de bois pratiquée par les managers et le personnel politique est de plus en plus dénoncée.

Les animateurs et participants de la coopérative d’éducation populaire Le Pavé animent des ateliers pour expliquer en quoi cette langue constitue un outil de domination maîtrisé par les puissants.
Ils analysent les rouages de sa fabrication pour mieux s’en libérer : comment « parler brillamment sans rien dire » ; faire disparaître certains termes du langage courant,  en faire adopter d’autres  mieux connotés. Objectif :  régulation insidieuse de la pensée critique.

Ces ateliers conduisent à une prise de conscience dans la bonne humeur.
Au final, un exercice émancipateur et jubilatoire, utile à  tout citoyen

Hold-up sur Fruits et Légumes
Compte rendu du Débat

Les Intervenants :
LA COOP A NOUS Pierre Olivier Bertheau ;
Amap VERT PANIER Anne Julie Lescot ;
MALEVA Alexandre Martinez, Anna Vincent ;
AGROFORESTERIE Mickael Sansoni ;
UFC Que Choisir Françoise Kerjouan ;

Absents excusés : GAB, IAC, Interpro F & L

FrK : Pourquoi ne pouvons nous être autonome en semence ?

Mick : c’est compliqué ; Ici a contrario de la Métropole le problème du Catalogue officiel ne se pose pas
Mais on
invoque l’argument sanitaire : les graines paysannes peuvent contenir des bactéries..
Pourtant les champs sans maladie sont abondamment traités aux pesticides…
Les maladies, c’est le propre du vivant !
P
our se procurer des graines, Il faut se débrouiller auprès des paysans (Canala…)

Col : Des sachets de graines circulent, le gouvernement veut qu’on les lui rapporte.

Alex: en effet, une société en fait de la publicité . Ce sont des graines chinoises.

Fab : quelle part entre semences paysannes et les autres ?

Alex : Tout le monde adhère à l’objectif d’autosuffisance alimentaire.
Pourtant en NC, pas d’études ni de formation en semencier.
Et il existe un réseau qui se développe.
https://www.semencespaysannes.org
Il y a
aussi une association familiale qui se procure des semences auprès d’un réseau d’agriculteurs.
Eric Meunier, de cette asso, est venu en NC
animer un stage de 3 jours sur les semences : c’était bien trop court, il faudrait des cursus de plusieurs semaines
Car être semencier, c’est un métier.

Attention aux traitements systémiques sur certaines semences importées.
Savoir que les graines achetées au magasin sont des graines Tropica traitées soit en chimique soit en irradiation. Et ce sont les moins chères donc les plus accessibles.

Mick : ma réponse : moins de 2% en bio en NC.
Pour les hybrides résistant aux maladies on est 0,1% à utiliser des graines bio.

50% de l’agriculture calédonienne se fait en tribu ainsi on arrive à 30 % de semences paysannes chiffre surtout atteint grâce aux Mélanésiens.

X En France quelle proportion des semences paysannes ? Les grands producteurs se veulent bio mais c’est parfois faux

Mick : En NC, je suis administrateur du label BioCalédonia. Les semences hybrides sont autorisées et même les demandes des agriculteurs –comme par exemple si on a une interdiction de traiter quand on est bio avec des produits
En France on est à 15 à 20 % de bio avec moins de 10% de graines paysannes

Alex : il y a une grainothèque où on peut faire des échanges avec le GAB sur Koné : on récupère les graines avec la date, le lieu, l’espèce (GAB : Groupement des Agriculteurs Bio )
et il y a le projet PERMATOUR
qui parcourt la NC ; MALEVA fait tourner une granothèque mobile
Ainsi on a trouvé de nouvelles graines comme le haricot St
Esprit de Canala.
La graine est ancrée dans le cœur des gens :il y a un échange de graines quand il y a rencontre, avec un lien qui se crée et qu’on essaie de développer
Vous avez aussi le marché de Lucien à Bernheim une fois par mois.

Bri : vous avez parlé des semences hybrides , elles ne sont pas bio ?

Alex : non et c’est particulièrement le cas du traitement systémique de la semence qui laisse en terre des résidus, parfois pendant 300 ans !

Bri : Comment savoir si les graines paysannes sont naturelles ; même en tribus elles peuvent avoir été mélangées, ou souillées

Mick : Tu le sauras vite à la replante : il y a une dégénérescence à la 1ère ou 2ème génération. il faut faire confiance, traiter de la main à la main,
De vieux paysans de la Drome m’ont donné des graines paysannes mais il n’y a pas de garantie, c’est pas écrit sur le paquet 

Alex : le TEMPS est très important : à force de se reproduire la semence prend de la force
Ne pas chercher à faire plus de fruits dans moins de surface ; ni mettre trop d’eau.
Bien sur ça compte, la VARIETE de semences;
mais aussi la qualité du SOL cultivé, qui apporte le plus gros des éléments nutritifs.
Plus on plante avec de la DIVERSITE, plus le sol sera riche.
Aujourdhui les tomates n’ont pas besoin d’avoir du goût car tout le monde leur met de l’huile et du sel ! Rien à rajouter sur les produits de qualité,

JP : Moi j’aimerai un produit avec du gout : y a t il des adresses ?

POB : l’épicerie «LA COOP A NOUS  » à la Vallée des Colons
on en avait marre de manger de la m… et on a eu envie de créer un lieu. Est née cette épicerie collective Consom-Acteurs.
Pour sélectionner un producteur on fait une visite on ne privilégie pas le label ; et on change si notre sélection n’a pas été bonne. On est 130 adhérents et on met une relation en place avec les agriculteurs, les Amap font le même boulot .
Environ 120 adhérents, il faudrait pouvoir essaimer ; appel aux bonnes volontés.

Julie : il y a l’AMAP «  VERT PANIER » on choisit un producteur qui s’engage à nous livrer chaque semaine un panier de fruits et légumes bio. On prépaie nos paniers

Bri : la mairie de Nouméa va louer des lots de terrain pour faire des jardins. Y a t il des formations de permaculture ? pour permettre aux plantes de s’équilibrer entre elles,

Alex : la mairie de Nouméa fait des formations
– à la maison de la biodiversité, le 2ème dimanche du mois
– et a la pépinière du km 7 le 4ème dimanche
Et nos fermes sont ouvertes

Hel : comment utiliser la terre dont on dispose ?

Alex : la terre ici est hyper magnésienne aucune chance de fixer du magnésium potassium. On peut utiliser de la pierre bleue c’est la roche volcanique le balsalte riche en minéraux on peut en trouver à la carrière de Katiramono A Ducos il y a le poussier.
Si vous achetez le terreau et le compost vous mettez la plante dans un hôtel 5 étoiles Or les graines paysannes ont la génétique pour s’adapter aux terres ; alors pour ses futures générations, la graine sera adaptée au top du top:problème !

Mike  : comment connaitre le taux d’humidité utile aux tomates ? je mets des coquilles d’œuf, du fumier de cochon Le substrat c’est du béton

Mick : pour arroser on peut mettre un appareil AQUALONE ;Sinon on peut aussi réguler l’arrosage en prenant une plante indicatrice – courge ou salade. C’est plutôt la plante qui t’indique ses besoins.

Il faut s’adapter au climat : Tout au long de la saison , je ne vais pas cultiver la même variété de tomates,

Rosa : quelle différence entre Permaculture et Agroforesterie ?

Ana : Je pratique les deux, qui se ressemblent : en agroforesterie on crée plusieurs strates comme dans une forêt. On va y mettre la plante qui apporte l’eau , celles avec d’autres qualités, tout est bien agencé pour que chaque plante bénéficie de son environnement, les arbres apportent l’ombre, coupent le vent.
En permaculture on travaille le terrain mais sans endommager notre environnement.

Mick : le BIO Caledonia est une norme NOAB (?) qui s’impose aux membres de l’asso On répond à une cahier des charges, on a droit à un millier de produits de poisons bio ou agriculture raisonnée…
Si tu achètes bio tu achètes à des gens qui ont bio ou pas : il faut faire la démarche de visiter les producteurs pour savoir comment ils font.

Dans l’asso La Coop à Nous les consommateurs viennent 1/2 journée par trimestre pour connaître le producteur
J’ai pu placer des tomates dans un supermarché ; mais quand elles ne sont pas calibrées, méfiance chez consommateurs ou vendeurs. Pourtant dans la vraie vie, nous sommes tous différents.

Anne Il faut souligner le rôle important du consommateur et des calibres de fruits et de légumes. Toutes nos habitudes sont à changer : je n’aime pas les produits calibrés du super marché ; si les insectes en ont mangé, c’est que c’est bon

Chri: quel contrôle des institutions sur l’agriculture bio et les produits vendus ?
Mick
: Il y a le contrôle des hauts fonctionnaires, celui des douanes et sanitaires. Pour eux on ne répond pas à leur réglementation, on est à la limite de la légalité. Aucun haut fonctionnaire ne voudra signer pour importer des graines paysannes ; Ensuite il y a les interprofessionnels ou centrales d’achat .
Pourtant, que peut il arriver aux consommateurs avec les semences bio ? Malgré tout les agriculteurs bio n’arrivent pas à rentrer sur les étals

Alex : Nous faisons aussi le PERMATOUR
Et il faut que le consommateur réalise la nature du travail pour produire. Les gens sont déconnectés de la nourriture.

 Nous intervenons dans les écoles pour faire découvrir aux jeunes  : les gamins pensent qu’un poisson c’est … un bâton frit

Hel : Outre la formation des producteurs, c’est aux consommateurs d’agir et de montrer son mécontentement.
« La coop à nous » me permet de réduire mon empreinte carbone ; on rentre dans une association ou un réseau pour consommer de bons produits.

Di : j’ai participé à définir et suivre l’application des réglementations sur pesticides. Il ne faut pas sous estimer le rôle du lobby agricole. En fait les hauts fonctionnaires sont sous la volonté des politiques locaux, eux mêmes soumis aux pressions des gros professionnels et de la Chambre d’agriculture
La réglementation peut être bonne dans son principe ; mais si des gros bonnets interviennent, la dérogation n’est pas loin; ou alors on refait une délibération + laxiste

Mick : j’ai eu des stagiaires du lycée agricole de Pouembout. On y applique les programmes métro ; la façon dont on définit les plantes, dont on meur apporte des nutriments dans leur laine de roche … très peu pour moi.
Il ne faut jamais oublier que les plantes font de la photosynthèse et pour la tomate je lui laisse les feuilles contrairement aux plantations hydroponiques

Je ne m’appuierai ni sur le gouvernement français ni sur les programmes actuels.

Fr : il n’y a pas de politique de développement publique agricole ?

Mick: Mais si : un agriculteur bio ne peut bénéficier de subvention ; mais si on a a un tracteur et utilise des produits chimiques on recevra des aides !!

Fr : alors, pour conclure, il n’y a pas de politique publique ambitieuse !

Documentaire de Linda Bedali (2019, 1h 30)
MARDI 8 SEPT à 18h, Auditorium de la Province Sud

SYNOPSIS :
Fruits et légumes sont désormais calibrés comme des produits industriels. Et, en un demi-siècle, ils ont perdu beaucoup de leurs qualités nutritives et gustatives ; par exemple, nos tomates ont perdu plus de 50% de leurs vitamines.
Linda Bendali et l’équipe de Cash Investigation révèlent pourquoi, Les semences sont désormais propriété d’une poignée de géants mondiaux comme Bayer ou Limagrain, Un business mondial, où la production des graines est délocalisée, et où certaines peuvent se vendre au final plus chères que l’or.
Cette course à la semence high-tech peut aussi avoir des conséquences sur notre santé.

Un  débat permettra d’évoquer ce qui peut être fait, localement, pour améliorer la qualité des fruits et légumes que nous consommons


Adhésion 2020 : Venir sur place 20 mn avant (2000 f)
Possibilité de Séance Découverte (500f)

Mardi 11 aout a 18h   à l’Auditorium de la Province SUD
Documentaire de Tom Ockers ( 2019 ; 1 h 30 )

Connaissez vous BlackRock, le plus puissant gestionnaire d’actifs de la planète ?
BlackRock  gère 6 000  milliards de dollars – plus de 2 fois le PIB de la France –
placés notamment dans les plus grandes multinationales, comme les GAFAM.

Du coup ce monstre financier est dans les petits papiers de gouverneurs de banques centrales, de ministres des finances et même de la Commission Européenne.
il leur prodigue ses précieux conseils … car il dispose des meilleurs experts financiers,
mais aussi d’un algorithme de prévision conjoncturel sans égal, Aladdin.

Abus de position dominante ?

Enquête sur cet acteur discret et terriblement influent de la vie économique et politique mondiale.

 Film de Stéphane Robelin ( 2012 ; 1h 34 )

Auditorium Prov. Sud (Artillerie) à 18 H
Adhésions :  merci de venir 20 mn avant

Ils sont cinq vrais amis, depuis plus de 40 ans.
Alors quand la mémoire flanche, quand le cœur s’emballe et que le spectre de la maison de retraite Lire la suite

Intervenants
Thomas Grand : réalisateur ;
Vaiana Royer : Gérante de société de pêche et export ;
Présidente de la Fédération des Pêcheurs Professionnels FPPCPS
Cath. Sabinot : IRD Dynamiques socio-environnementales des littoraux
Matthieu Juncker : CPS Coordonateur Pêche côtière

Didier : Bonsoir Thomas ; votre documentaire est magnifique, mais implacable.
Que s ‘est il passé sur le terrain depuis le tournage du film ?

Thomas Depuis 2017-2018 il y a eu implantation de 2 usines de farine de poisson.
Les décisions ne vont pas dans l’intérêt de cette pêche artisanale. 52 licences sont en train d’être attribuées à des navires chinois; de plus la situation instable avec la pandémie a permis cette mise en œuvre de vente de licence et d’installation d’ usine de farine de poisson. Cependant il y a eu un début de mobilisation locale .

X : Reste t il du poisson ?

Thomas : Il reste du poisson mais le problème est de savoir pour qui il est réservé, le poisson étant exporté à travers des usines de congélation qui elles exportent à l’étranger.

La diminution des ressources, et des quantités péchées provient à la fois de comportements illégaux et des autorisations du gouvernement

En effet il y a dérégulation du secteur de la pêche. Le Sénégal et les emplois directs et indirects dépendent du poisson débarqué. Mais il existe des circuits traditionnels et il faut aller vers leur amélioration.

Mike  votre film est très bien. Pourquoi pas de poisson dans les pays alentours ? à cause du changement climatique ?

Thomas : Il existe des circuits traditionnels pour des pays qui n’ont pas de façade côtière.
Ces pays – Niger, Burkina Faso, – ont donc des circuits organisés depuis plus de 50 ans
Et les autres pays côtiers ont des façades maritimes plus dangereuses Le Sénégal est un grand pays de débarquement et de commerce du poisson. Il y a en effet des changements climatiques qui se répercutent aussi sur les quantités

Mike : les usines en place fonctionnent avec quelles sources d’énergie ?

Thomas : Beaucoup utilisent de l’ammoniaque. Ainsi on crée de la nourriture pour des poissons d’élevage (utilisation de 5 kg de poisson sauvage pour 1kg de poisson d’élevage  !)
les ressources sont alors moins chères pour les pays d’élevage, même avec le cout du fret

Christian : les problèmes évoqués par le documentaire sont ils d’actualité ici

Vaiana : merci pour ce film, je gère une société de pêche, je suis armateur et je fais aussi du colportage. Ainsi je vois tous les pêcheurs de Nouvelle Calédonie. Je pense à ce qui s’est passé sur une espèce d’holothurie. Suite à cela on a fédéré les pêcheurs et on a montré combien de personnes vivent de cela et comment cette pêche est importante dans leur vie traditionnelle
Comment ont fait les pêcheurs au Sénégal ?

Thomas c’est une question importante. La sardinelle dont on parle est importante. Si il y a une pression cela provoque un déséquilibre.
Les pêcheurs sont divisés sur cette question car les usines paient plus cher que les circuits traditionnels et peuvent acheter les stocks de poisson frais.
Ce sont surtout les gens qui transforment et font ce commerce qui sont en danger. Il y a des organisations de pêcheurs qui agissent à travers des publications, des actions citoyennes, pour montrer l’importance de démanteler ces usines. Il en est de même dans les pays voisins.

Vaiana Avez vous le problème des pêches illégales ?

