Documentaire de J-Gabriel Periot (2022 ; 1h23 )
Mardi 11 octobre à 18h – Auditorium Province Sud

Synopsis
A travers le texte du livre « Retour à Reims » (2009) de Didier Eribon, ce film raconte en archives une histoire familiale et politique du monde ouvrier français, du début des années 50 à nos jours.

Adhésion 2022 : 2000 f  ; sur place 20 mn avant

Documentaire de St. Ducandas et C. Riviere ( 2022 ; 1h 13)
Mardi 13 septembre à 18 h ( Auditorium Province Sud )

Synopsis

C’est l’histoire d’un enfant, d’un mari, d’une épouse qui se raccrochent a leurs souvenirs ; ils sont devenus les aidants  de leur proche, atteint de la maladie d’Alzheimer.

 

 

Documentaire de Marie Maurice (2022 ; 1h 20 )

Mardi 9 aout a 18h 00, Auditorium de la Province Sud

Synopsis
Une immersion au sein des Ehpad privés, et un focus sur leurs méthodes “pour maximiser leurs bénéfices, souvent au détriment du bien-être des résidents et des conditions de travail de leurs salariés”.
Dans cette enquête, la journaliste Marie Maurice a notamment infiltré le groupe Korian, leader du secteur en France.
Ce reportage, fruit d’un an et demi d’enquête, fait écho aux révélations de Victor Castanet, dans son livre “Les Fossoyeurs”, publié le 26 janvier dernier aux éditions Fayard. Le journaliste mettait en lumière les procédés du groupe Orpea.
Ces révélations avaient placé le sujet des conditions de vie et de travail dans les Ehpad privés au cœur du débat public.

Film d’Eléonore Faucher ( 2019, 1h 30)

MARDI 12 JUILLET à 18 H
(Auditorium Province Sud)

Synopsis:

Stella a 6 ans mais rentre pour la première fois à l’école. Joyeuse, exubérante, c’est une enfant attachante, mais souvent absente. « Santé fragile », se justifient les parents. « Chutes par maladresse », explique Stella (clic image) quand Céline, son institutrice, découvre des bleus suspects sur le corps de l’enfant. Alors, maltraitance ou réel déficit immunitaire ?
Le doute s’installe et hante ceux qui rencontrent l’enfant. Inquiète, Céline note chaque blessure… jusqu’au jour où la famille déménage sans prévenir.

Vendredi 24 juin, à la FOL ,  une cinquantaine de personnes. Un peu de retard à cause d’un bug matériel..

Débat : Les bénévoles de  l’association APULL ont pu éclaircir certains points et exposer son fonctionnement pour promouvoir l’usage des Logiciels Libres

Précisément  Apull organise en aout  une initiation aux logiciels libres (clic image)       les mercredis soir à l’ACAF Vallée du Tir, du 3 aout au 14 septembre.
Le nombre de places est limité.

Pour en savoir +, aller  sur  apull.asso.nc

SOUS LES RADARS DES ALGORITHMES

un documentaire de Marc  Meillassoux (2021, 1h)

VENDREDI 24 Juin à 18 H  à la FOL – VdColons ;

ENTREE LIBRE et GRATUITE (clic image)
Lire la suite

Documentaire de Séb. Le Belzic (2022, 63 mn)

Ma Femme a du Crédit  (social)

Mardi 14 juin à 18h

Auditorium Province Sud (Artillerie)
Adhésions 2022 : 2000 f
pour s’inscrire, venir 20 mn avant
(CLIC image)

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Vendredi 20 mai à 18h a la FOL (Taragnat )

             Entrée Libre et Gratuite

Quand l’utopie des résistants devint réalité

Documentaire de Gilles Peret ( 2013 ; 1h 37 )
Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à divers partis politiques, syndicats et mouvements (clic image) de résistance vont changer durablement le visage de la France.
Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : « LES JOURS HEUREUX », qui est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises…

Gilles Perret nous conte ainsi cette utopie folle qui, dans cette période sombre, devint réalité à la Libération…

Il décrit les démantèlements opérés depuis sa création, questionne la réalité sociale actuelle et montre comment les valeurs universelles portées par ce programme pourraient irriguer le monde demain.

