MAIN BASSE SUR L’EAU : DEBAT

Débat sur l’EAU : GRATUITE OU MISE EN MARCHE ?
de ce bien commun en voie de raréfaction, privatisation, spéculation !
Débat tenu avec l’aimable participation de
– Lysis SONG, ex bénévole de l’UFC Que Choisir NC,
et membre de l’ADUSIP : Association pour la Défense des Usagers des Services Publics
– Geoffroy WOTLING, (clic image) chef du Service de l’Eau à la Davar

Le représentant de la Davar a souligné que la facture adressée aux usagers  concernait le service de distribution d’ eau potable et que l’ eau n’ était pas une marchandise

En substance, propos de L SONG sur la Gestion de l’Eau en NC
Chacune des 33 commune du Territoire est compétente en ce qui concerne la distribution d’ eau potable et sa tarification de l’ eau. Ces 33 communes du Territoire sont obligées de mettre en place des budgets annexes pour les services publics industriels comme l’ eau, l’ assainissement, les ordures ménagères, etc, …
Ces budgets annexes doivent être équilibrés en recettes et dépenses, sauf dérogations.
Autrement dit «  l’ eau finance l’ l’ eau.»
En principe, les subventions en faveur du budget annexe de l’ eau ne peuvent pas provenir du budget principal des communes Il existe 2 modes de gestion :

1) REGIE PUBLIQUE dotée de la seule autonomie financière : cas de la plupart des communes NC
2) DELEGATION DE SERVICE PUBLIC écomme les communes de Nouméa, Dumbéa, Mont – Dore, Païta, Boulouparis, Bourail, Koumac, etc, dont il existe plusieurs formes
a) L’ affermage comme à Nouméa, à Dumbéa, au MtDore, etc,
b) La concession comme celle du Grand Tuyau avant rachat de tous les titres de la SADET par le SIGN,
c) La régie «  intéressée » comme celle du Grand Tuyau après rachat de tous les titres de la SADET.
———

Par ailleurs a été évoquée l’affaire du « GRAND TUYAU» par lequel on complétait, en cas de besoin, l’eau du Grand Nouméa avec celle de la Tontouta
Intervention de Thierry BLAISOT, Président de l’ADUSIP, lors d’une séance précédente « Jusqu’à la dernière goutte ». Le film portait principalement sur les privatisations des services de l’eau potable au profit de multi nationales comme Vivendi, Veolia, Suez Eaux…

Il se dessine, au moins en France, un large mouvement de remunicipalisations des services de l’eau.Cette reprise en main par les municipalités contribue à une économie non négligeable de l’ordre de 20 %.

J’ai été invité, en tant que président de l’association locale : Association de Défense des Usagers des Services d’Intérêt Public (ADUSIP).

À l’origine, cette association fut créée dans le but de contester le contrat inique liant le syndicat inter- communal du Grand Nouméa (SIGN), à la suite du 1er rapport de la CTC (Chambre territoriale des comptes) de NC, en 2008, portant sur les conditions malsaines qui ont abouti au contrat de construction de l’aqueduc du Grand Nouméa en fin 1998.
Pour le contrat d’investissement d’intérêt public de l’Aqueduc du Grand Nouméa de 8 milliards de francs CFP, on retrouve la plupart des ingrédients du film. :

il n’y eut ni appel d’offres, ni étude préalable, ni cahier des charges !!

Par contre, il y eut
– le secret des affaires, la corruption reconnue et avouée,
un contrat de très longue durée (50 années) avec des frais de fonctionnement étalés sur 50 ans de l’ordre de 50 milliards de francs

– le gaspillage voulu et entretenu de l’eau potable.
– l’assujettissement du monde politique local à la multinationale

Il y eut surtout une dérive intolérable d’un capitalisme ultralibéral, n’apportant aucun service réel et pillant les biens publics.
Où est la société capitaliste dynamique, preneuse de risques, créatrice d’économie et d’emplois ?

Quand une société multinationale comme Suez choisit de s’emparer de pans entiers de la fonction publique, il est clair qu’elle ne prend aucun risque, elle s’assure une véritable rente de situation en devenant une sorte de « fonction publique » privée par délégation.
Cette situation n’a strictement aucun intérêt public.
Elle coûte très cher à l’ensemble des contribuables et citoyens.

Un  historique de cette affaire scandaleuse peut être adressé sur demande

 

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