Thomas : Oui, elle est pratiquée par les gros armateurs et comme il n’y a pas de moyen de surveillance suffisants ileurs bateaux pénètrent même dans les eaux réservées aux pêcheurs traditionnels.

Michèle dans le documentaire on voit que la pêche artisanale a atteint un grand niveau de concentration et que les gens viennent d’ailleurs.
Cette pêche est-elle soutenable dans la durée ?

Thomas il faut une réflexion sur la pêche. C’est important de ne pas changer ces circuits traditionnels de commerce mais il faut plutot analyser et résoudre es problèmes de sylviculture pour reconstituer le bois. Le poisson a besoin d’être produit par ces artisans Cela donne une sécurité alimentaire car avec la mer, la plage est un secteur où on peut gagner sa vie .
Donc on peut continuer à travailler avec un grand nombre de personnes .

Le vrai problème c’est que ces grands bateaux industriels en un jour ont la production des pêcheurs traditionnels en un an.

X : quel type de maillage pour les filets ?

Thomas : Correct pour les Filets de maillage traditionnels encerclant le poisson repéré par les pirogues. Mais pas le système avec filets en nylon qui produit une pollution de la mer quand il s’échoue. Mais le filet de maillage traditionnel attrape un poisson de taille suffisante.

Mais les usines sont prêtes à acheter tout type de poisson ; ainsi les industriels sont intéressés par les juvéniles pour la farine de poisson

Vaiana Aucune association pour vous soutenir, comme Pew ?

Thomas : Quelques associations opèrent ici.
Mais il faut laisser l’homme au centre de cette économie. il faut améliorer mais il ne faut pas lutter contre cette pêche nécessaire au bien être du pays

Monique : Félicitations pour le documentaire ; y a t il de la pollution avec ces usines

Thomas il y a une pollution côtière énorme par rapport au produit déversé localement par les industries au large de la Gambie (1er pays avec usine de farine de poisson )

Mike : quels types de contrat avec les pays qui viennent pêcher au Sénégal

Thomas : ce sont des licences de pêche. Celles ci sont négociées entre les industriels et le ministre des affaires maritimes et ensuite il y a des négociations pour la construction avec les maires les notables on ne sait pas comment c’est organisé

Lors de la projection à Anuru aboro il y avait été évoqué avec le public les usines de nickel et sa pollution. Le parallèle avait été fait.

Didier pourrais tu nous parler du projet SOS Yaboye

Thomas  : En wolof le nom de l’association ya pol signifie sardines.
Oon a identifié des acteurs dans tous les pays des zones dans lesquelles on travaille.
On cherche à mobiliser les travailleurs à travers la projection du documentaire et avec de larges panels de discussion. On peut exporter le poulpe non consommé au Sénégal dans d’autres pays mais la situation de pandémie nous a bloqués depuis 3 mois

D Un soutien à votre cause est il possible ?

Thomas on a obtenu le soutien de CCFD Terre Solidaire et Mundus maris une association de Belgique et notre message a été relayé par des associations de pêcheurs ou de femmes transformatrices.

Christian : Vous appuyez vous sur des études scientifiques ?

Thomas : On a commencé à impliquer des universités sur la transformation des produits halieutiques. Une économie verte est envisageable et il faut améliorer conditions de santé avec des conséquences moindres sur la santé des travailleurs. On sollicite cette recherche actuellement. La presse nous a suivi aussi un petit peu. On a essayé de toucher la FAO mais c’est plus difficile. On cherche à avoir une recherche menant à des actions sur ces problèmes

Alain : et des mobilisation collectives pour des ressources plus égalitaires ?

Thomas : les pêcheurs ne sont pas les plus sensibles : ils sont parfois pré financés par ces usines qui financent des moteurs des bateaux. Il faut des informations et voir l’impact des décisions qui sont prises. Il y a division car les gens voient ce qu’ils gagnent.

Didier : comment peut on agir ?


Thomas il faut consommer local et naturel et limiter la production de poissons d’élevage.

Michèle : est ce qu’il y a des industries de transformation du poisson en Nouvelle Calédonie ?

Matthieu : il y a une transformation en poisson fumé. On en trouve aussi dans le lagon. Il existe un processus de fumage. l’Adecal associe des partenaires privés de la CPS pour ajouter une valeur à ces produits. On fait de l’exportation sur Wallis.

Par contre on fait de l’importation de poisson du Vietnam, d’ Alaska.

On a cette habitude alimentaire : manger des poissons d’ailleurs

Sabine : j’ai aussi travaillé aussi au Sénégal par rapport à la filière
Vous mettez l’homme au centre, c’est très intéressant.
Il y a beaucoup de poissons qui sont pêchés et qui arrivent dans les assiettes par des réseaux différents déclarés ou non. C’est vraiment un point important. Il faudrait développer ces filières pour éviter les importations. Il y a un peu de poissons fumés mais ce n’est pas répandu en Afrique pour les exportations c’est les holothuries.

Ce qui m’inquiète pour l’Afrique c’est la pénurie de protéines si tout le poisson est transformé en poudre et en huile

Thomas Le poisson est plus cher qu’avant et plus raressur les marchés pour les pays voisins. C’est important de protéger ces espèces prioritaires

Jean Michel Quels sont les investisseurs de ces usines ?

Thomas ils sont chinois russes canadiens français. Autrefois les pays d’Amérique Latine étaient visées mais ils ont commencé à protéger leur côte ; du coup les investisseurs se sont tournés vers l Afrique : on risque de ne pas avoir de poisson du tout.

Catherine Y a t il des usines sur la façade ouest de l’Afrique ?

Thomas : on pêche au large du Maroc, en Mauritanie en Afrique Australe à Madagascar mais les plus gros investissements sont en Afrique de l’ouest

X une usine de poisson a été fermée par les locaux. Comment ont ils fait ?

Thomas : ce sont des mouvements locaux ce n’est que par rapport au tourisme les déchets sont déversés directement dans les rivières mais les gens ne se sont pas mobilisés contre les usines

Dans le nord, si et à Cayar aussi mais tant que l’état autorise ces implantations c’est difficile de mobiliser les gens

Colette j’aimerais en savoir plus sur la pêche en Nouvelle Calédonie

Laure Directrice de l’agence rurale
il existe un soutien aux filières Pêche et Aquaculture.

Ainsi il y a la pêche hauturière avec les bateaux au large (thon ). Il existe environ 17 navires en pêche hauturière, dont les prises sont à 70% de thon blanc.

Sur le thon blanc il y a une transformation primaire en morceaux qui vont dans les collectivités ou les congélateurs des grandes surfaces

Il y a aussi du poisson à l’export qui va être équilibré : les meilleures pièces partant au Japon mais il y a aussi de l’export à perte comme celui fait à Pago pago pour être mis en conserverie On a agi pour avoir une conservation en local car on exportait le poisson congelé et on importait les boites  de poisson! actuellement on ffabrique des boites

Il y a des projets de transformation pour les déchets (farine)

L’autre secteur c’est la pêche lagonaire. Il y a énormément de pêcheurs sur l’ensemble de la zone, des pêcheurs qui tiennent leur carnet c’est difficile à trouver.
On a eu quelques données mais beaucoup de pêche ne passe pas dans les circuits commerciaux (10000 tonnes autant que l’autre pêche )

Vaiana : Pour la pêche côtière, 80% viennent de la province nord et finissent sur les marchés de Nouméa. Il ne faut pas diaboliser les pêcheurs alors que le plus grand mal est fait par la plaisance : 40kg par jour et par sortie. C’est énorme, cette pêche fait plus que le professionnel qui finit difficilement ses fins de mois.
Il y a aussi de plus en plus de réserves qui cantonnent les pêcheurs dans les espaces restreints. On se bat sur ça et il n’y a pas de statut de pêcheur qui existe en Nouvelle Calédonie

Juste une dernière chose sur la pêche hauturière il n’y a pas de problème de ressource car c’est une pêche à longue ligne : un hameçon au km carré .

Vaiana Je peux témoigner au niveau de la mer de Corail
j’ai été la seule armatrice d’un bateau de pêche hauturier avec plongée en apnée pour pêcher de l’holothurie (pas d’appareil contrairement aux bateaux vietnamiens avec des compresseurs) Toutes les études des affaires maritimes ont bien montré qu’on respectait les tailles aux Chesterfield où nous pêchions et cependant on nous a enlevé notre licence de pêche on nous a retiré les fonds à travailler malgré notre protection et empêchant la filière de se développer par les pêcheurs en leur enlevant la possibilité de vendre des holothuries

Matthieu Pour la pêche hauturière et pêche vivrière on a mis en place un observatoire des pêches côtières en Nouvelle Calédonie. Les données sont nécessaires pour une bonne gestion. L’Observatoire grâce aux données va pouvoir avancer et je confirme 5/7 des pêches ne sont pas faites par des pêcheurs professionnels .

Par ailleurs il faut mettre en place une cogestion des ressources marines avec la Province Sud ou d’autres communautés afin de mettre en place mesures de gestion comme à Tahiti Wallis avec qui on échange. On encourage pour que cette gestion soit partagée

On s’aperçoit que le métier de pêcheur s’accompagne d’autres activités. Les pêcheurs professionnels en ont une autre à coté ; c’est un point important pour la province nord qu’il faut faire connaître aux élus pour le développement économique et social

Dans le monde il y a un enjeu de conservation et de préservation, tous les acteurs doivent être présents aux débats, pour la négociation ; il faut un processus de discussion

Par rapport au rôle des réserves il y a davantage d’espaces il n’y a pas que la zone protégée c’est pour maintenir les ressources marines il faut de la concertation et de la recherche

Dans les zones ou c’est difficile il y a des sentinelles pour les pêches illégales on a besoin d’articuler notre action avec les sentinelles dans la zone pour observer ce qui se passe on a des pêcheurs qui peuvent être un relais de ces observations

Il y a énormément de façons de pêcher au marché il est interdit d’avoir du poisson issu de chasse sous marine il y a la ligne avec appât filet

Rosa et la pêche au Vanuatu ?

X On pourrait y passer deux heures ; la différence c’est les licences vendues au Vanuatu il y a aussi toute la petite pêche par des petits pêcheurs sur les différentes endroits des petites iles éloignées

Christian : merci d’être restés jusqu’au bout, on n’a abordé qu’une toute partie du problème de la mer ; n’oublions pas que c’est un bien commun nécessitant une gestion démocratique

à l’Auditorium de la Prov. Sud (Artillerie)

Poisson d’or, poisson africain

un documentaire de Moussa Diop et Thomas Grand ( 2018 ; 60 mn)

La Casamance, au sud du Sénégal, attire et fait vivre des milliers de personnes venues y exploiter les ressources de la mer ; pêche et transformation artisanales contribuent à la sécurité alimentaire des pays voisins.
Une symbiose réussie, exaltante.
Mais avec l’essor de l’aquaculture, une menace terrible a surgi, sous la forme d’un projet concurrent d’usine de farine de poisson. Que va t il se passer ?

Ce documentaire vivant expose avec clarté les risques d’une mondialisation dérégulée.
Projection suivie d’un débat ; en ouverture, video conférence avec le réalisateur, qui vit au Sénégal

ADHERER   AU PREALABLE  . VENIR 1/2 H AVANT      MERCI

17 h 30 à la FOL (rue Taragnat VDC )

Distance sociale … et Convivialité !

  • Notre équipe vous présente ses meilleurs vœux  :
    JOYEUSES FETES  et une EXCELLENTE CUVEE 2020, pétillante de petits bonheurs ;
    avec plein succès dans tous vos engagements… citoyens et les autres aussi, bien sur
  • N’hésitez pas à nous suggérer des thèmes ou des films pour la saison à venir : sur le blog (en commentaires) ou par mail à c6toyen@riseup.net

Merci pour votre fidèle participation
A l’an prochain !

L’intelligence artificielle va-t-elle nous dépasser ?
Extraits du Débat du Mardi10 Déc 2020

Intervenants :
Florent Naturel Franchette , Docteur en Philosophie
Gilles Enée , Maître de Conférences ( Informatique ) à L’UNC

Chr : l’IA n’est pas une priorité . Le climat d’abord. Or l’IA consomme une énergie démesurée. Et puis.. ça manque de femmes !
G E : Il y a une prise de conscience. Data Centers s’installent en Alaska L’IA a éliminé les Golden Boys : transactions ultra rapides grâce aux algorithmes !
Phil ( Universitaire )  Bcp de métiers vont disparaître, notamment dans l’enseignement, de nouvelles formes d’apprentissage se développent
Chr : Quid de la gouvernance, du pilotage de l’IA et des données collectées ? Les Etats peuvent ils vraiment réguler ?

G E  : Les données une fois exploitées et structurées donnent des infos
RGPD . Les données Européennes ne sont désormais plus accessibles hors de l’Europe  ( en principe ); si par ex les USA les collectent, c’est du piratage, c’est illégal .

L’argent est Roi, les GAFAM sont friandes . Et si la Mairie de Nouméa achetait des données sur les inquiétudes et envies des Nouméens, dans un contexte électoral. Hypothèse, mais possible …

G : En Chine avec ce flicage systématique et permanent des faits et gestes de tous , le jugement des autres, de la société, c’est la fin des libertés individuelles
M : Peut on imaginer des machines qui pensent ? Jusqu’où ira t on?

D : Pensons aux effets négatifs  de l’IA
– Dans une démocratie il faut bien séparer les pouvoirs ; l’État doit pouvoir contrôler les citoyens ; réciproquement, les citoyens doivent pouvoir s’opposer aux dérives totalitaires ou autres de l’Etat
Avec la surveillance de masse, cet équilibre est carrément rompu, avec les conséquences qu’on peut imaginer !
– Et puis on a trop tendance a opposer l’Homme a l’IA ou au Robot
Les machines ne sont pas conscientes, elles appliquent + ou – bien les programmes façonnés par les maitres d’ouvrage
La bonne question est plutot : A qui va servir l’IA ? À l’intérêt général ?
On a vu que pour nourrir l’IA il faut des des montagnes de données et que pour investir (recherche, applications) il faut beaucoup d’argent
On voit donc bien qui peut mettre en œuvre l’IA – les GAFAM- et a qui elle profite le plus

J : L’IA est utile pour repérer les terroristes
Xn  : Attention, les terroristes ET les résistants !

Flo :IA et ETHIQUE
Un enjeu éthique fondamental c’est de préserver la VIE PRIVEE
Mais chez les jeunes la vie privée n’est pas une priorité
FBook est la plus grande machine de propagande du Monde

«  Je n’ai rien à cacher «  disent ils . « Quelle erreur !

Y : A force de numériser, de faire tjrs plus appels à l’IA L’ Homme va perdre sa capacité de réfléchir et ce sera la fin de notre Société…et de notre Humanité

G E : Regardez le film : « The Circle »  :une grande Entreprise abolit la vie privée de ses cadres et la Série « The Orgville S 1 Ep 7 : Instauration d’un régime démocratico – totalitaire… On vote en masse pour une exécution

Aujourdhui On sait faire des avions sans pilote mais la Société n’est pas prête D’ailleurs il faut conserver une part d’humain

L’ordinateur peut mal analyser le contexte ( programmation incomplète ) ,et l’Homme peut se tromper . Mais il peut aussi redresser l’erreur de la machine ( atterrissage sur l’Hudson aux USA … )

Phil : Cette technologie va détruire bcp d’emplois . Il existe déjà , sur les mines , des camions sans chauffeurs . Que va t on faire des Hommes ?

Quid du secret médical, si toutes nos données sont conservées ?
Dom: Il subsistera, si anonymisation

R : Je reviens sur ces jeunes qui « n’ont rien à cacher »Ils n’ont pas vécu la Guerre. Nous non plus, mais nos parents nous ont transmis .
Les Migrants de Pays en Guerre savent bien qu’il faut pouvoir cacher des choses .

Xn : On ne développe plus l’esprit critique Dans les Médias les problèmes de fond ne sont plus abordés . On reste dans l’évènementiel, le superflu. On nous abêtit
Les Machines vont réfléchir à notre place .

G E : Ne pas confondre Machine Learning , DeepLearning… IA c’est une erreur sémantique ; IA Générale : OK. C’est la prise en compte du contexte, ce qu’on appelle aussi le sens commun Mais on n’y est pas encore

G :Cancer : le Plus efficace et le moins cher , c’est la Prévention
Dom : Si elle peut couter cher

Xn : Je fais confiance à l’Homme Son intelligence n’a pas de limites
G : Un gros danger : implanter dans le cerveau humain de l’IA
G E : C’est en cours d’ expérimentation . On teste déjà des implants pour guérir de la cécité, de Parkinson

Mais nos responsables politiques , élus à court terme, manquent de vision du Futur à long terme .