Débat sur l’EAU : GRATUITE OU MISE EN MARCHE ?
de ce bien commun en voie de raréfaction, privatisation, spéculation !
Débat tenu avec l’aimable participation de
– Lysis SONG, ex bénévole de l’UFC Que Choisir NC,
et membre de l’ADUSIP : Association pour la Défense des Usagers des Services Publics
– Geoffroy WOTLING, (clic image) chef du Service de l’Eau à la Davar

Le représentant de la Davar a souligné que la facture adressée aux usagers  concernait le service de distribution d’ eau potable et que l’ eau n’ était pas une marchandise

En substance, propos de L SONG sur la Gestion de l’Eau en NC
Chacune des 33 commune du Territoire est compétente en ce qui concerne la distribution d’ eau potable et sa tarification de l’ eau. Ces 33 communes du Territoire sont obligées de mettre en place des budgets annexes pour les services publics industriels comme l’ eau, l’ assainissement, les ordures ménagères, etc, …
Ces budgets annexes doivent être équilibrés en recettes et dépenses, sauf dérogations.
Autrement dit «  l’ eau finance l’ l’ eau.»
En principe, les subventions en faveur du budget annexe de l’ eau ne peuvent pas provenir du budget principal des communes Il existe 2 modes de gestion :

1) REGIE PUBLIQUE dotée de la seule autonomie financière : cas de la plupart des communes NC
2) DELEGATION DE SERVICE PUBLIC écomme les communes de Nouméa, Dumbéa, Mont – Dore, Païta, Boulouparis, Bourail, Koumac, etc, dont il existe plusieurs formes
a) L’ affermage comme à Nouméa, à Dumbéa, au MtDore, etc,
b) La concession comme celle du Grand Tuyau avant rachat de tous les titres de la SADET par le SIGN,
c) La régie «  intéressée » comme celle du Grand Tuyau après rachat de tous les titres de la SADET.
———

Par ailleurs a été évoquée l’affaire du « GRAND TUYAU» par lequel on complétait, en cas de besoin, l’eau du Grand Nouméa avec celle de la Tontouta
Intervention de Thierry BLAISOT, Président de l’ADUSIP, lors d’une séance précédente « Jusqu’à la dernière goutte ». Le film portait principalement sur les privatisations des services de l’eau potable au profit de multi nationales comme Vivendi, Veolia, Suez Eaux…

Il se dessine, au moins en France, un large mouvement de remunicipalisations des services de l’eau.Cette reprise en main par les municipalités contribue à une économie non négligeable de l’ordre de 20 %.

J’ai été invité, en tant que président de l’association locale : Association de Défense des Usagers des Services d’Intérêt Public (ADUSIP).

À l’origine, cette association fut créée dans le but de contester le contrat inique liant le syndicat inter- communal du Grand Nouméa (SIGN), à la suite du 1er rapport de la CTC (Chambre territoriale des comptes) de NC, en 2008, portant sur les conditions malsaines qui ont abouti au contrat de construction de l’aqueduc du Grand Nouméa en fin 1998.
Pour le contrat d’investissement d’intérêt public de l’Aqueduc du Grand Nouméa de 8 milliards de francs CFP, on retrouve la plupart des ingrédients du film. :

il n’y eut ni appel d’offres, ni étude préalable, ni cahier des charges !!

Par contre, il y eut
– le secret des affaires, la corruption reconnue et avouée,
un contrat de très longue durée (50 années) avec des frais de fonctionnement étalés sur 50 ans de l’ordre de 50 milliards de francs

– le gaspillage voulu et entretenu de l’eau potable.
– l’assujettissement du monde politique local à la multinationale

Il y eut surtout une dérive intolérable d’un capitalisme ultralibéral, n’apportant aucun service réel et pillant les biens publics.
Où est la société capitaliste dynamique, preneuse de risques, créatrice d’économie et d’emplois ?