D : Le mot de la fin : les Machines peuvent paraître dans certains plus intelligentes que nous , mais nous avons le privilège de l’ Emotion et c’est le meilleur ! Merci et à l’an prochain

Synopsis :
Des algorithmes toujours plus performants et des systèmes informatiques de plus en plus sophistiqués, dotés de facultés d’apprentissage, investissent notre quotidien dans de multiples domaines.
Un documentaire passionnant sur l’intelligence artificielle : ses avancées, et ses bienfaits – actuels ou à venir ; mais aussi ses limites et ses périls. Notre société prend elle suffisamment la mesure de ces enjeux ?

Documentaire de StreetPress ( 2019 ; 57 mn )

La réponse policière et judiciaire au mouvement des Gilets jaunes est un fait politique majeur. 

Sous la Vème République, Aucun mouvement social n’a été autant réprimé. 
Les chiffres officiels donnent le tournis : 3.830 blessés, 8.700 gardés à vue, 
13.400 tirs de LBD 40 et 1.400 tirs de grenades lacrymogènes explosives.

Réponses légitimes ou Attteintes aux droits fondamentaux ? Maintien de l’ordre ou Répression ?
Dans ce documentaire exceptionnel, des témoignages de blessés, de militants, de sociologues, de journalistes, et les réponses d’un avocat, d’un policier et d’un ancien ministre de l’Intérieur.

Un film tout simple et beau sur l’Amour et la vieillesse

Film de Jhonny Hendrix Hinestroza ( 1h25, 2017 )

La Havane, 1995. Au plus fort de l’embargo américain, les Cubains traversent une crise économique sans précédent. Parmi eux, Candelaria et Victor Hugo, 150 ans à eux deux, vivent de bric et de broc jusqu’au jour où Candelaria rentre à la maison avec une petite trouvaille qui pourrait bien raviver la passion de leur jeunesse…

  1. Vendredi 18 oct : Petit Compte Rendu incomplet – et subjectif !

    Le préau de la FOL était comble, pour ce Tour de France des Ronds Points Jaunes , hauts lieux d’un mouvement massif, inédit, hors relais traditionnels – syndicats et partis politiques
    Suivi d’un bref aperçu sur la répression exceptionnelle qui a suivi les débordements.

    Le débat commence avec une remarque  sur les inégalités qui se creusent, sur ces écarts de fortune inconcevables pour les citoyens ordinaires. Comment se représenter un milliard d’euros ??
    Réponses : Si on entasse des billets de 100 E (épais 0,1 mm), le revenu d’une vie au SMIG  = 0,6 m alors que la fortune de Bernard Arnaut 80 milliards = 80 kms !
    Mieux vaut traduire ces sommes énormes en dépenses collectives : avec 4 milliards, gratuité des transports publics dans toutes les grandes villes de France !

    Très vite, on aborde les thèmes DEMOCRATIE et REPRESENTATION citoyenne ; interventions diverses
    – le système est verrouillé, les élections ne changent rien …
    – un biais : sont favorisés les candidats des medias et des lobbies
    – pour certain, abstention et vote blanc sont synonymes de démission ;
    pour d’autres, élections = tromperie, les élus ne sont que des marionnettes ; il faut cesser de voter !
    Revoir les règles de désignation des représentants ? Oui, mais Comment … Cette difficulté a touché les Gilets Jaunes eux mêmes
    . Selon une étude, noter de 1 à 10 chaque candidat et retenir le meilleur score aboutirait à des résultats radicalement différents
    . Etienne Chouard, apprécié des GJ, propose de tirer au sort : ainsi on éliminerait ceux en quête de pouvoir, et les menteurs professionnels et les représentants des lobbies

    On évoque aussi les procédures de Révocation et le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) Outils essentiels, ce dernier réclamé par les GJ qui n’ont obtenuque des miettes
    Mais, quand vient l’occasion de participer, qui le fait ? Exemples :
    1. Aéroports de Paris : Qui dans la salle a soutenu la proposition de référendum ? (env. 20%)
    2. Pétition à Commission Eur. Soutien au NutriScore (étiquetage simplifié produits alimentaires)

    Ensuite, très vite, évocation des violences “dynamitant” les manifestations pacifiques
    Blacks Bocks : Qui sont ils ? Les a t-on laissé faire pour ensuite mieux réprimer ? (cf déclaration Télé d’une syndicaliste courageuse de la police)
    – Violences policières ET Arsenal répressif judiciaire inhabituel : Comment et Pourquoi ?

    Le temps manque, les infos aussi. CineCitoyen va programmer Vendredi 22 novembre à la FOL un documentaire de Street Press « Gilets Jaunes, une répression d’Etat »

    Nota : ces deux possibilités d’action citoyenne, ouvertes jusqu’au début 2020, restent méconnues car pas ou très peu relayées par le Gouvernement et les Medias ;
    Voici les liens utiles, se munir de sa carte d’identité
    (1) Aéroports de Paris : https://www.referendum.interieur.gouv.fr
    (2) NutriScore : https://eci.ec.europa.eu/009/public/#/

Film de François Ruffin et Gilles Perret (2019 ; 1h 20)

Projection Débat à 18h à la FOL (rue Taragnat, Vallée des Colons)
                    Entrée libre et gratuite

GILETS JAUNES : ILS RECLAMENT LEUR PART DE BONHEUR

Avec leur humour et leur caméra, les compères Perret et Ruffin traversent le pays à la rencontre des Gilets Jaunes.
A chaque rond-point, c’est comme un paquet-surprise : Qu’est-ce qui va en sortir ?
Des rires ou des larmes ? De la tendresse ou de la colère ? De l’art ou du désespoir ?
Les deux compères nous offrent des tranches d’humanité, saisissent cet instant magique :
des femmes et des hommes, d’habitude résignés, se redressent, avec fierté et beauté, pour réclamer leur part de bonheur.

Intervenants :
— Mme Kahina Meziani CDE Calédonienne des Eaux : 

— Thierry Blaisot ADUSIP (Défense Usagers Services d’intérêt public)  :

Mme K Meziani  (CDE) : la Calédonienne des Eaux est une société privée, du groupe Suez ; c’est abusif de dire que l’eau est « privée » : les collectivités restent  maitres du jeu par une « délégation de service public » ; il existe divers modèles  de délégation allant de la simple gestion aux gros investissements ; mais ce sont les collectivités qui fixent les conditions du contrat. Par ailleurs un réseau d’eau dure 40 ans
D :  Dans le documentaire, c’est dit par la Commission Européenne ; Quand c’est bien fait, tout va bien …  
Mais QUAND le contrat est mal ficelé ?? le documentaire nous montre des cas très lourds ; bien sur il y a responsabilité de la collectivité


KM Quand les collectivités lancent des appels d’offre, elles s’appuient sur des conseillers privés ; mais les prévisions en volume sont souvent pharamineuses – pour obtenir un prix avantageux- d’où ces marges sécuritaires de 20%

Th B (Adusip)  Nous avons mené un combat  il y a 7 ans sur l’affaire du Grand Tuyau : 31 décembre1998 (!) signature d’un contrat inique avec des conditions loufoques par les 4 maires du Syndicat Intercommunal du Grand Nouméa .
En 2008 la Chambre Territoriale des Comptes se réveille. Elle dénonce l’absence d’appel d’offres, d’études préalables et de cahier des charges !! dans l’attribution du marché à la Calédonienne des Eaux (Suez )

Point remarquable : sur ces contrats on invoque le « secret des affaires ». Or c’est peut être bon pour Suez mais pas dans une perspective d’intérêt public !  Il y a confusion des genres.
Il a fallu à notre petite association faire appel a la Cada (Commission d’accès aux documents adminstratifs) pour découvrir peu à peu l’énorme arnaque et la corruption avérée… Le système politique d’alors était ultra réactionnaire  et la  construction du grand tuyau a été entachée d’ irrégularités.
En  2012  la Chambre des comptes  fait une proposition de rachat du grand tuyau.
La Cour des comptes nationale a suivi en 2013 mais seulement des aspects très partiels ont été repris

En 1990 on s’est basé sur une estimation de consommation de 450 l/hab/jour ; alors qu’en Europe on utilise  145 l/jour ! Pour sécuriser l’approvisionnement, on a fait le grand tuyau pour apporter davantage d’eau – alors qu’on aurait pu et du réduire  la consommation.

KM Le grand tuyau a été demandé par les 4 collectivités . Il a permis que l’hôpital soit mis à Dumbea
Quant à la corruption, attention : personne n’a été inculpé, ni condamné pour quoi que ce soit
M Avec ces  contrats secrets, on peut avoir des doutes légitimes sur l’honnêteté et l’équité
C : Absence d’appel d’offres sur un marché public aussi important ? On peut se poser des questions sur  la démocratie

B à Bourail la distribution d’eau est assurée par Novella  une entreprise qui fait des routes et de terrassements
D  il faudrait expliquer pourquoi il n’y a eu ni jugement ni sanction : parce que la procédure judiciaire  est longue, complexe et coûteuse et le combat judiciaire se mène aussi dans les formes : une erreur de numéro de dossier, une échéance non respectée et l’affaire est perdue ; c’est ce qui s’est passé

TB  C’est vrai, le combat était inégal ; tout se passait au Tribunal Administratif.  Nous avons pu obtenir des documents révélateurs, mais il n’y a  pas  eu de conséquences réelles.  Au départ, il y a eu un  document d’une dizaine de pages qui disait : il n’y qu’une commune qui n’a pas besoin du grand tuyau c’est le Mont Dore. 
KM Depuis les années 90 la population a augmenté et  c’est bien d’avoir la ressource mais il faut savoir utiliser les captages. Il y a  des conditions de turbidité ; si l’eau est marron au robinet  notre entreprise a des problèmes

MH  une taxation sur le traitement d’eaux usées du Mont Dore 

TB  en effet il y a eu un  problème d’assainissement et de taxation car les conditions juridiques sont mal ficelées par les communes.

Ch  Pour revenir au documentaire, je vois plusieurs problématiques
– intérêt privé vs intérêt général ; la planète va manquer d’eau ; l’eau est un bien commun qui ne doit pas servir d’abord à faire faire toujours plus de bénéfices aux sociétés privées

– quels contrôles de la population faut il organiser sur ces contrats ?
R Les sociétés gestionnaires de l’eau font plus que distribuer, elles peuvent désaliniser l’eau de mer, elles nettoient les eaux usées pour les rendre potables.

E  Pour limiter le gaspillage, pourquoi pas un tarif variable du prix au m3 
KM  : Dans certaines collectivités c’est ce qui se fait. Ne croyez pas que nous nous désintéressons de l’environnement, au contraire ;autour de moi,  il y a des passionnés. Suez a  le plus grand laboratoire d’Europe pour faire de la recherche, et finance même le CNRS.  La Mairie de Paris est encore un contrat avec Suez.
En Province Nord on a un problème de ressource : on fait payer  plus, les gros consommateurs. L’investissement qui a été fait pour  les 7 stations  a rendu l’eau consommable mais l’Europe ne veut pas qu’on l’utilise alors que c’est fait  dans d’autres  pays. Les lobbyistes chinois et australiens ne travaillent pas comme nous, qui travaillons avec les collectivités à rechercher de nouveaux modèles de gouvernance.
Dans le documentaire, en Irlande  on veut mettre des compteurs afin de trouver des fuites  et c’est une coût énorme pour les collectivités .


J  On devrait s’inspirer des modèles qui marchent. Les australiens sont confrontés à la sécheresse depuis longtemps et  chaque  maison doit avoir son eau recyclée ; en NC depuis 30 ans on paie 76 millions fcfp pour repeindre les murs bombés alors qu’en Australie les bombes ont été supprimées à la vente…
Suez  Nous sommes aussi dans les innovations. Par exemple, nous avons mis en place le télérelevé pour repérer les fuites et ne plus avoir à se rendre sur place
D en Irlande avait t on besoin de compteurs individuels pour les fuites ? c’était plutôt pour la facturation :
Par ailleurs  il faut se donner les moyens d’un contrôle citoyen effectif. Incroyable, ces contrats « confidentiels »
Les citoyens n’ont pas toute l’énergie nécessaire pour intervenir en permanence,  il faut trouver les procédures ad hoc.
Surtout avec  l’Union Européenne, sourde à la demande de 2 millions de personnes pour changer le droit de l’eau.


TB A t on vraiment besoin de sociétés privées pour gérer l’eau, les aéroports, les autoroutes ? surtout quand ils sont profitables !
Dans les cas de remunicipalisation de l’eau, il y avait un gain de 20%.  Les fuites d’eau  en NC sont de l’ordre de 20%  c’est normal ; mais les principales fuites sont entre compteur et robinet : à cause des vieux tuyaux

Ch il est temps de conclure ; reste posée la question de choisir une gestion privée ou publique pour des biens indispensables  comme l ’eau ou l’air ;
Va t on nous imposer aussi des compteurs à air ?
Une société privée a d’abord comme objectif les profits de ses actionnaires, alors qu’une société publique est censée agir dans l’intérêt général

TB : exemple des aérodromes de Paris ; un référendum nous est proposé
Parmi nous, ceux qui ont déjà signé la pétition  peuvent ils lever la main ?
Réponse du public : environ .. 10 % !!

TB Comme citoyens, nous avons donc encore de gros efforts à faire pour participer aux processus démocratiques Mais il faut dire que les médias nous en informent très peu, de même que sur les problémes de l’eau

Ch Hé bien justement je vous annonce notre prochaine projection,
à la FOL sur .. les Gilets Jaunes : « J’veux du soleil
Ce sera le vendredi 18 octobre à 18h
A bientôt donc !

Les guerres secrètes de l’eau en Europe
Documentaire de Y Avgeropoulos ARTE (58 mn, 2017)

Partout dans le monde, la privatisation de l’eau a échoué. Nombreuses sont les villes, en France et en Allemagne, qui ont préféré se réapproprier sa gestion.
Pourtant, dans une Europe du Sud en crise, les opérateurs publics sont menacés de se la voir retirer. Pourquoi les élites bruxelloises incitent-elles ces pays à privatiser leurs services de distribution et de recyclage de l’eau ?
Entre politiques d’austérité et lobbying, les circuits de l’eau en Europe semblent s’accorder avec ceux du capital.
Les citoyens sont alors confrontés à une question clé, à laquelle les institutions européennes n’ont pas apporté de réponse … limpide :
L’eau est elle un produit commercial ou un bien commun ?

Cinecitoyen présente BNP.PARIBAS : dans ses eaux troubles… Histoire d’une lente dérive Documentaire de Th. Lafarge et X. Harel ( 1h 24 ; 2018 ) MARDI 10 SEPTEMBRE à 18h Auditorium de la Prov. Sud ( Artillerie ) BNP Paribas accompagne la vie des Français depuis les années 60 . Elle compte 29 000 salariés, 1900 agences bancaires et 7 millions de clients. Son histoire est intimement liée à l’histoire politique des trente dernières années. BNP Paribas est aujourd’hui un mastodonte financier, plus puissant que les Etats. Elle incarne le pouvoir des hyper-structures bancaires sur l’économie mondiale. Comment a-t-elle pris un tel pouvoir ? Et quels en sont les effets? S’appuyant sur des témoignages d’anciens de la banque et d’acteurs économiques et politiques de premier plan, Xavier Harel et Thomas Lafarge retracent l’histoire de la banque la plus puissante d’Europe. Adhésion annuelle : 2000 f sur place (20 mn avant) blog : www.cinecitoyen.org

1 –  CINECITOYEN vous invite 

       à la projection suivie d’un débat de : BNP . PARIBAS  En eaux troubles 

      Un documentaire de T.Lafarge et X.Harel ( 1h24; 2018 )

      MARDI 10 SEPTEMBRE à  18h à l’Auditorium de la Province Sud ( Artillerie )

      Adhésion annuelle : 2000 F ( sur place, 20mn avant )

Synopsis : 

Documentaire : Dans les eaux troubles de la plus grande banque européenne . BNP Paribas accompagne la vie des Français depuis les années 60 et compte 29 000 salariés , 1900 agences bancaires et 7 millions de clients. Son histoire est intimement liée à l’histoire politique de ces trente dernières années. BNP Paribas est aujourd’hui un mastodonte financier, à la manière d’un Goldman Sachs, plus puissant que les Etats. Elle incarne, à elle seule, le pouvoir sur l’économie mondiale des hyper-structures bancaires. Comment la banque BNP Paribas a-t-elle pris un tel pouvoir ? Et comment est-elle devenue intouchable ? S’appuyant sur de nombreux témoignages d’anciens de la banque et d’acteurs économiques et politiques de premier plan, Xavier Harel et Thomas Lafarge retracent l’histoire de la banque la plus puissante d’Europe.


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 2  –    CINECITOYEN en partenariat avec  l’Association DROIT au VELO vous invite 

         à la projection suivie d’un débat de  :  WHY WE CYCLE ?   (Pourquoi le vélo ? )

        Un documentaire de A. Gielen et G. Hulster ( 57mn ; 2017 )

       MARDI 17 Septembre  à 18h   à l ‘Auditorium de la Province Sud ( Artillerie )

          ENTREE LIBRE ET GRATUITE 

Synopsis :

Le vélo éveille l’esprit et provoque la confiance

Ce merveilleux film montre que le vélo nous ouvre au monde parce qu’il oblige à une vigilance de tous les instants. Le vélo fait « ville » et citoyenneté, il implique confiance en soi et en autrui. Au royaume des Pays-Bas tout le monde se parle et se fait confiance. Le beau film Pourquoi le vélo ? nous explique en quoi le vélo pourrait ressouder nos sociétés, au-delà des arguments rationnels qui ne convainquent pas.

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3 –      En partenariat avec la LDH NC, CinéCitoyen vous invite 

             à la projection suivie d’un débat  de  : MON PAYS FABRIQUE DES ARMES

            Un documentaire d’Anne Poiret ( 52 mn ; 2018)

           VENDREDI 20 septembre à 18h à la FOL ( rue Taragnat VDC )       

                  ENTREE LIBRE ET GRATUITE

    Synopsis 

La France est devenue  le troisième exportateur mondial d’armement. Pourtant, le grand public sait peu de choses sur cette industrie et ce commerce « tabous ».

Anne Poiret (Prix Albert Londres 2007) interroge cette politique d’Etat et tente de lever le voile sur ces exportations d’armes françaises – en particulier au Moyen-Orient : Arabie saoudite et Egypte en tête…
La France a notamment ratifié le Traité sur le Commerce des Armes, qui interdit de vendre des armes à des pays susceptibles de s’en servir pour commettre de graves atteintes aux droits humains.  
Mais peut on concilier la promotion de cette industrie et les valeurs humanistes ? 
Notre pays respecte t-il  ses obligations ?

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Ch : si d’ici 50 ans on n’a pas fait ce qu’il faut, l’humanité disparaitra. C’est une analyse scientifique – pas un roman – basée sur de multiples dossiers scientifiques ; et les conclusions sont catastrophiques.
Ce film aborde de nombreux sujets ; ainsi, les femmes deviennent du « mobilier ». Qu’en pensez vous ?

Xine : C’est peut être le thème le moins réel en fait, parce que les femmes s’émancipent, au moins en Occident- et le mouvement -j’espère- va se poursuivre ailleurs.
Moi je pense à d’autres thèmes, comme la surpopulation, la raréfaction des ressources alimentaires et agricoles et la mainmise d’une société sur l’alimentation : ça fait penser à 2 ou 3 sociétés mondiales qui veulent s’accaparer l’alimentation dans le monde comme Monsanto.
Il y a des thèmes très actuels, c’est très bien vu.

Par contre pour la surpopulation, géographes et démographes s’accordent à dire qu’on va arriver à un pic vers 2050 d’à peu près 9,5 milliards d’habitants ; ensuite la population mondiale va se stabiliser car tous les pays seront rentrés en transition démographique.
Un seul continent, l’Afrique, explose actuellement ; sa population augmente vraiment beaucoup, Pour les autres comme il y a eu des politiques familiales de planification, c’est en voie de stabilisation ; je pense à l’Asie du Sud Est. -Même s’il y a 1,3 milliard en Chine et 1,2 milliard en Inde. –

Les thèmes posés dans le film sont des problématiques actuelles.
Ainsi la pollution globale, on le voit à la fin, des océans n’arrivant plus à avoir de poissons ; je crois que l’ONU a dit pour 2030 ou 2050.

J’ai vu ce film à 20 ans, je le trouve très fort pour imaginer ces problèmes en 1973 c’est anticiper des problématiques récentes.
Et j’ai retenu la canicule, qui m’a particulièrement marquée ;
il y aussi ces élites qui ont tout le confort, l’eau, des aliments réels… et le peuple qui passe son temps à manger du « soleil vert »

Col : Petite note pessimiste sur les femmes … Je retiens de mes études que leur émancipation ne se fait que quand les hommes et les contraintes économiques le leur permettent ; lors du boom juste après 68, il y a eu un mouvement féministe, après ce boom économique, les femmes sont retournées à la maison s’occuper des bébés.
Dans le futur, pas sur qu’on soit différentes des femmes « mobilier »

Au niveau de la population mondiale : avant le 14ème siècle, il y avait des maladies et elle restait stable. Quand on a découvert l’Amérique Latine et de nouvelles façons de se nourrir, alors la population a augmenté.
Je pense qu’en effet la population va se stabiliser parce que on ne pourra pas nourrir plus de monde.

Ch : un retour au cannibalisme ? Qui a existé il n’y a pas si longtemps

Xine : je ne crois pas que le cannibalisme soit du à un manque de nourriture ; mais plutôt à des rituels où on mange l’autre pour sa force.
Dans les sociétés océaniennes, c’est ce qui s’est passé. Bien sur il y a des interprétations différentes. On a connu en Europe des disettes, des famines, des épidémies et on n’en est pas venu au cannibalisme.

Je ne suis pas d’accord pour l’Amérique latine : la population européenne a commencé à se stabiliser au XVIII siècle avec les progrès de l’hygiène et la fin des disettes et des épidémies.
La découverte de l’Amérique a peut être enrichi le Portugal et l’Espagne mais n’a pas fait disparaître les famines et la population est restée stable jusqu’au 18ème siècle ; après, il y a eu une explosion démographique qui a fait que justement les européens sont partis peupler d’autres territoires et notamment les Etats Unis grâce aux progrès de l’hygiène et de l’alimentation mais seulement au XIXème siècle.

Pour la contraception le 1er pays à le mettre en place c’est la France, à espacer les naissances sans les inventions modernes ( pilule et stérilet).
Il y avait d’autres méthodes qui ont fait que la France a été le 1er pays à stagner au niveau démographique ; ce qui explique qu’elle ait fait appel à l’émigration dès le XIXème siècle par défaut de population ; jusque dans les années 40, la France a été un pays d’enfant unique puis il y a eu le baby boom après la guerre .

Y C’est une belle mort sans souffrance, cette mort du vieux monsieur : et puis servir après la mort …. Je suis prête à donner mon corps si c’est pour donner à manger à des gens qui ont faim !

Ch : pour moi après la mort mes atomes serviront au cycle de la nature ; mon âme je ne sais ce qu’elle deviendra.

Un autre thème :les services d’ordre, au service de l’Ordre établi. Quand je vois les « dégageurs » je fais un parallèle avec ce qui se passe actuellement, sur le monde entier,
Notre démocratie n’est elle pas en danger pour en arriver à cette forme de dictature ?

Hél : la réalité dépassera la fiction et je pense qu’on n’en est pas loin ; certains aspects font froid dans le dos

Ch : ce film est prémonitoire

X le nucléaire n’est pas abordé

Xine : dans le film, ces personnes âgées qu’on tue…
Je pense à l’euthanasie ; dans les pays occidentaux à populations vieillissantes, les personnes âgées coutent de plus en plus cher,
Que ferons nous dans quelques dizaines d’années ? Peut être abandonner les soins aux personnes âgées et les orienter vers les plus jeunes.
C’est un problème avec les déficits croissants et les couts de santé qui augmentent.

Pour le nucléaire c’est sous jacent : comme il n’y a pas de ressources alimentaires et très peu de fermes, on suppose qu’il y a eu des catastrophes environnementales qui ont fait que les productions sont minimes et sont réservées justement à cette élite

X Les vieux il faudrait les tuer à la naissance !

Ch Avez vous entendu les déclarations de Macron à ce sujet ?  il faut reculer l’âge de la retraite parce que les vieux coutent trop cher – surtout quand ils sont à la retraite.
On est passé d’un système de répartition ( on travaille selon ses moyens on reçoit selon ses besoins ) à un système de capitalisation ; pourtant il ne faut pas oublier que la retraite c’est un salaire différé :
J’étais avec des jeunes qui nous reprochaient à nous les vieux de toucher une retraite alors que eux ils n’en auraient pas. Je leur disais « vous oubliez qui vous a payé l’éducation »

Pat On parle de la retraite des vieux, d’un déficit de la sécurité sociale de 30-40 millions par an, et on essaie de passer d’une retraite de répartition à une retraite par points.
Et si on faisait comme le Portugal qui ne donne pas un sou aux immigrés ?
En France les immigrés coutent 100 millions par an, la sécurité sociale de 30 millions serait largement compensée.
« Dommage pour les immigrants ? » Mais au lieu de les accueillir, essayons plutôt d’investir chez eux pour les laisser sur place normalement au lieu de venir chercher la mendicité en France

Col : on peut faire des économies sur les immigrants, sur la culture, sur beaucoup de choses…
Ainsi pour les effectifs en personnel des ministères : ceux qui ont le plus augmenté : Intérieur et Défense ; tous les autres ont réduit le nombre des fonctionnaires ! On fait des économies dans de drôles d’endroits…

Hél : ces migrants qui envahissent le monde, la question de base à se poser, c’est qu’ils arrivent de pays en guerre . Or quels sont les principaux pourvoyeurs d’armes ? France, Etats Unis, etc
il faudrait poser les bonnes questions : si ces pays étaient en paix ces populations n’éprouveraient pas tant le besoin de quitter leur pays !

Ch : Oui, si les pays occidentaux ne pillaient pas ces pays, si on les aidait , ce serait bien.
Ce chiffre de 100 millions : je ne le connais pas ;mais la fraude fiscale elle est de 80 milliards par an et concerne les ultra riches.

Quand le Conseil National de la Résistance a mis en place tous les acquis sociaux le PIB français était ridicule puisqu’on sortait de guerre le PIB national a été multiplié par plus de cent depuis…
Ce sont des choix politiques : un système solidaire ou  individualiste ?
je vois avec ma mutuelle on est passé d’un système solidaire à un système assurantiel : mes soins seront fonction de ce que je vais payer.
A ce propos le président de la MGEN va venir à Nouméa au CCT

Col : pour en revenir aux vieux. Notre société ne donne de valeur qu’à ceux qui consomment ; les vieux consomment ils assez ? les jeunes achètent des voitures, des maisons, en voila de belles valeurs mais les vieux c’est moins bien
c’est nous qui avons mis en place ce type de société ; on m’a dit : dans la vie, ma fille, il faut gagner de l’argent pour t’en sortir, puis en gagner toujours plus ; moi je suis de la génération 73 c’était le boom économique On a juste le revers de la médaille de ce que l’on a mis en place ; il faut espérer que d’autres mettront en place d’autres sociétés

Ch Je pense que la retraite à points ne garantira pas une retraite, et laquelle ? Au bout du compte, si on allonge encore la durée de travail il n’y aura plus de vieux…

Xine : pas d’accord avec Col ; les vieux consomment, voyagent beaucoup : hôtels restaurants culture il y a une économie pour le 3ÈME age ; tant qu’ils sont en bonne santé ; ils financent les jeunes générations et s’occupent des plus vieux ; cette classe d’âge aide beaucoup et fait partie des associations

Ch un bémol sur les vieux qui ont des retraites décentes c’est la classe moyenne fortunée Au fait, Le soleil vert on peut le voir à la baie des citrons ( rires) ah non c’est le rayon vert !

Film d’anticipation, assez prémonitoire L’action se déroule à New York, en 2022  (on y est presque !)Les ressources naturelles sont épuisées. Partout règnent misère et famine. 
Situation d’autant plus dramatique que la surpopulation de la métropole est impossible à endiguer. 
40 millions de New-Yorkais subsistent principalement grâce aux nourritures synthétiques fabriquées par la compagnie Soylent. 
L’inspecteur Thornton enquête sur le meurtre d’un ex directeur de Soylent. Il reçoit des menaces, mais poursuit l’enquête…

documentaire de Damon Gameau (1h 30 ; 2018 )

présenté en partenariat avec les associations UFC Que Choisir et Terre de Santé


Synopsis 

Le sucre est partout ! Toute notre industrie agroalimentaire en dépend. Comment cet aliment s’est il infiltré, souvent à notre insu, au cœur de notre culture et de nos régimes ? Damon tente une expérience unique : tester les effets d’une alimentation riche en sucre sur un corps en bonne santé, en consommant uniquement de la nourriture « saine et équilibrée ». A travers ce voyage ludique et informatif, Damon souligne des questions problématiques sur l’industrie du sucre et s’attaque à son omniprésence sur les étagères de nos supermarchés.SUGARLAND changera radicalement votre regard sur votre alimentation ! 

www.cinecitoyen.org

Documentaire de S. Gilman et Th. de Lestrade (2017 ; 56 mn)
Entrée libre à la FOL (rue Taragnat) Vendredi 21 juin à 18 h

COMMENT LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS MENACENT NOS CERVEAUX
Baisse du QI, davantage d’enfants hyperactifs ou avec troubles de l’apprentissage…
Des tests sérieux révèlent le déclin des capacités intellectuelles humaines. C’était inimaginable il y a vingt ans.
Sommes nous entrés dans une sorte “d’évolution à reculons” ?
Au banc des accusés : les perturbateurs endocriniens qui ont envahi notre quotidien et menacent les cerveaux des bébés
Révélations sur ce phénomène inquiétant, et conseils pour protéger les générations futures.

Si vous n’avez pu assister à la dernière séance, quel dommage ! Alors voici

1) De courtes videos prises sur le Net

– les stars Silicon Valley alertent : Dangers des réseaux sociaux (4 mn)

– GAFA : présentation et optimisation fiscale (3 mn)

– GAFA : valeur boursière ; évolution ; peu d’emplois (5 mn)

2) A propos de LOGICIELS LIBRES

une démarche alternative
« internet ou la révolution du partage » ( bande annonce 2 mn)

l’association APULL
organise une initiation aux LOGICIELS LIBRES
( simples et gratuits, eux ne nous espionnent pas)
à la cyberbase de la FOL les mercredis soirs du 3 juillet au 7 aout

Pour s’informer ou s’inscrire Tél 76 95 59 ou info@apullnc.ovh

1er à réagir : l’Affreux Jojo, son commentaire :
Manipulés !
J’suis allé faire un tour mardi soir au cinecitoyen où l’on passait un documentaire sur la dictature des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon)
On a pu se rendre compte à quel point ces hyperpuissances sont plus fortes que les Etats. Elles nous espionnent encore plus et mieux que les services secrets et elles façonnent nos jugements aussi sûrement qu’un gourou.
Ce qui m’a surpris là dedans c’est que la moyenne d’âge de la salle était assez élevée. Y avait beaucoup de vieux ! Cela veut t il dire que les jeunes se fichent complètement de savoir à quel point ils sont intoxiqués et manipulés ?
J’conseille vivement à nos penseurs de l’éducation de mettre en place des cours d’Internet dans les écoles pour apprendre à nos gosses à ne pas tomber dans les pièges des monstres numériques…

GAFA :  LES NOUVEAUX MAITRES DU MONDE

( montage, à partir du documentaire de Y Adam de Villiers ( 2018 ; 1h 25 )


Comment une poignée d’entreprises américaines a pris le pouvoir sur le monde 

Nous recherchons sur internet, communiquons par réseaux sociaux, utilisons  des applications “géniales”… 
Réalisons nous comment en contrepartie ces outils merveilleux nous surveillent et nous manipulent ?

Des ados visionnaires, devenus les dirigeants d’entreprises colossales (Google, Apple, Facebook, Amazon), 
possèdent aujourd’hui des pouvoirs  nouveaux : 
contrôler toutes les communications, stocker puis exploiter les informations privées de chacun de nous. 