Quand une société multinationale comme Suez choisit de s’emparer de pans entiers de la fonction publique, il est clair qu’elle ne prend aucun risque, elle s’assure une véritable rente de situation en devenant une sorte de « fonction publique » privée par délégation.
Cette situation n’a strictement aucun intérêt public.
Elle coûte très cher à l’ensemble des contribuables et citoyens.

Un  historique de cette affaire scandaleuse peut être adressé sur demande

 

documentaire de Jérôme Fritel ( 2021 ; 55 mn )
MARDI 10 MAI à 18 h
(Auditorium Prov. Sud)

Synopsis

Après l’or et le pétrole, voici venu le temps de la ruée vers l’eau.       Les populations augmentent, l’agriculture s’étend, ajoutez à cela, la pollution et le réchauffement climatique.  Partout sur le globe, (clic sur image ) la demande en eau explose. En 2050, au moins une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries d’eau chroniques. De quoi attiser les convoitises des géants de la finance qui ont décidé de s’attaquer à ce secteur en y investissant des milliards d’euros.

Adhésion 2022 : 2 000 f
Séance découverte : 500 f

Vendredi 22 avril à 18 h à la FOL (rue Taragnat)

ACCES LIBRE ET GRATUIT

Sinopsis de Hacking Justice (2021 ; 1 h 20 )

Julian Assange a créé WikiLeaks en 2006, outil de publication crypté qui a permis de mettre au jour les pratiques des gouvernements et des multinationales sur la guerre (clic image), l’espionnage et la corruption.
Avec les fuites transmises à WikiLeaks en 2010 par Chelsea Manning, révélatrices de crimes de guerres et de mensonges des États-Unis, Julian Assange est devenu une cible.

Ce documentaire commence en 2012, quand il se réfugie dans l’ambassade d’Équateur à Londres où il restera confiné jusqu’à son arrestation en 2020 en vue de son procès en extradition aux USA. Pendant sept ans, ce film suit, pas à pas, la défense de Julian Assange, coordonnée par le célèbre avocat Baltasar Garzón.

Une histoire aux implications politiques profondes sur la justice et la liberté d’informer.

     de John Pilger  (2010 ; 1h 36)

     MARDI 12 AVRIL  à 18h 00
(venir 30 mn  avant pour s’inscrire )
à l’Auditorium de la Province Sud

Ce documentaire traite surtout de la guerre en Irak (2003), mais pas seulement.
C’est une critique acerbe du rôle des médias de masse, (CLIC image à gauche) conduits à agir en agents de propagande gouvernementale lors des guerres contemporaines ; alors  que d’autres journalistes sont en première ligne, en péril au nom de la liberté de la presse.

Il nous incite à ne pas nous laisser abuser :  le choc des images ne doit pas remplacer l’analyse des faits, ni l’émotion submerger la raison.
Cette problématique reste d’une actualité brûlante.

Adhésion pour l’année 2022 : 2000 f
Possibilité de 1ere Séance découverte : 500 f

Notre programme est consultable sur le site

AG de CINECITOYEN  Vendredi 1er avril à 17h30
à la FOL  rue Taragnat (VdColons)

Vous pouvez venir renforcer notre Bureau
– en tant que membre élu par l’AG ( candidatures à adresser au moins 3 jours avant par mail ou tél)
– en devenant ” membre  associé ” pour aider occasionnellement à certaines tâches : accueil, animation de séance, choix de documentaires, aide a projection ..

Nous vous attendons nombreux et le verre de l’amitié clôturera notre 1ère rencontre citoyenne de l’Année 2022

Un documentaire de G. Perret et F. Ruffin  (1h 24 ; 2020)
A 18h 00 a l’Auditorium de la Province SUD
Entrée LIBRE et gratuite … dans la limite des places disponibles !
et avec MASQUE et PASS SANITAIRE

 Synopsis

Quelle drôle d’équipe : les députés  En Marche  Bruno Bonnell et l’Insoumis François Ruffin !
Pourtant … C’est parti pour le premier ” road-movie parlementaire ” à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants , de nos malades, de nos personnes âgées .