Désormais, la puissance économique des GAFA leur permet de s’affranchir des frontières, des États et des logiques commerciales. 
Quelles démarches, individuelles ou collectives, pour limiter cette emprise ? 

Vendredi dernier à la FOL certains ont pu découvrir une vidéo de 55 mn passionnante sur ce braquage d’un fleuron  stratégique de l’industrie française.

Pourquoi et comment ? Quels sont les vrais responsables ? Ça peut recommencer ?

La « vente » remonte à 2014 mais les effets perdurent ; ainsi l’annonce de General Electric qui va licencier en masse. Le gouvernement s’insurge  : vraiment ?


Voici un lien pour visionner ce document incontournable qui fait perdre quelques illusions, mais gagner en lucidité : un choix citoyen…

http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/292245-droit-de-suite

Cette petite chaine parlementaire LCP mérite d’être mieux connue

Documentaire de D Gendreau et A Leraître (2017, 52 min) Après ce roman d’espionnage, vous ne verrez plus les infos économiques comme avant !

Synopsis

24 avril 2014,
le gouvernement français découvre la vente imminente de la branche énergie d’Alstom (les 3/4 du groupe) à son concurrent, l’américain General Electric,

Après deux mois d’intense bataille politique, le ministre A. Montebourg arrive à trouver un accord qui préserve en partie les intérêts français.
Quelques mois plus tard il est remplacé au gouvernement par un certain Emmanuel M, et l’affaire prend un nouveau tour.

Ce documentaire un peu un thriller économique : arrestation aux Etats-Unis, pressions diverses, corruption et conflits d’intérêts.
C’est au final l’indépendance énergétique de la France qui est remise en question. Un nouveau panorama géopolitique se dessine.

Intervenants :
– Vanessa Cazaux coach de vie
– Larry Martin, socioloque

Compte rendu (incomplet, imparfait ! ) des échanges


Christian rappelle les règles des prises de parole

Rosa : Quels sont vos voleurs de temps ?

Dom : le 1er voleur de temps : c’est le travail ; avec l’évolution de la productivité on m’avait promis de travailler 4h par semaine quand j’étais au lycée…. qui en a bénéficié ? bien entendu le capital

Mich : Ce qui m’a frappé : ces travailleurs japonais qui reviennent la nuit pour finir le travail et « plus ils travaillent moins ils sont productifs » dit le patron !
C’est  bien ça le burn out c’est ne plus agir efficacement ; Il faut travailler moins et mieux.
Mon voleur de temps c’est facebook et compagnie.
Mon travail horaire étant bien rémunéré je travaille peu donc il ne me vole pas mon temps.

Did : Même à la retraite on peut avoir un problème avec le temps.
Dans la 1ère réforme de retraites on a dit qu’il fallait travailler plus longtemps parce que la population a vieilli. Mais les calculs officiels de productivité de l’époque montraient que c’était faux.
Moi retraité je ne supporte pas de rester à ne rien faire. Je regarde ma montre 15 fois par jour ; ne pas être actif ? c’est un sentiment de panique. Je suis sans doute formaté.

Y1 Moi aussi je suis à la retraite et je suis toujours pressée pour réaliser des rêves que j’ai faits.
J’ai peur de rester à rien faire, que ce soit le début de la fin ! … De n’avoir plus envie de rien, ni bouger, ni travailler…

Alex : je trouve le documentaire intéressant ; mais il ne prend en compte qu’une partie de la notion de travail. Bien sur il faut travailler pour gagner de l’argent et subvenir à ses besoins primaires ; mais si on a un travail qui a du sens pour nous on n’a pas l’impression de « perdre son temps »

Y2 Il y a un coté effrayant dans ce documentaire : le temps nous bouffe ; d’un côté, on court après le temps, on a le temps de rien faire, on est tous dans cette spirale de rapidité, tout doit aller très vite.
On ne supporte plus d’attendre. Si on pose une question il faut avoir la réponse tout de suite.

C’était différent autrefois, le temps nous ronge : ce n’est pas anodin qu’il y ait des coach de vie, le yoga, le massage, ce qui apporte de la zénitude dans la vie des gens. Mais la politique ne s’en occupe pas ; même pas de temps pour aller aux toilettes dans certains postes de travail !

Vanessa : le coach va permettre aux gens de se réapproprier leur temps pour retrouver un équilibre personnel, et utiliser leur énergie dans une activité qui leur convient vraiment

Il va aider à ne pas subir un conditionnement de vie, un conditionnement qu’on a eu enfant, et qui ne correspond plus au rythme de vie actuel. Il faut du temps utile pour nous mêmes et non pas seulement selon des critères sociaux.

Larry : dans les années 80 Servan Schreiber disait que la globalisation est venue quand les marchés boursiers se sont accaparés de l’outil informatique.
On s’est mis à courir sans savoir pourquoi. Quelle place laisser à l’ennui, qui a sa fonction créatrice ?
L’ennui paraît dévalorisant parce qu’il faut du mouvement, « on existe quand on bouge », il faut du « move » comme disent les jeunes.
Un gamin s’ennuie ? Donnez lui une tablette, elle fera le travail d’accompagnement, la vie s’achète…

Céc : j’ai trouvé intéressant le coté historique du documentaire, l’apparition des fuseaux horaires, la notion de temps par rapport au travail.
Les parents de Matisse, dans le film, disent que le temps leur est devenu « compté » ;il l’est aussi par rapport à la planète ; comment la génration qui vientva t elle se poser face à ce temps qui leur reste..

Chr : la gestion du temps c’est aussi une prise de pouvoir ; c’est montré dans le film qui met ensuite le temps en rapport avec la consommation, et la rentabilité.
Mais il ne dit pas qu’on a besoin de temps pour réfléchir, pour se retrouver ; et c’est fondamental !
Une stratégie développée de + en + par les administrations  : occuper le personnel à faire un tas de choses inutiles,pour empêcher de se réunir et de réfléchir à leur métier

Dom : Et le plaisir ? On oublie le facteur plaisir…
Par ailleurs, il faut tenir compte de notre finitude ; on est programmé aussi pour finir et on cherche à repousser la mort par divers moyens.

Larry il y a diverses façons de voir le temps :

Incertitude  :

– Psy, coach, esthéticien, masseur : ils sont là aussi pour effacer le temps ; parce que les gens ont besoin de se donner rendez vous à eux mêmes et ils le font dans ces espaces là

– On presse un enfant de choisir une glace alors qu’il ne sait pas le gout des glaces ..De même pour les choix d’études, de métier, de carrière..
La difficulté à se positionner nourrit une inquiétude, qui peut amener à fumer boire lire les horoscopes

Notre finitude
c’est le symbole de la mort à la périphérie de la vie : dès lors on voudrait arrêter le temps
C’est le syndrome du temps à rebours

Chr Dejour a étudié le suicide dans une boite de communication ; on y a organisé d’abord le reporting annuel puis trimestriel puis mensuel puis quotidien.

Alors se perd le sens à la tache, au plaisir.
On a peur que l’autre soit plus performant que nous.
D’où une ambiance de suspicion, on arrive à cautionner cet étranger à l’intérieur de soi
Mais en partant si quelqu’un dans la rue vous heurte, c’est lui qui va prendre.

Tout ce mal être, problèmes de santé inclus, est lié au temps.

Mic oui je voudrais insister sur « on a besoin de temps pour la démocratie » 
40h par semaine c’est un rythme stressant des ouvriers ou des employés, un rythme effroyable pour conditionner les colis : comme le montre un documentaire sur Amazon
On n’a plus de temps pour s’engager en associations et remédier en partie aux dysfonctionnements de notre société

Lau cette notion du temps est très culturelle, elle renvoie à notre société occidentale
C’est différent chez les kanak. On parle du temps kanak ..
Ainsi les temps d’attente sont des moments de communication un peu informelle, pour faire avancer les choses de manière plus sereine : il faudrait introduire un peu de temps kanak dans notre vie

Ch : Proverbe kanak « vous les blancs, vous avez l’heure ; nous, on a le temps »

Gen : Il y a une angoisse devant le temps à remplir sans pouvoir le gérer ou le combler
Le sort des prisonniers, c’est terrible !

Ch : et si c’était parce qu’on travaillait moins qu’on a augmenté notre temps de vie ?

X « Casse pas la tete » ; il faut donner du temps au temps

Dom : je vous recommande le film « Time out » où l’argent est remplacé par le temps…

Vanessa : Un autre voleur de temps, de l’intérieur, c’est la charge mentale.
On va planifier pour satisfaire ce besoin excessif d’efficacité dans tous les domaines de vie : performante comme maman comme au travail.
Cela touche beaucoup de personnes et il faut apprendre à le gérer.
Ce qui importe ce n’est pas de « tout bien faire » c’est la qualité du temps qu’on peut passer avec famille, amis. Redéfinir les priorités.
Il faut se poser cette question identitaire : Qui je veux être en ce monde ?

Y : autrefois le temps s’écoulait lentement : on savait attendre. Aujourd’hui, avec voiture, téléphone, internet, on a peut faire des tas de choses .
La difficulté vient de choisir, « choisir c’est mourir un peu »
il me semble que si j’avais à gérer mon temps il faudrait que j’apprenne à renoncer

X : Pourquoi vouloir à tout prix rentabiliser le temps ?
Le luxe c’est de perdre du temps ; le temps perdu n’est jamais perdu ;
C’est formidable, la jouissance de la vie ! (clap clap)

Chr : le temps perdu c’est la re création, vrai pour les adultes comme pour les enfants.

Did : Existe t il à Nouméa des stages collectifs de gestion du temps ? (non)
s’il y en a, je m’inscris tout de suite (rires)

Larry : Le temps a le pouvoir qu’on veut bien lui donner.
‘le quart d’heure toulousain » que j’ai connu, étudiant, à Toulouse…
On parle trop du temps en technicien, mais… Où est le poète ?


Le débat collectif est clos, avec l’espoir qu’il se poursuive à l’intérieur de chacunE

Compte rendu de Colette et Didier


Documentaire de Cosima Dannoritzer

 Synopsis : Le mantra ” le temps c’est de l’argent ” est partout ! Avec ce film, j’ai voulu découvrir les origines de cette obsession, son impact sur nos vies et notre société, ainsi que la naissance d’un mouvement de résistance contre cette dictature de la montre .
Peut-on reprendre le contrôle sur notre temps ?  ” Cosima Dannoritzer

  Adhésion annuelle : 2000 F

      contact : 910254 / c6toyen@riseup.net 
      Blog : cinecitoyen.org


mardi 9 avril 2019

Compte Rendu du débat

Christian rappelle les consignes de prise de parole : se présenter, être concis, écouter

Rappel des intervenants
Cherifa Linossier : CPME (Petites et Moyennes Entreprises)
Séverine Blaise : Economiste
Véronique Chedemaille Schmidt : USOENC
David Meyer : Fédération des Fonctionnaires
Cécile Cordari : Directrice de Ressources Humaines
Gérard Sarda : Ligue des Droits de l’Homme LDH NC
MEDEF : excusé

Ir : c’est un film très réaliste, une fiction documentaire qui a une furieuse résonance avec la crise des gilets jaunes de Métropole et en Europe, des gens qui se battent contre une classe qui les broie. Ces directions d’ usine qui mettent des gens sur le carreau… Comment un DRH peut il vivre en mettant en place des licenciements, comment peut on s’en sortir avec ce genre de travail ?

DRH

Moi non plus, je n’aimerais pas faire ce travail.
En NC je n’ai pas eu à le vivre. Je suis dans un centre de soins de suite et réadaptation où le dialogue social est très fluide, sans problèmes financiers, avec échanges entre les acteurs.

Avant, en Métropole, j’ai été à la direction d’un hôpital de 2000 personnes avec d’énormes difficultés financières qui a même été placé sous administration provisoire (de Paris) pour redresser la situation ; il y avait des conflits sociaux beaucoup plus difficiles qu’ici.
J’ai remarqué dans le film cet espèce de MUR entre des gens qui parlent avec leurs tripes et d’autres qui parlent argent et chiffres. Cela m’a frappée, cette absence d’interlocuteurs ou de réponses  : se heurter à un mur de silence est stérile, très frustrant.
Normalement le chef d’un établissement hospitalier dispose d’une marge de manœuvre ; mais au dessus de l’hôpital que je dirigeais il y avait une agence régionale de santé ARS qui ne nous donnait pas tous les soignants nécessaires On se sent alors pris en tenaille.
Dans le film le directeur ne se mouille pas, ne fait rien. Je supporterais très mal d’être à cette place là

Sony : le seul acteur professionnel, c’est vraiment Vincent Lindon ?

Christian : Oui, Tous ceux qui jouent sont concernés leur rôle. Brizé a fait un casting énorme. Depuis l’usine « Perrin » a été fermée, celle de Montceaux aussi ! Acteurs : des ouvriers qui y travaillaient

Val : Question : Est ce le type de situation à laquelle on doit se préparer dans les entreprises calédoniennes ?

Usoenc : moi je suis plutôt pour le dialogue, ce sont les valeurs de mon syndicat. J’ai déjà vécu des conflits. La difficulté c’est de tenir bon. Quand on est déterminé on peut aller jusqu’au bout.
De plus il y a la DTE (Direction du Travail et de l’Emploi) qui fait médiation. Grâce à cela, dans le secteur tertiaire où je me trouve on arrive à trouver un terrain d’entente.
Dans le film, ce qui est dommage c’est que l’Etat n’a pas joué son rôle.

Ir :y a t il aussi des rivalités syndicales en NC ?

Usoenc : parfois ; l’idée c’est de négocier ensemble, mais le dialogue, ce n’est pas toujours évident, il faut arriver à se mettre autour d’une table

David M : oui, la rivalité syndicale, ça existe ; pour gagner en représentativité, pour avoir les subventions qui en découlent. Par contre, on essaie de travailler dans l’intérêt des salariés. Majoritairement on essaie de se battre ensemble. On est passé d’un syndicalisme d’opposition à un syndicalisme de propositions et un syndicalisme juridique.
Mais la loi n’est pas en faveur du salarié :
vous êtes licencié ? si vous n’avez pas une lettre, vous n’avez pas de chèque.
Licencié à tort ? Le tribunal peut condamner l’entreprise mais elle ne vous réintégrera pas pour autant !

En NC ce qui se passe dans le film peut nous arriver ; exemple la diminution du nombre de postes dans le secteur public. Je pense aux copains de la SLN : pour moi c’est tout à fait possible

CPME : je voudrais remettre l’accent sur l’Humain.
Pour moi dans le film le conflit apparent est entre salariés et patrons ; en fait ce sont tous des salariés !
Attention à bien distinguer les patrons « de gestion » (cadres de direction ou PDG des grosses boites) et les patrons de patrimoine (les entrepreneurs)
Ce qui me choque dans le film c’est qu’en permanence on oppose des gens entre eux. Alors que le dialogue social c’est hyper important.
Les rivalités existent aussi au sein du patronat. Avec le Medef, parfois on se bat ensemble, parfois nous sommes en conflits  ; et même si je représente 1080 chefs d’entreprises, j’ai été bousculée par des patrons comme leader syndical.
Croire qu’aller au Medef pour défendre un dossier va permettre de réussir est erroné ; nous n’avons pas le pouvoir qu’on nous prête.
En accord avec David : ces risques de fermetures sont présents ici aussi ; on a tout intérêt à se parler.
Surtout en cette période, où il y a une profonde mutation dans l’économie du travail.

Dom : trois questions
– Pouvez vous définir Crise, un mot tabou en NC ?
– Quel sera le bond des actions Eramet quand la SLN va fermer ?
– La Banque Publique d’Investissement (BPI) intervient elle en NC ?

CPME :
Pour la BPI : On a mené le combat pour proposer des produits qui n’existaient pas au sein des banques calédoniennes. La BPI nous disait : on ne peut pas mettre en place ce système en NC parce que vous êtes en F cfp et qu’il y a un décalage horaire, c’est trop compliqué en NC. Ils n’ont alors mis en place que 3 misérables produits.
Le dossier a du être porté au niveau de l’État pour obtenir : prêts à taux zéro, prêts innovation…
On a du mener des combats en tant que syndicat … patronal.


Crise ? j’ai perdu ma boite, 11 salariés : c’est ma crise à moi. Mais pour la NC, elle a vécu largement au dessus du niveau international : ce qui se passe actuellement est donc très relatif
Si la SLN tombe, oui, ce sera un choc pour les grosses et petites entreprises qui sont interdépendantes

J Que signifie le mot crise pour une économiste, quel futur pour la NC ?