Avec  ce plaidoyer pour ces métiers du lien oubliés et perpétuellement dévalorisés,
François Ruffin coiffe fièrement sa double casquette de député-cinéaste et signe un documentaire explosif, mais surtout profondément humain.

Une entreprise de « politique au cinéma » justifiée par l’urgence et la nécessité de combattre des inégalités insupportables qui perdurent.

Labos Tout Puissants
Documentaire de Luc Herman (2020 ; 1h 27 )
A VOIR sur ARTE à 20h 55

A eux seuls, cinq Laboratoires Pharmaceutiques contrôlent la majeure partie de la fabrication de médicaments. Pour conserver leur monopole, ils minimiseraient, voire occulteraient, certains effets indésirables de leurs produits.
Alors que l’industrie pharmaceutique bénéficie largement des innovations de la recherche publique, les prix des médicaments atteignent des sommets. Entre intense lobbying et ententes illicites, les laboratoires déploient d’efficaces stratégies pour préserver leurs exclusivités.

Ce documentaire éclaire le nouveau paradigme du secteur pharmaceutique : concentrations, financiarisations, course effrénée aux profits, et menaces sur les systèmes de Santé Publique

Pas de débat en salle, on peut publier ou envoyer des commentaires

Enquête sur un nouveau fléau

Documentaire de C. Dannoritzer ( 1h33 ; 2019 )

Comme chaque mois, à 18h 00 à l’auditorium de la Province Sud

Synopsis:

À l’image de la tragédie qui embrase l’Australie, des incendies géants et incontrôlables dévorent les forêts partout dans le monde. Cet état des lieux planétaire explique en détail pourquoi les “mégafeux” vont se multiplier, et comment réagir.

Dans cette enquête, Cosima Dannoritzer (réalisatrice de Prêt à jeter ) part à la rencontre de pompiers, de scientifiques et d’experts du feu, de l’Europe à l’Indonésie en passant par les USA et le Canada.
Elle montre que la plupart des forêts du globe constituent de véritables “bombes à retardement”, susceptibles de se déclencher à la moindre étincelle. Les cataclysmes actuels constitueraient les signes avant-coureurs d’une nouvelle ère, celle du “Pyrocène”.

 

Documentaire de Thierry Robert ( 2017, 1h 31)

V 25 juin à 18 h à la FOL (rue Taragnat)

ENTREE LIBRE ET GRATUITE

Il est désormais médicalement possible de choisir le sexe de son enfant, et jusqu’à la couleur de ses yeux, par sélection d’embryons avant l’implantation.
Une enquête stupéfiante dans le monde des bébés à la carte, qui questionne le pouvoir démiurgique de l’homme sur la nature.
Ce documentaire édifiant revient sur la procréation médicalement assistée et ses dérives pour faire des “bébés calibrés”.

un documentaire de P. Vasselin et F. Cuveilier ( 55 mn; 2020)

Auditorium de la Province Sud  à 18h 00
Venir 20 mn avant pour s’inscrire
(voir en page d’accueil notre programme pour  2021)

Synopsis
Pourquoi a-t-il fallu des décennies pour admettre officiellement que le tabac était dangereux ?
Comment expliquer que beaucoup  croient encore les activités humaines sans conséquence sur le changement climatique ?
Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment responsables de la surmortalité des abeilles ?
Des laboratoires aux réseaux sociaux, des batailles planifiées à coups de millions de dollars et d’euros ; cette enquête à cheval entre l’Europe et les États- Unis dévoile les contours d’une offensive méconnue, pourtant lancée dès les années 1950.

 

COMMENT LES MEDIAS RACONTENT LE COVID
de B. Crutzen (1h 10 ; 2020 )
Vend.  21 mai  à la FOL (rue Taragnat)    ENTREE LIBRE
 
Les médias sont ils responsables de cette psychose collective, engendrant des réponses disproportionnées ?
Nous sommes témoins d’une véritable guerre de l’information
entre “grands médias” et “médias alternatifs” (réseaux sociaux, blogueurs, youtubeurs, ..) Chaque camp produisant des fake news…
“Complotiste ” tend à discréditer toute parole, même scientifique, n’émanant pas des autorités.
Des témoignages et des analyses salutaires pour l’esprit critique

Projection-Débat : Le maintien de l’ordre à la française

Un film de David Dufresne  (2020,  1h 26)
Auditorium de la Province Sud

Alors que s’accroissent mécontentement et colère devant les inhistices sociales, les manifestations citoyennes sont réprimées avec de plus en plus de violence.

Ce documentaire nous invite à interroger la légitimité de l’usage de la violence par l’Etat.

Adhésion 2021 : 2 000 F        Inscriptions sur place dès 17h 30

 

La séance initialement prévue mardi 9 mars est reportée au MARDI 20 AVRIL à 18 H

ENTREE LIBRE ET GRATUITE

Pour adhérer pour l’année,  merci de venir 1/2 h avant si possible

A bientôt !

SEANCE REPORTEE AU MARDI 23 MARS

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Mardi 9 mars à 18h à l’Auditorium de la Province Sud

en lien avec la Journée internationale des Droits des Femmes

 Projection Débat : FEMALE PLEASURE

 de Barbara Miller (2019, 1h37)

   ENTREE LIBRE ET GRATUITE

Synopsis

   « Que s’est-il passé, il y a des milliers d’années pour qu’ils s’attaquent à nos corps ? nous contrôlent, nous mutilent, nous frappent… »  s’indigne Leila, une des 5 héroïnes de ce magnifique documentaire.
Elles viennent du monde entier, et pourtant elles racontent toutes la même histoire, celle du patriarcat… qui n’a ni frontière, ni religion .
C’est un fléau universel, qui s’appuie simplement sur différents ressorts politiques, sociaux et culturels en fonction des pays.

MAIN BASSE SUR L ENERGIE : le Débat

Loic Marin Cochet Cluster énergie

Pour le réalisateur je serais un des acteurs avec des dents de vampire…
Mais ici en NC on n’a pas la même libéralisation que la France. C’est vrai, il y a de plus en plus d’acteurs et le gouvernement ouvre des tranches d’appel d’offres en énergies renouvelables

Il faut quand même se rappeler qu’en1997, la N-Calédonie était dépendante du pétrole à 97%

Il y a des acteurs qui se mobilisent comme Engie et des porteurs de projet pour les énergies renouvelables. Il faut savoir que cette transition énergétique est nécessaire mais donne lieu à des appétences de groupes.

Dans ce documentaire, je suis surpris de ne pas voir la CRE Commission de la Régulation de l’Energie en France qui régule les prix et les dérives ; et on n’a qu’une partie de la vision par rapport à la libéralisation de ce secteur d’activité

Il faut souligner la production d’électricité pour la mobilité pour la N-Calédonie pour la production électrique avec les métallurgistes Vale Doniambo

La production hydraulique barrage de Yate

Il est prévu qu’en 2030 100% énergie sera renouvelable hors métallurgie

X : Notre sentiment sur le reportage -sur un secteur particulier la privatisation du service public-  : effectivement la libéralisation a ses effets de renchérissement des services, les effectifs baissent dans les services publics de l’énergie même chose pour la sécurité les hôpitaux les écoles

Colette : en Australie 80% de l’énergie provient des matières fossiles, en France 80% provient du nucléaire, mais barrages hydrauliques et énergies renouvelables en N-Zélande : 100%

Christian : il ne faut pas être dépendant d’autres états. Par exemple la vente d’Alsthom à General Electric a conduit à perdre la maitrise sur le nucléaire puisque la France ne fabrique plus les générateurs de l’énergie nucléaire
Je ne vois pas comment un service privé peut être plus rentable qu’un service public
c’est une question

il faut placer une transition écologique

X : Un barrage à Yaté une société privée pourrait-elle engager de tels investissements ?
en 1952 la SLN a construit ce barrage

La distribution est assurée par ……on voit KNS qui représente une ……. destinée uniquement pour la mine et non connectée au réseau. sinon pour 30 mégawatt près de 400 000 tonnes centrale de Népoui au fuel lourd (53000 megawatt) à démonter en 2024 ; vingtaine de mégawatt petite centrale hydraulique et quelques petites centrales au fil de l’eau pour fournir de l’énergie au centrale centrale solaire de 3 /10 /7 mégawatt