Sev : en effet, il y a eu un ralentissement du à la baisse du prix du nickel.
Sur le marché des matières premières le prix est cyclique, il y a des boum puis des crises.
C’est vrai que la NC a fait le choix d’une économie minière qui a du mal à se mettre en place pour des problèmes techniques de Vale et de KNS. La mine devrait représenter 25% du PIB si elle fonctionnait bien et les politiques publiques peinent à diversifier l’économie et avoir d’autres relais de croissance.
Il faut arrêter le « tout nickel ».

Did : pour moi le mot crise est très ambigu ; en économie ce n’est pas un phénomène objectif, accidentel, d’origine externe comme en médecine ; et ce n’est pas la crise pour tout le monde ; ainsi les dividendes du Cac 40 se sont accrus de plus de 10% l’an dernier.

Et dans un article du quotidien local, j’ai noté cette phrase d’un patron de NZ
«  ce n’est pas pour améliorer le sort des pauvres qu’il faut appauvrir les riches »  en référence à la théorie (bidon) du ruissellement : Plus on donne aux riches plus ça coulerait vers les autres…
Absurde ! Dans un gateau (le PNB) si certains n’ont pas assez, il faut bien prendre aux trop lotis.
On nous raconte parfois n’importe quoi, soyons vigilants


Pour l’ETAT, Ce film montre nettement son impuissance, il est ligoté par les multinationales et la finance mondialisée « les marchés » ; on peut aussi s’interroger sur le rôle de l’Union Européenne…

Mic : Justement, Viviane Reding (ex Vice Présidente de la Commission Européenne et Commissaire à la Justice et aux Droits fondamentaux) a déclaré publiquement
«  il faut savoir qu’il n’y a plus de politiques nationales mais une politique européenne – à travers les GOPE (Orientations Générales de Politique Economique) qui sont des directives européennes.
Si l’on se trompe à notre niveau, les gouvernements appliquent .. et tout s’aggrave !
 »

Ir : ce qui fait frémir, c’est qu’on parle de croissance économique et continuum de profits et qu’il y aura de plus en plus de crises dans tous les domaines car on a de moins de ressources naturelles et on continue dans cette folie

Chr : Question au représentant de la Ligue des droits de l’homme ; en France : il y a 6 millions de chômeurs, une étude a recensé 16 000 morts dus au chomage.
A comparer aux 400 morts de moins par vitesse limitée a 80 km/h ..
Est ce qu’en France on va vers plus de droits humains ?

G S : Que dire ? Les droits humains ne sont pas respectés.
Aux niveaux national et international ce sont des rapports de force qui s’expriment.
Le Conseil Constitutionnel va à l’encontre des droits de l’homme quand il confirme certaines limites au droit de manifester. Le rôle de la LDH :être le gardien vigilant des Droits
Avec le système en place, on voit des patrons toucher 500 fois le salaire de leurs ouvriers ( Ghost.. et d’autres) Avant la guerre le salaire du patron ne dépassait pas trente fois le salaire de ses ouvriers.

Y1 : La fin du film est un terrible constat d’échec
Le citoyen français a le droit de manifester mais s’il est cagoulé… il y a des limites.
Le capitalisme sauvage amorce un nouveau tournant ; il faut que les mouvements d’opposition se structurent, soient solidaires, pour être forts face au pouvoir. Le mouvement des gilets jaunes est légitime mais avec les excès la population leur apporte moins de crédit.
Je suis pour la décroissance. Ce capitalisme sauvage ne peut plus durer il ne faut pas laisser sur le bord du chemin toute cette classe moyenne

Margot : je voudrais juste rebondir sur la comparaison des gilets jaunes.
Dans le film un groupe est uni au départ mais au fur et à mesure il n’y a pas d’interlocuteur.
L’Etat n’a plus de pouvoir et à force de se heurter au silence des « responsables » la colère grossit.
Pour moi ce ne sont pas des casseurs, mais des désespérés ; la colère pour survivre.
On peut les accuser de se cagouler, d’être violents
Mais le silence accentue la haine, ce sont des gens qui luttent, et on n’a rien sans rien

Chr : Brizet le réalisateur du film a dit
« on regarde souvent la violence qui est devant les caméras, et pas la violence qui est derrière ou en amont » Les médias n’en parlent jamais !

J : En NZ , tout est ouvert 24 sur 24 7j/7 il y a des petits travaux pour ceux qui n’ont pas de retraite.
Les gens sont contents. Beaucoup d’emplois sans contrats dans les années 60, les syndicats ont réussi à négocier. Comment voyez vous une éventuelle ouverture sur une économie libre ?

Did : En NZ les excès du libéralisme font aujourdhui problème, c’est un fait reconnu. Des mesures correctives ont du être prises – notammentcontre les inégalités de revenu.
L’absence de régulation a fait beaucoup de victimes, chez les agriculteurs, les vieux, les indigènes…
Il y en a eu des dégâts et des gens laissés au bord de la route avec cette économie  libérale

Usoenc Nous n’avons pas du tout les mêmes bases de protection que dans leur système.
Nnotre président rencontre le président chinois et fait des affaires ; pourquoi il n’y a pas des règles au niveau des salaires il y a une trop grande différence entre les riches et les pauvres.
Quand on voit certains devenir de plus en plus riches et d’autres qui doivent payer une taxe sur l’essence, il arrive un moment où les gens se révoltent .

Christian : attention, les cotisations patronales ne sont pas des « charges » mais un salaire différé pour organiser la protection sociale.
On prétend qu’il s’agit d’assister les retraités, alors que c’est un droit pour ceux qui ont cotisé .

David : sur l’économie libérale de la NZ : notre Medef critique la fonction publique NZ ; mais si sur le papier la croissance est super, par contre l’accès au soin ne se fait que si on a de l’argent.
le modèle ultralibéral NZ mène vers de très grandes inégalités
Nos voisins ont amputé la classe moyenne et multiplié les profits des grandes entreprises
beaucoup de barrière pour la protection de marché si c’est bien utilisé on est pour des petites entreprises qui ont des protections on a des contrats d’objectifs

Y2 : dans le film, les employés ont fait des sacrifices pendant des années ; en NC on nous parle aussi d’efforts à demander au secteur privé : quelles seraient les mesures nécessaires ?

David : des travaux sont en cours dans la fonction publique ;
Bref état des lieux : fonctionnaires d’état ; leur nombre est stable ; l’effectif total d’agents dans le public a diminué ; les contractuels remplacent les fonctionnaires à la retraite ;
fermetures de poste mais la qualité du service public doit demeurer
C’est particulièrement visible dans le secteur de la santé
Enseignement secondaire : c’est l’état qui finance
Dans le futur on va dématérialiser pour Nouméa
Pour la brousse les dépenses de fonctionnement diminuent, celles d’investissement restent stables

21h : Le vigile nous demande gentiment de clore la séance ; à la prochaine !

Notre saison 2019 est lancée ! en entrée de gamme “En Guerre” (2018 ; 1h 50) film multinominé à Cannes.

Résumé : Malgré de lourds sacrifices financiers des salariés, et un bénéfice record de l’entreprise, la direction de l’usine Perrin Industrie décide de fermer le site.
Accord bafoué, promesses non respectées. Les 1100 salariés, emmenés par leur porte parole Laurent Amédéo, refusent cette décision brutale. Ils vont tout tenter pour sauver leur emploi.

Bande annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19577936&cfilm=255425.html

Ce film, tourné comme un documentaire, restitue fidèlement plusieurs conflits sociaux survenus ces dernières années.
C’est à la fois un témoignage et un diagnostic précis des rouages institutionnels et des “lois du marché” – peu visibles mais bien réelles.

Attention : ce n’est pas un film rose : bisounours, abstenez vous !

Pour les nouveaux CineCitoyen est une association : ses projections-débats sont réservées aux membres.

L’adhésion 2019 (2000 f ; 500 f pour étudiants) peut se prendre sur place, avant chaque séance, à partir de 17h 30
Séance découverte possible UNE fois dans l’année, sur invitation d’un membre.
Nos séances ont lieu chaque 2ème mardi du mois, d’avril à décembre (sauf en juillet). Programme bientôt affiché sur notre blog cinecitoyen.org

A bientôt
————————–

SEANCE RESERVEE AUX MEMBRES DE L’ASSOCIATION
Merci pour votre compréhension

Cargos La face cachée du fret
Une enquête exclusive dans les coulisses du transport maritime, qui engendre de graves atteintes à l’environnement et d’importantes pertes fiscales, liées aux pavillons de complaisance.
Le transport maritime joue un rôle primordial au sein de l’économie globalisée, c’est l’essence même de la mondialisation.
Le journaliste et réalisateur Denis Delestrac, plusieurs fois primé, révèle les mécanismes d’un univers opaque…

A l’occasion de la journée Mondiale de lutte contre le SIDA, l’association solidarité SIDA-NC vous invite à la projection du film
“pilules bleues” suivi d’un débat . L’ ENTRÉE est GRATUITE

Synopsis :
[…] Après plusieurs faux départs dans les années 90, JB, un jeune illustrateur, parvient à séduire la jolie et insouciante Laura à l’aube des années 2000. Lorsque le couple se forme enfin, Laura lui avoue qu’elle est séropositive et son fils Oscar aussi.
L’attirance que JB éprouve pour Laura est plus forte que la confusion et le doute qui l’envahissent : il a envie de vivre cette histoire et de tenter l’aventure.
Ce film montre comment surmonter avec optimisme sa séroposivité.
Il aborde la question de l’attitude à adopter pour les parents dans le
cas où un enfant est séropositif, et démontre notamment qu’il est possible
de donner naissance à un enfant qui n’est pas atteint par le virus. […]
Réalisation : Jean-Philippe AMAR
Durée : 90 minutes

CONFESSIONS D’UN ASSASSIN ECONOMIQUE (59mn)
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Il s’agit là d’un témoignage exceptionnel.
John Perkins, économiste a travaillé dans les années 70 pour des firmes américaines qui cherchaient à convaincre (ou imposer à) des pays d’accepter des prêts … impossibles à rembourser. Objectif final : les asservir, par le biais de cette dépendance financière.
Perkins a démissionné, non sans mal, en 1980 ; puis il a gardé le silence, par crainte de représailles.
En 2004 il a décidé de révéler en détail les mécanismes de cette politique « d’aides financières » dans un livre autobiographique.

La vidéo présentée est basée sur son livre, ses conférences et des documents d’archive, elle met sous lumière crue des méthodess d’impérialisme rarement explicitées.

FIN DE PARTIE Compte rendu du Débat

Avec participation de
– JP Belhomme Président de l’ASDMD https://asdmd.site/
association pour le soutien au droit de mourir dans la dignité
– M John, médecin coordonnateur en Ehpad
Avaient aussi été contactés le Comité Calédonien Consultatif d’Ethique
et l’AQVP ( asso pour la qualité de vie des patients)

JPB l’ASDMD, créée il y a une dizaine d’années, a pour objectifs de faire appliquer sur le Territoire la législation métropolitaine et de faire évoluer les mentalités.
Dans cette affaire, il faudrait beaucoup plus de tolérance, et de compréhension.

Q Alors, comment faire bouger les choses : par des pétitions ? par référendum ?

JPB En France le droit domine. Nous sommes obligés de subir les textes adoptés par nos élus (loi Claeys Leonetti, désormais applicable en NC)
Pourtant des enquêtes d’opinion montrent que la majorité de la population souhaite dans les cas les plus graves disposer du droit de cesser de vivre ( euthanasie ou suicide assisté).

Seuls les plus riches ont les moyens de partir en Suisse ou en Belgique pour en finir avec des situations trop invalidantes ou douloureuses. On devrait pouvoir éviter que des personnes se défenestrent ou se tirent une balle de chevrotine !
Les dernières prises de position de nos autorités, Comité national d’Ethique et Conseil d’Etat sont de s’en tenir à la législation actuelle, qui autorise dans certains cas une sédation profonde et continue.

Dr J : Elle se fait en injectant une dose de + en plus + de morphine. Il y a une bonne part d’hypocrisie assumée. Même si on réussit désormais à diminuer beaucoup les souffrances.

Dans le cas de la maladie d’Altzheimer, c’est très différent ; on n’aide pas à mourir dans la dignité à l’heure actuelle ; car c’est un lent dépérissement, sans souffrance particulière, et sans que la personne intéressée ait conscience de son état.
Ca peut durer des années, et c’est un vrai problème, on ne sait quoi faire.

GB Peut on décider Avant d’avoir perdu sa lucidité ?

Dr J : Oui, il y a les Directives Antcipées ( on peut en trouver divers modèles sur le net ) qui permettent de préciser ses volontés, et/ou de désigner une personne de confiance.
Attention, il faut penser à les renouveler régulièrement.
Mais cela ne résout pas les cas d’Alzsheimer. Et l’euthananasie est aussi interdite dans les autres pays.

Chr Il y a aussi la question des nécessaires garde fous ; et celle de l’aide que l’Etat peut apporter aux accompagnants, souvent très insuffisante

JPB rejeter cet argument simpliste «  ne faisons rien pour la fin de vie parce que ça permet de trucider la grand mère » Ce qu’il faut c’est une évolution des comportements.

Chr conclut la séance en indiquant les prochaines projections
«  Soyons citoyens ! »

Film de Tal Granit et Sharon Maymon durée:1h35

Dans une maison de retraite de Jérusalem, cinq pensionnaires septuagénaires forment un petit groupe uni dans l’amitié et la confiance. Mais au sein de l’établissement, un de leurs amis, malade et mourant, souffre terriblement. Une situation qui leur est désormais insupportable. A la demande insistante de son épouse, le groupe d’amis retraités décide alors de mettre au point une machine artisanale pour permettre au malade en phase en terminale d’apaiser ses souffrances et de partir en paix. Mais les rumeurs concernant l’existence de ce dispositif d’euthanasie se répandent rapidement et ses créateurs doivent bientôt faire face à un véritable dilemme émotionnel…

La séance est reportée à une date ultérieure que nous ne manquerons pas de vous communiquer…

Documentaire de S.Gilman et Th. de Lestrade (2017 ; 56 mn)
à la FOL (rue Taragnat)
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles


COMMENT LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS MENACENT NOS CERVEAUX

Baisse du QI, davantage d’enfants hyperactifs ou avec troubles de l’apprentissage…Des tests sérieux révèlent ce qui était inimaginable il y a vingt ans : le déclin des capacités intellectuelles humaines.
Serions nous entrés dans une  “évolution à reculons” ? Cette question est soulevée par d’éminents chercheurs.

Au banc des accusés : les perturbateurs endocriniens qui ont envahi notre quotidien et menacent les cerveaux des bébés. Révélations sur un phénomène inquiétant, et conseils pour protéger les générations futures.

Demain Tous Crétins ?

AUDITORIUM DE LA PROVINCE SUD  (Artillerie)
Documentaire de Guillaue MAURY ( 2016 ; 56 mn )

En mai 2002 une touriste japonaise est retrouvée morte, mutilée, sur le rocher de Kanumera.
Une enquête baclée de gendarmerie conclut à la culpabilité des deux frères Konhu, Didyme et Antoine, dont la famille est propriétaire du rocher .
Leur détention préventive durera plusieurs années.
En 2007 un premier jugement relaxe Didyme « au bénéfice du doute» et condamne Antoine à 15 ans de prison. En appel, en 2009, un second verdict les innocentera enfin tous les deux.
Cette sinistre affaire reste inexpliquée.
Le film émouvant de Guillaume Maury raconte les souffrances et les espoirs des deux frères, et témoigne de leur force d’âme comme de celle des membres de leur famille, de leur clan.  Lire la suite

Mardi 11 septembre Du poison dans l’eau de nos robinets

Compte rendu du débat

avec participation d’un représentant d’Engie, société privée qui gère en régie l’eau de l’agglomération de Nouméa

Christine : Les chiffres du documentaire sont de 2009. Y a-t-il des données plus récentes ? Y a-t-il eu des évolutions ?

Luce : j’ai noté que ces études sont utilisées par les eaux en bouteille pour asseoir leur publicité . Pour le radon je suis surprise. Les pesticides, c’est connu dans toutes les zones agricoles.

Je ne crois pas qu’il y ait des analyses ici à Nouméa et c’est sans doute pire dans certaines communes.