Pascal : Aujourd’hui il y a une quinzaine de projets pour 100 mégawatts ainsi Boulouparis est la plus grosse centrale solaire de France. Il faut aussi pouvoir assurer avec du stockage pour que le réseau ne soit pas perturbé. Il faut savoir aussi ce qui se passe à Lifou une des premières iles 100% à énergie renouvelable qui a un groupe qui tourne avec de l’huile de copra, une éolienne solaire donc de l’énergie propre. Il y a eu inauguration d’une unité de stockage avec la tenue de la fréquence d’approvisionnement.

Michel : une centrale de kérosène dans le sud en cas de besoin ou de panne kérosène centrale de Doniambo usine de la SLN qui approvisionne aussi 10% de la population. Il y a au total 100 megawatt avec des projets d’éolienne sur la NC (quelques unes à Lifou et Maré), une centrale à charbon pour Vale et ile des pins solaire à terme .

Rosa : quelle différence entre Enercal et EEC ; nous avons invité Enercal qui a repondu ne pouvoir venir, et EEC qui n’a pas répondu.

Luce : Enercal est une société d’économie mixte qui appartient au territoire et un peu à EEC . Enercal fait la distribution et a le monopole du transport électrique.
S’il y a manque de production comme par exemple en 2004 où la chute de poteaux massifs avait entrainé une rupture du transport de l’électricité c’est Enercal qui intervient.

EEC est un distributeur.
La ferme éolienne de Plum actuelle fonctionne sur le photovoltaïque. On a pris le même système en France. On a promis une rentabilité sans avoir les indices pour la baisse des prix sur l’électricité. On n’a pas su se protéger.
Le pire c’est l’installation de petites productions individuelles solaires garantie par le gouvernement pour renvoyer sur le réseau. On achète à un prix donné qui va pénaliser des gens qui n’ont pas les moyens de le faire. Serons-nous un terrain de manœuvre pour expérimenter des nouveaux panneaux que nous payons en taxes indirectes sur l’essence.

Pascal : Pour la centrale photovoltaïque, on est en période d’instruction.
Il faudra 20 à 25 ans pour que le prix du kw photovoltaïque descende. Dans les 6 ans il faut que le projet photovoltaïque soit rentable sans foire d’empoigne entre producteurs ; le photovoltaïque est le moins cher.

C’est une volonté du gouvernement de développer une activité qui emploie 200 personnes.
Le tarif de revente ne va pas permettre de faire descendre de 70 milliards l’achat de produits pour l’énergie en Nouvelle Calédonie.r

Energie électrique : EEC vend a 35 f le kwh est tachète a 21 f

Le photovoltaïque apporte aussi d’autres services, ainsi il permet de ne pas renforcer la ligne de transport électrique sur la cote ouest

Je voulais aussi signaler qu’il n’y a pas d’augmentation du prix de l’énergie depuis 11 ans .

X : Le documentaire était sur la métropole mais ici c’est pareil pour le particulier.
Il y a une semaine, j’ai jeté d’anciennes factures d’électricité . Actuellement je paie plus du double de consommation. Pour qui ça coute pas cher ?? Ce serait bien que le monsieur pour le photovoltaïque nous explique cette démarche trop simple pour le particulier !

Y : Il y a une composante de stabilisation et c’est le contribuable qui paie. Je voulais attirer votre attention : en N-Calédonie, la production est en concurrence, n’importe qui peut postuler, ce n’est pas une mission de service public. Je ne trouve pas que quelqu’un ait une vision globale claire de la politique de l’électricité.
La distribution est faite par Enercal mais dans le Nord la distribution se fait à l’échelle de la commune. Chaque commune fait sa propre cuisine, Enercal ou EEC, il y a une bagarre sur la distribution d’électricité entre EEC et Enercal.