Engie : Il n’y a pas beaucoup d’évolutions dans les normes et de plus on parle des micro polluants aujourd’hui au niveau des plastiques .

Dom : y a-t-il la même réglementation pour l’eau en NC qu’en France : affichage, normes.

Engie : La réglementation est différente en NC, je dirai même obsolète car elle date de 1979. Cependant à Calédonienne des Eaux on fait des analyses en double avec les normes calédoniennes et les normes françaises voire européennes

Irène : en ce qui concerne l’eau calédonienne, est ce que c’est mieux de boire de l’eau en bouteille ou filtré ou bien de l’eau du robinet ?

Engie : sans hésiter je dirai l’eau de robinet qui n’a pas fait 3 mois dans un bateau et 3 mois dans un dock . Le 100% des analyses bactériennes est correct depuis 5 ans sur Nouméa. Pour faire des tests sur le goût, nous n’avons pas de testeur (goût, saveur, odeur). De plus on ne sait pas si l’eau qu’on donnerait à ces testeurs serait potable . On a du fer dans la norme calédonienne à hauteur de 200 microgrammes ce qui n’est pas gênant.
Si on met trop de chlore dans cette eau, elle va devenir rouge mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’est pas potable. On traite l’eau avec de l’alumine environ 30 fois par an car l’eau du barrage peut être affectée par les pluies, l’eau du grand tuyau ne l’est pas. On passe l’eau dans les décanteurs avec du sulfite d’alumine (un dépassement par an 210- 220 une fois par an)

Irene : Pourquoi pas avec l’autre système comme à Paris ?

Engie : On fait des essais avec la chloroferrine . il y a des difficultés de mise en œuvre

Patrick : Qu’en est il des gens directement connectés ?

Engie : il n’y a pas de difficulté puisqu’il n’y a pas de sulfite d’alumine. il faudrait avoir une unité de filtration qui soit de la compétence de la commune .

Christian : Est ce qu’Engie est une régie publique ou privé et est elle sur toute la NC ?

Engie : C’est une société privée depuis 1989 qui a remplacé l’ancienne régie de la ville de Nouméa . On n’exploite pas toute l’eau de la Calédonie. On s’occupe de 180000 habitants. On est implanté à Nouméa Dumbea Paita, et dans le nord une filiale sur Voh Kone Pouembout

Christine : Le paramètre de nickel est il testé à Dumbéa ?

Engie : Le paramètre nickel est testé et il n’est pas élevé. En amont de captage on n’a pas de problème de pesticide ; on a du fer. Mais dans les iles, il n’y a pas de rivière et la particularité c’est qu’ils exploitent une lentille d’eau douce. Or c’est fragile et on peut aspirer le fond et on peut polluer la lentille . Et à la surface il y a des pollutions possibles (engrais nitrates)

X : et pour les médicaments ?

Engie : on ne mesure pas le taux de médicament mais la particularité d’aller chercher de l’eau dans la montagne fait que il n’y a pas de médicament. Par contre dans les stations d’épuration il y a les mêmes problèmes : elles ne traitent pas les résidus de médicaments et ceux ci partent dans le lagon.

Irene : On ne pose pas le problème des pesticides dans l’agriculture et l’utilisation de médicament.

Luce : Le gouvernement a lancé le forum H20 . Sur Internet, ce forum H2O présente des études restreintes de l’IRD sur la qualité de l’eau. Il y a peu d’eau polluée par les nitrates. Beaucoup de problèmes sont des problèmes de pollution par les animaux. La Calédonienne des eaux fait des contrôles mais il faudrait qu’il y en ait d’autres. De plus le plastique pollue. Les filtres étudiées par UFC-Que choisir montrent que l’eau filtrée est plus polluée que l’eau non filtrée.

Dom : question technique : existe t il un filtrage par ultraviolet par Engie ?

Engie : Ce n’est pas un filtrage : c’est de la désinfection avec des ultraviolets mais comme le réseau est très long, l’eau peut se réinfecter. Voilà pourquoi on met du chlore dans l’eau. Il faut la laisser une heure dehors pour que le chlore disparaisse.

X :Et l’amiante ?

Engie :Ces études ne sont pas faites. On a des maladies développées par des gardiens de phares. Dans les réseaux d’eaux publiques, il n’y a pas d’information de ce genre.

Luce : il y a eu un sujet sur l’amiante. Elle est surtout dangereuse dans l’air mais dans l’eau elle est moins agressive.

Y : Y a t il des laboratoires pour particuliers pour analyser l’eau ?

Engie : il existe 4 laboratoires : l’Institut Pasteur, ALS, labo ???, et Calédonienne des Eaux . il faut savoir quel paramètre on recherche.

Dominique : Quelle eau minérale en bouteille buvez-vous à la maison ?

Engie : l’ eau du robinet.. Parfois j’achète hepar ou contrexeville. L’eau du Mont Dore ressemble à celle qu’on distribue.

Dom : elle est déconseillée aux femmes enceintes

Christiane : et la magnésie à long terme est ce un risque ?

Engie : L’eau douce distribuée à Nouméa fait de la mousse. L’eau dur (avec magnésie) mousse beaucoup moins. C’est une eau dure.

X : Allez vous au dessus de la Foa ?

Engie : Non c’est la Société des eaux de Bourail :la SEB

Christian : la loi sur l’eau depuis 79 est obsolète. Est ce que la qualité de l’eau est facilement connue par les citoyens ?

Engie : la Davar et la Dass travaillent dessus. Elles ont mis en place le PSSE qui permet de recenser la totalité des problèmes sur l’eau (périmètre de protection, conseil à la commune de faire analyser certains paramètres, conseil sur la qualité de l’eau)

Je sais que l’affichage se fait à Nouméa à l’entrée de la mairie. Engie envoie aux communes ses analyses.

X : Est ce qu’on peut connaître la qualité de l’eau quelque part ?

Engie : sur la facture de Nouméa on joint une feuille sur la qualité de l’eau dans la ville. Par internet il y a les paramètres d’une analyse type (moyenne) sur le site d’Engie.

Christian : Donc si je comprends bien en NC il n’y a pas de nitrate, pas de pesticide, pas de radon.

Engie : On est assez protégé ; certains forages peuvent être pollués. Dans certains endroits, il y a de l’arsenic naturel. On a eu dans le passé un forage où il y avait du chrome : il a été abandonné. Il y a eu aussi le nickel dans l’eau de l’Ile des pins qui a forcé la commune à fermer le captage .

Gilles : Les normes indiquées ne sont pas très bien maitrisées .

Engie : Pour les médicaments, si on croit à l’homéopathie, ca promet des beaux jours

Christian : merci et comme citoyens soyons vigilants sur l’eau.

Durée: 1H30  AUDITORIUM PROVINCE SUD
L’eau du robinet est-elle potable ?
Sans le savoir, des millions de Français boivent une eau trop chargée en aluminium, nitrates, pesticides, médicaments et en radioactivité. Dans certains cas, l’eau est même non-conforme aux normes de précautions sanitaires.
Ce danger invisible menace les foyers et la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés.
Depuis quelques années, des scientifiques et des citoyens tentent de se faire entendre pour dénoncer ces dangers.
Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités.
notre blog : cinecitoyen.org

Un monde sans travail : compte rendu du Débat

Colette : en Nouvelle Calédonie on a des robots au Médipôle. Une douzaine de robots effectuent chacun le travail de 4 à 6 personnes chacun, des robots qui travaillent de 6h à 21 h et qui transportent du linge, les repas et tout le reste dans des tunnels qui relient le pole logistique au pole hospitalier.

Dominique : Je peux même rajouter qu’en brousse les médecins sont déjà remplacés par des robots. Pour les dialyses c’est un robot qui les fait.

La question finale du documentaire est un peu folle.
Comment peut on imaginer se mettre à distribuer des revenus du travail des robots alors que déjà on ne distribue pas les revenus du travail de l’homme.
Dans les années 80 on nous annonçait qu’avec les progrès de la productivité, on travaillerait en 2000 pas plus de 4h par jour– on est déjà en 2018 – pour des revenus qui seraient le double. On en est très, très loin.

Louis : On est donc amené à trouver des solutions. Je trouve que le problème est d’abord fiduciaire parce que la seule solution serait de donner le revenu minimum à chacun mais comment le financer ? Par exemple en taxant les robots.
Là ça renvoie à un problème politique sérieux ; les autres solutions on les connaît mais elles ne sont pas applicables pour des raisons politiques.
Est ce qu’il y a d’autres approches ?

Bruno : En fait ce documentaire est un outil de propagande et un outil de réflexion.
Le revenu de base c’est la pire des choses qui puissent arriver. Le financer n’est pas un problème. Toute société moderne capitaliste en 40 ans double sa richesse.
C’est un problème politique : oui mais on a les politiques qu’on mérite. Et en fait, ces gens là ne sont pas élus par nous. Donc on peut très bien financer le revenu de base, mais c’est juste une escroquerie : le MEDEF milite pour ça actuellement.
En revanche le salaire à vie selon les critères de Bernard Friot, là ça devient une autre chose de vraiment captivant et révolutionnaire. Le revenu de base, si c’est pour donner le double du RSA, tout va augmenter du jour au lendemain : on voit bien en Nouvelle Calédonie quand on essaie de contrôler les prix, ça ne le fait pas.
Oui au salaire à vie non au revenu de base, tout cela est facilement finançable ; il y des modèles qui tournent sur Internet pour le montrer depuis 10 ans.
C’est un problème politique : il faut avoir des politiques qui aient le courage et le soutien de la population pour le faire. Les politiques sont des escrocs à la solde du grand capital. Faut pas attendre tout des autres, c’est à nous de prendre les choses en main pour faire en sorte que ces choses là adviennent.
Pour conclure, il y a deux possibilités : soit un salaire à vie et les gens peuvent continuer à se former et créer de la valeur, soit le salaire de base : un salaire de misère et comme certains le prônent, il faut diviser par 7 la population mondiale, parce que si non, on ne s’en sortira pas. C’est pas très réjouissant mais c’est un peu ce que je ressens. Vous pouvez me contredire : la contradiction c’est bien !

X : Dans votre formule le salaire est il variable ? en fonction de quoi ?

Bruno : selon les critères développés par M. Friot il dépend des qualifications – un peu comme le statut des hauts fonctionnaires-. C’est à dire que vous pouvez avoir un salaire de base minimum à partir de 18 ans disons 200 000 f– moins ou plus, ça peut se discuter, c’est un détail- vous faites une école d’ingénieur, un master, vous allez jusqu’où vous pouvez aller, chaque qualification augmente votre salaire de manière mécanique.
Actuellement il y a des hauts fonctionnaires payés, non pas à rien faire, mais qui ne sont pas en poste. Et ils sont payés par exemple par une société de service public comme EDF, qui salarie des gens qui ne font pas partie de l’entreprise- ça fait 40 ans que ça existe.

Louis : donc votre salaire n’est jamais remis en question par votre travail, vous avez juste une qualification et un salaire à vie ?

Bruno : oui ; si vous allez vous qualifier … vous resteriez assis dans votre coin ?

Louis : oui

Bruno : ça arrive ! Mais quand on demande aux gens : si vous aviez un salaire à vie, arrêteriez vous de bosser ? 70% disent non je continuerai comme avant, 20% disent je continuerai à bosser mais autrement et seuls10% resteraient assis à rien faire.
Aujourd’hui, Qui crée la richesse ? c’est 40% dans les pays industrialisés pour payer les personnes qui ne peuvent pas travailler, c’est à dire les enfants, les malades, les chômeurs, les retraités. En Allemagne c’est 42% de la population qui fournit la richesse. Donc c’est possible d’avoir non seulement un revenu de base mais un salaire à vie

Colette : je me pose des questions pour mes petits enfants. Ma fille médecin, on lui propose de faire de la télé médecine. Mais si les drones et peut être même les avions n’ont plus de pilotes, comment va t on survivre si on n’a pas de travail. C’est un problème et un vrai changement de société.
N’y aurait il pas des jeunes qui veulent parler ? j’aimerais bien savoir comment ils voient tout ça. Je ne vois pas comment la richesse peut être répartie avec le système actuel.

Bruno : je ne veux pas monopoliser la parole. Tout ce qui va faciliter la vie des humains aura lieu. Il y a une quarantaine d’années sont arrivés les supermarchés, tout le monde a crié au scandale, aujourd’hui on ne peut plus faire autrement.
En 40 ans, sans qu’on s’en rende compte, les salaires ont perdu 30% de leur valeur : un ingénieur touche 30% de moins qu’en 1980. Déjà les micro-entreprises qui ont un logiciel de gestion n’ont plus de comptable.
Tout ça va arriver même si ça peut être freiné par la politique, les révolutions, etc… Comment faire pour malgré tout continuer à vivre, et à bien vivre, pas comme les 46 millions d’américains qui sont sous le seuil de pauvreté et en grande partie sous des tentes hé bien ! bon courage. Moi ça m’inquiète un peu : j’ai une gosse de 8 ans

Y : je me dis que de toute façon avec l’intelligence humaine les choses évolueront, des hommes et des femmes vont venir nous apporter des solutions. Le monde ne s’arrêtera pas comme ça parce qu’il y aura ou pas un revenu de base… qui serait calculé comment et par qui ?

Ces questions sans réponse aujourd’hui, espérons que dans 5, 20 ans la réponse arrive.

Jérome : vous avez dit richesse et partage de richesse. Ma question : qu’est ce que la richesse pour l’homme : avoir une voiture, du temps libre, s’éduquer ?
Je trouve le documentaire très bien. On est dans un système où on parle de richesse essentiellement matérielle, ou de services à partager.
Donc moi aussi j’ai foi dans l’avenir de l’homme et je me dis que sa conception de la richesse peut évoluer avec le temps – on a beaucoup évolué, en quelques millions d’années, on s’est séparés du chimpanzé- et avec cette évolution, on pourrait concevoir les choses de manière très différente ; donc ne plus se poser ces questions de partage de richesses telles qu’elles sont posées aujourd’hui.

Colette : c’est vrai, on a une définition bien précise de la richesse dans notre civilisation et c’est difficile d’en concevoir d’autres ; mais il y a quand même un problème de survie, de minimum vital ; et après en effet il y a : qu’est ce que la richesse ?

Jérome : c’est une question philosophique

Bruno : aujourd’hui notre système de société est basé sur la rareté : un livre vaut il plus cher que 10kg de diamants ? Comme il y a plus de livres que de diamants, forcément le diamant est plus cher. Aujourd’hui dans le paradis de la connaissance –la connaissance n’est pas rare- ça ne vaut rien. Tout ce qui est abondant dans nos sociétés aujourd’hui ne vaut rien et comment on renverse ça et effectivement qu’est ce que c’est la richesse ?

Colette : ce documentaire « riche » pose beaucoup de questions… à réfléchir chez soi

Louis : un dernier mot. Je crois que la solution est catastrophique : la population divisée par 7 c’est malheureusement ce qui va arriver. Au moyen age on se tuait pas 10 000, 20000, Napoléon par 100 000, au XXème siècle par million et au XXIème par milliard. Désolé, j’ai craché mon venin.

Sylvie : bonsoir j’ai vraiment été sidérée par le reportage, je ne suis pas naïve, je sais que la robotisation se fera mais effectivement on voit une réalité inévitable : on va être remplacés par les robots ; je vois cette perspective de l’homme construisant des robots pour s’anéantir lui même, le genre humain, tout ça avec l’appui de la finance.
Ca me fait vraiment peur et en même temps – vous parliez d’intelligence humaine – on a besoin de vivre ensemble, avec les autres, on ne peut pas se dire : voilà, il faut de la productivité . Donc a contrario peut être va t on revenir à l’essentiel. J’ose espérer que nos politiques ne vont pas laisser faire ce genre de choses

Dominique : ce ne sont pas les politiques qui commandent ; ils laisseront faire.
La modernisation ne pose aucun problème, on évolue depuis des millions d’années…
Le problème, c’est juste le partage. Les robots travailleront à notre place, on travaillera une heure par semaine : très bien. Si on a le même salaire, les mêmes conditions de vie, tout va bien. En aucun cas le robot est le danger.
Le danger c’est le partage. Si ceux qui possèdent les robots gardent l’argent pour eux, là il y a danger. Mais si l’argent est redistribué, il n’y a pas de problème.
Et s’il suffisait pour nous, citoyens de voter pour des politiques qui le font, il y a longtemps qu’on l’aurait fait. Les politiques ne décident plus de ça, ce sont les grands capitalistes qui décident – de tout.
On disait : on a les politiques qu’on mérite, mais ça c’était valable il y a 150 ans, les politiques ne maitrisent plus rien, c’est le grand capital qui maitrise. Et notre voix citoyenne elle ne compte plus. Les politiques sont des marionnettes qui sont à la solde des grands lobbys et comment renverser cela, c’est la vraie question.
Quel autre système proposer ? Plusieurs ont été essayés, aucun n’a abouti : on en reste au capitalisme. Il y a un mouvement de décroissance, de dé-consommation : c’est intéressant mais qui est prêt à ce retour en arrière ?

Y : « Comment y arriver ? » à mon sens, plus par des actions individuelles qui font changer un système. Qui est prêt à changer, qui est prêt à rentrer ? Ca dépend de votre philosophie, de votre parcours. Il semble qu’aujourd’hui, une sorte de mouvement dans la société civile se met en œuvre et davantage de gens pensent à un autre mode de vie.

Jerome : tout est question de taille critique, en effet les politiques ne suivent plus rien, ça fait 200 ans qu’on a démissionné du pouvoir politique en donnant le pouvoir à des beaux parleurs en fait, des gens qui n’ont rien à voir avec nous, que vous soyez ouvriers, médecins ou chirurgiens, même si un chirurgien peut gagner beaucoup d’argent après des années d’études et de travail.
Aujourd’hui on les confond avec les ultra-riches des gens qu’on ne voit pas qui nous sont totalement transparents et on nous montre des gens qui ont un bon métier.
Mais il faut chercher comment réduire les inégalités et comment forcer au partage.
Les ultra-riches ne partagent pas ; comme les GAFA (google, amazone, facebook, apple) qui ont comme 700 milliards de dollars d’actifs : plus que le PIB de la France !
Ces mecs-là sont juste inattaquables. Aujourd’hui quand n’importe quel politique essaie de négocier avec eux, il part avec des miettes et il est limite menacé.
Mais aujourd’hui, il nous faut réfléchir comment renverser la chose, comment faire .
Soit on fait à nos échelles à nous, soit on prend les armes : ce sera une vraie boucherie ; ou on boycotte. Le boycot est un moyen de coercition énorme pour ces gens là. Ils vivent sur notre consommation. Si on décide que Coca cola nous colle des cancers et du diabète, on arrête d’acheter du coca cola.

Pascale : Oui, en effet ; c’est une histoire de transition urbaine, de voir différemment, de faire des essais à petite échelle ; de se balader en vélo, de consommer autrement et d’être acteurs. Sur facebook je ne sais pas si vous connaissez freeyourstuff nc on peut partager des choses gratuitement,ce sont des petites choses par rapport à google, des petites choses mais ça peut améliorer le quotidien

Colette : une intervention positive ! Je redonne donc le nom de ce site freeyourstuff

Pascale : un nom anglais pour un site calédonien, allez savoir pourquoi. Il y a eu aussi la journée de transition urbaine à Rivière salée et je fais partie de Maleva, la permaculture et il y aura le 16 septembre un parcours en vélo allant d’action citoyenne en action citoyenne : on ira voir entre autres des gens du groupe de Tina à qui on donne des vélos qui ne servent plus, pour qu’ils les réparent et les redonnent à d’autres.

Dominique : il me semble que freeyourstuff c’est international

Pascale : Avec toutes les personnes que j’ai rencontrées quand elles ont un jardin , je partage les plantes, on passe un très bon moment. Il n’y a pas d’argent. On visitera le 16 septembre les jardins partagés de Rivière Salée, une dame zero déchet. On va faire cela en vélo. C’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de pistes cyclables, mais plus on aura de vélos plus il y aura de pistes cyclables et moins on aura de problèmes de santé, de diabète. Quand on va au travail en vélo on se sent vraiment mieux.
Ce sont des petites actions pour aller mieux

Colette : je vais clore le débat sur cette note optimiste et bien réfléchir sur notre façon d’agir ; parce que même quand on passe par freeyourstuff on utilise internet.

Béatrice : pour terminer, j’ai un champ à Bourail, je cherche un robot pour le défricher à ma place, si seulement quelqu’un avait un robot qui arrache les lianes…

Colette : merci d’être venus ; on se dit à dans un mois pour un documentaire sur …
Sylvie : « du poison dans l’eau du robinet ?» !

à l’auditorium de la Province Sud

un documentaire de Philippe Borrel ( 2017 ; 1h 10)

Depuis vingt ans, les politiques ne parviennent plus à endiguer le chômage de masse et le plein-emploi apparait comme le symbole d’un passé révolu. Les machines « intelligentes », plus fiables et moins coûteuses que les humains, sont en passe de nous remplacer tandis que l’essor des algorithmes contribue à l’automatisation croissante du travail.
Prochaine cible de cette 4ème révolution industrielle : les cols-blancs, le cœur de la classe moyenne, en France comme partout ailleurs dans le monde.
À la marge, du côté de la société civile, idées et initiatives se multiplient pour tenter de faire face à cette disparition du plein-emploi.

Ph. Borrel mène l’enquête à la rencontre de chercheurs, d’entrepreneurs, de citoyens, d’industriels ou de lanceurs d’alerte, au cœur de ce monde en transition : une société débarrassée du mythe de la croissance à tout prix pour accéder à la pleine activité de tous : tel est l’enjeu de ce 21e siècle.

WHAT THE HEALTH ! 

(traduction… courtoise : Quelle Santé !)
en partenariat avec l’association VEGENC

entrée libre et gratuite à 18 H à la FOL (espace Taragnat)

 

Annoncé comme «Le film de santé que les organismes de santé ne veulent pas voir», c’est la suite de « Cowspiracy » du même réalisateur.
Le fim montre Kip Andersen interrogeant des médecins et d’autres personnes sur l’alimentation et la santé. Andersen contacte aussi des représentants d’organismes de santé, leurs réponses le laissent insatisfait.
À travers d’autres entretiens, il examine les liens présumés entre les industries de la viande, des produits laitiers et pharmaceutiques, ainsi que diverses organisations de santé.
Thèse  : les problèmes de santé graves sont une conséquence de la consommation de viande et de produits laitiers, ce que des conflits d’intérêt conduisent à dissimuler.

Notre Avis :
c’est un documentaire controversé : on peut reprocher le parti pris de l’auteur et des affirmations catégoriques. Faut il pour autant rejeter toute cette démarche  qui a le mérite de questionner certitudes et habitudes alimentaires ..
L’intérêt de cette séance repose donc autant sur le film que sur le débat qui suivra… Pour l’alimenter, voici un lien exposant « faiblesses » et atouts

 

SACRE VILLAGE ! mardi 10 juillet
Compte rendu du débat


Intervenants

– Les adhérents 😉

– Ariane Hervouet : Pdte Association SEL Fleur de niaouli
Rencontre avec le S.E.L Fleur de Niaouli
– Julien Lebreton
pionnier de transition
– Loic Martin-Cocher :
manager du cluster Synergie
synergie.nc@gmail.com   http://synergie.nc/fr/
– Gaby Levionnois :
NeoFood
https://www.pacificfoodlab.org/
https://www.pacificfoodlab.org/actualites/8-mars-2018-les-cantines-unisson-premiere-nouvelle-caledonie

Excusés
Carole Damiens : une cantine responsable
Jardins municipaux de Nouméa

( Rappel prélable des règles de prise de parole par Didier )


Mi : Ce film me fait penser à l’opération zéro déchet de Lille …. avec des cultures intra appartements et une association zérowast

Il faudrait parler du scandale du tri sélectif de l’agglomération de Nouméa :depuis six mois tout se retrouve au même endroit dans la déchetterie de Gadji !
Et je suis intéressé par la monnaie locale : la fleur de niaouli.

Ariane : Martine Hucheker a fondé en 1999 l’association « SEL Fleur de niaouli » .

C’est un système d’échange local, notre monnaie : la fleur. Pas d’impression de billets, c’est une simple unité comptable. 128 adhérents ; numérus clausus de 150 adhérents.

A la maison de Magenta chaque 1er samedi du mois se tient une BLE : Bourse Locale d’échanges.

On a aussi un catalogue réservé aux membres où on trouve les offres/demandes permanentes.
3
ème système : sur google group où offres et demandes des adhérents sont diffusées à tous : c’est une petite économie dans l’économie de la ville .


En fait, 1 fleur équivaut à 100 francs. On démarre avec des échanges pour se procurer des fleurs.
Au départ il faut venir à la BLE ; si au bout de 3 mois la personne a produit 50 fleurs, l’association offre une prime de 50 fleurs pour l’encourager. De même pour les parrains (20 fleurs). L’an dernier on a espéré la création d’un autre SEL car ns sommes limités par notre potentiel de gestion d’un groupe.


Dom : Faites vous des bénéfices en fleurs de niaouli ? Redistribuez vous des dividendes ?

Ariane : pas de bénéfices. C’est une association, tout l’excédent des jardins sont proposés au marché.
C’est vraiment comme une banque : plus la coiffeuse fait des coupes plus elle gagne ; nous on fait des fleurs : c’est la banque qui fait des fleurs virtuelles.
On peut faire un découvert de 50 fleurs à remplir dans les 3 mois qui suivent sinon la personne qui a un découvert appelle le bureau en s’engageant à remettre sur son compte les fleurs de niaouli : l’univers est généreux et nous faisons de fleurs de niaouli virtuelles.

Rosa : avec l’argent de la cotisation l’association avait invité les handicapés à une promenade


Mi Julien peut il nous exposer son projet de transition écologique ?

Julien : plus qu’un projet c’est ma vie depuis quelques années.
Les changements ? alimentation, habitat , éducation des enfants, relations aux autres…
Quand j’ai changé de système, j’ai perdu de l’argent comme le vétérinaire du documentaire mais j’ai gagné sur beaucoup d’autres plans. Plutôt que de râler, on a préféré construire quelque chose à coté. Beaucoup de barrières ne sont que dans nos têtes.
Je vis au col de la Pirogue, sur un terrain de forêt ; on a vécu d’abord chez nos parents, ensuite en tente, puis en cabane. On a économisé pour construire une maison sans crédit. Il a fallu assurer quelque petite chose et c’est la règle de la permaculture.
J’ai laissé mon entreprise et j’ai récupéré un smig pendant 4 ans.
On s’est associé avec d’autres agriculteurs, 3 quadra, pour créer des repas qu’on vend sur le marché. L’idée c’est que la nourriture est un moyen d’accéder à tout cela.
Les enfants ? Ils n’ont pas été à l’école, celle de 12 ans a décidé cette année d’aller à l’école ça se passe très bien celui de 9 ans n’y va pas ; il a des amis, il est le guide quand nous avons des visites de classe.


J : et les cantines scolaires ?

Gaby: Notre opération a démarré il y a 18 mois. Manger est un acte social et citoyen. En tout 65000 repas/j.
Si les cantines se mettent à consommer les produits locaux alors e effet de levier sur l’économie locale.
Pour trouver un marché pour les produits locaux, on mis en place la cuisine « cantine à l’unisson »
C’est une communauté de chefs de cantine, de chefs d’établissements soit 27 cantines et 19000 élèves. Quelles organisations peuvent toucher autant d’enfants ? Qu’est ce qu’on va faire ensuite ?
Avant d’entamer une transition écologique il faut entamer une transition alimentaire.
Nous avons une charte « le bonheur dans la cantine ».
Comme dit notre vieux sage kanak avancer sur le chemin des possibles pas à pas en portant un sac d’ignames, en s’appuyant sur ses forces et en connaissant ses limites.
Dans ce préambule de la charte on retrouve ce qu’il y a dans le film : il existe des possibilités, de l’espoir.

Did : quelle est l’ aire géographique de votre intervention ?

Gaby : L‘alimentation n’a pas d’aire provinciale ou géographique : c’est concrètement l’envie des personnes de répondre (collèges essentiellement) comme dans le film. Il y a 27 cantines. La caisse des écoles a un prestataire privé. Notre site internet pour connaître les écoles que nous touchons : www.Pacifiquefoodlab

Col : comment réagissent les grands groupes de restauration ?

Gaby : oui comme New Rest…

Nous préparons 16 500 repas par jour, c’est un exploit.
Posons nous d’abord la question : quelle importance accorder à ce que les enfants mangent à la cantine ? qu’aiment ils manger ? Ces questions sont rarement posées.

C’est un problème sociétal avec un ensemble d’acteurs. Quel exemple, quel héritage, quelle culture alimentaire veut on laisser à nos enfants ?

Mike : En N Zélande les cantines n’existent pas, c’est aux parents de fournir les lunchs ça m’a toujours intrigué qu’on puisse produire autant de repas aux étudiants ou élèves .


Di : Si on parlait d’énergies renouvelables… Comment se porte ce secteur ?
Aujourdhui peut on conseiller à tout propriétaire de maison d’installer des panneaux photovoltaiques ?

Loic . Synergie est un cluster, un regroupement d’entreprises travaillant dans l’énergie renouvelable, la maîtrise de l’énergie, l’écomobilité.
Dans le documentaire, il y a une énorme mobilisation du maire, de l’élu y en a t il ici ? La classe politique doit être impliquée pour ce genre de démarche.
Les énergies renouvelables ont le vent en poupe en NC – et dans le monde.
Mais il y a toute une démarche (Négawatt) : questionner nos réels besoins énergétiques (sobriété énergétique), puis ensuite les moyens pour assouvir ces besoins (éclairage à led …=> efficacité énergétique) ; une fois ces questions posées on peut partir sur l’énergie renouvelable.

Toutes nos actions ont un impact sur l’environnement.

Oui, c’est devenu rentable en NC d’installer des panneaux photovoltaïques parce qu’on peut racheter du surplus des kwh produits (21 f/kw). Aujourd’hui, 5 MW en production autorisés sur les toitures des particuliers il faut savoir que plus de 80 % de ces achats viennent du crédit d’impôt.
Il y a beaucoup de choses qui se font, on est sur un petit territoire certes mais il y a des technologies qui nous permettent d’être novateurs sur certains secteurs .

Ir : C’est un film intéressant, mais sur un seul village – comme beaucoup d’expériences de vie.
Est ce possible sur une ville ? Les gens sont de plus en plus citadins et vivent dans des mégapoles.
En N-Calédonie les promoteurs sont ils maintenant obligés d’équiper les bâtiments en énergie renouvelable ?

Loic Non, pas d’obligation pour les constructeurs ou promoteurs, pas même de code de la construction !
Il y a un projet de texte sur la réglementation énergétique en NC comme en métropole (avec les RT) pour réduire la consommation d’énergie des bâtiments.
Ce projet de texte est discuté depuis 10 ans mais il est actuellement bloqué sur le bureau du gouvernement: projet écarté quand il y a eu l’accord de compétitivité dans la construction ; on ne désespère pas de le faire aboutir !

JLB Qu’attendons nous exactement pour changer ? La vie passe…
Je n’ai jamais payé de facture d’électricité. Pourquoi attendre ? Rien ne nous y oblige

Di Ce documentaire un peu décousu est très communicatif, inspirant (sur ce même village MM Robin a réalisé un film + abouti et + long, 2 h) .
Je me suis demandé : si on voulait que ça se passe ici, quels sont les facteurs clés ? Pour l’essentiel, sans doute, le facteur humain avec l’engagement exceptionnel du maire, et la taille du village (2200 habitants).
Pour une ville c’est bcp + compliqué.

J : Il faut une démocratie participative ! J’en fais partie au niveau de Nouméa : il y a des jardins municipaux, des apiculteurs. Tous les quartiers sont sollicités.
La mairie essaie de faire des choses mais le gouvernement et le territoire bloquent.

Au salon du jardinage on achète son petit réservoir pour planter ou faire pousser.Tout le toit de la Niçoise est cultivé, le miel a été sélectionnéà Paris ; en Suisse les jardins d’agréments sont remplacés par des choux…

Julie J’arrive de Paris où beaucoup est fait comme débétonner les cours de récréation, refaire des vergers.
La nourriture est très importante.
Ici je signale l’Amap qui a encore quelques paniers ;
et à la Vallée des Colons, la coopérative Coopanous….
https://www.facebook.com/coopanous/
Il y a aussi la récupération de légumes


Di : merci à tous, RVous au mois prochain