La CRE a suggéré que les deux opérateurs se rapprochent avec un seul opérateur pour le transport et la distribution pour que ça coute moins cher au consommateur et au distributeur

Nollet, installateur de photovoltaïque : J’ai une société locale avec des gens locaux. L’intérêt c’est d’arriver à un cadre d’autoconsommation par rapport à une installation avec un petit investissement de départ de 600 000 à 1,7000000. On peut faire un crédit pour y accéder plus facilement et on a un retour sur 3 à 4 ans. La technologie a évolué sur le panneau et on arrive à produire et gérer la consommation d’énergie. Il faut essayer de faire payer par le soleil par exemple climatiser dans la journée pour ne pas solliciter le courant électrique le soir.

Michèle : question : Luce a dit que ça pouvait faire monter les prix, par quel mécanisme ?

Luce : Aujourd’hui l’électricité est rachetée à 21 f elle est revendue à 35. Les gens qui sont en production et qui sont connectés au réseau profitent du réseau et ils revendent. Ils augmentent les couts non fixes du réseau qui va peser sur ceux qui n’ont pas les panneaux. Les installations sont amorties sur 3 ou 4 ans mais garanties sur 20 ans. Ce sont les gens là qui vont supporter l’augmentation des prix. La Polynésie est allé ainsi dans le mur comme la Californie.

Nollet : La Dimenc parle de descendre ce prix à 15 f pour une installation 6 7 ans pour amortir

Luce : Les rapports de la CRE ne sont jamais rendus.

Helène : Je pense que l’amortissement se fait au bout de 4 à 7 ans

Nollet : en 1950 on a lancé dans l’espace des panneaux satellites qui fonctionnent encore dans l’espace, on ne change pas les panneaux ils sont garantis à production

C’est une production possible.

Michel : A Doniambo on utilise du fuel lourd, on parlait d’un remplacement en discussion avec du charbon mais la SLN ne peut plus construire son four à charbon.

la ferme photovoltaïque de 15MGW vend son énergie à Enercal mais avec des contraintes très fortes : ainsi ils doivent prévoir 24 h à l’avance leur production avec au maximum 10% d’erreur sinon ils ont une amende. La prévision météorologique n’est pas facile.

Rosa : Et les éoliennes société d’Enercal Aerowatt EEC ??. On constate que des 100MGW produits par les éoliennes, on n’en a que 50 quant au photovoltaïque il dépasse en production l’éolienne.

Colette : Le comité formé par Eramet et le gouvernement a parlé de l’hydrogène pour approvisionner Doniambo. Il mettrait un bateau près de l’usine sur lequel l’hydrogène importé serait stocké puis envoyé à Doniambo.

Françoise : Je voulais signaler que la SLN ne pouvait remplacer sa centrale donc la N-Calédonie allait construire la centrale qui servirait de back up à la SLN . Mais la SLN ne veut pas s’engager à acheter cette électricité. On a pensé à une entreprise extérieure. Donc cela n’appartiendrait pas à la NC? Ce ne serait pas une mission de service public ? L’enjeu électrique de la NC ?

V : Je voulais juste dire que l’énergie la moins chère c’est celle qu’on ne consomme pas.

Colette : je voulais aussi parler de recherche sur la fusion nucléaire. Depuis les années 1950, il n’y a aucune application industrielle de la fusion à la production d’énergie qui n’a encore abouti. Les ingénieurs se heurtent à la difficulté de créer et de maintenir une température de plusieurs millions de degrés dans un espace confiné. Mais c’est une énergie possible

V : Il y a un chercheur Adams il a fait un brevet libre d’énergie sur un générateur donc de l’énergie libre thermo-dynamique . Mais les USA l’ont expulsé et il est mort en Nouvelle Zélande. Ses travaux sont très intéressants pour la production d’énergie

La controverse de Valladolid : CR du Débat
(avec 2 mois de retard, pardon !)

Jeanne : comme l’a dit JP Carrière le coté positif pour les Indiens c’est que les Espagnols les considèrent comme des humains. L’esclavage existait chez les Indiens puis il y a eu les noirs puis la colonisation, les richesses, les échanges. L’histoire c’est aussi parfois des colonisations qui sont moins violentes comme en Asie même si elle a été violente. Dans le film ils disent « Pourquoi tant d’or ? ils veulent le manger ! »

Rosa : je rappelle que 30 ans avant la découverte de l’Amérique il y avait des esclaves. Bartolomé de las Casas comme on le voit était excessif dans la description des massacres mais il a fait 14 ou 15 voyages pour plaider la cause des Indiens. Les rois ont décrété des lois, les lois de Burgos, pour que les Indiens soient bien traitées. Jules Cesar a donné quand il a vaincu les gaulois un homme et une femme à chacun de ses soldats.

Colette : il y a à notre époque des esclaves actuellement et ça dure depuis longtemps. Je pense que c’est l’économie de marché qui a besoin d’esclaves ou de main d’œuvre bon marché pour être concurrentielle.

Didier : je voulais aussi souligner les prestations des acteurs, la qualité de l’argumentation, les sophismes.
Je pense que ce film est adéquat pour former a la philosophie des jeunes, par exemple des lycéens. C’est un film très actuel.

Michèle ce à quoi me fait penser le film c’est que la chrétienté n’a pas été très tendre avec les non chrétiens. On voit que dans l’islam radical on est prêt à tuer des gens qui ne pensent pas selon l’islam radical : on doit tuer les infidèles qui ne veulent pas embrasser la vraie foi

Geneviève : les arabes ont aussi kidnappé des blancs qui étaient des esclaves à une certaine époque.

Jeanne : tous ces arguments relèvent de l’histoire du monde, de la domination, de l’esclavage et de cette violence intrinsèque à l’homme.
La violence est détournée dans l’art, la littérature elle est canalisée dans les civilisations ou si elle n’est pas canalisée elle monte.
On est le résultat de sa culture de son environnement. En Asie on peut circuler avec une certaine sérénité surtout pour les femmes. Les humains se sont toujours battus des fois pour un lopin de terre, on sort la carabine pour prendre le terrain c’est pas si évident.

Alain : je ressens bien les sentiments de certains mexicains ; mais aussi en équateur ou il y avait de l’or et du plaqué or dans les églises, c’était à vomir tant il y avait de l’or. Il faut savoir que les indiens ont participé à la construction mais n’avaient pas droit d’y entrer. On leur donnait une âme mais il y avait une réflexion à pousser beaucoup plus fort

Rosa : je réponds à Michèle qui fait un amalgame avec l’islam radical d’aujourd’hui- c’est que l’islam radical touche des français des européens qui ont été éduqué à l’occidental.
On ne peut pas comparer avec 1550 où on ne savait qui étaient ces gens. Lorsqu’Alain parle de ces églises qui ont été construites au XVI c’était la même chose elles étaient remplies d’or c’était comme ça c’est tout.

Michel je compare pas le XV ou XVI avec aujourd’hui ce que je compare c’est l’idée qu’on a le droit de tuer au nom d’un dieu. Il me semble que c’est la même chose aujourd’hui avec l’islam radical

Didier on peut dire la même chose et on s’exprime avec la seule la violence qui est intrinsèque à l’homme. Elle est aussi forte chez l’homme ou chez la femme.

Mike beaucoup de civilisations ont pratiqué des sacrifices humains, beaucoup l’ont fait comme Abraham même ici on Nouvelle Calédonie on a sacrifié des personnes à Bourail sur l’autel des sacrifices. C’étaient des gens engraissés qui en cas de diète étaient mangés pour apaiser les esprits des dieux. On en trouve partout dans l’histoire de l’homme. Quant à l’or on en trouve partout dans les édifices les temples

Christian : je suis un peu étonné : durant la colonisation tous les prétextes sont bons pour exploiter les autres. Le prélat va justifier la traite des noirs pour des raisons économiques je trouve que ce film on peut le passer à la ligue des droits de l’homme.

Alain à propos de l’or ça n’avait aucune valeur marchande pour les Indiens. Ils s’en servaient pour donner de la lumière

Colette : la violence est elle intrinsèque à l’homme philosophiquement ?

Florence : Je veux pas lancer une bombe, j’aime bien ramener ça à quelque chose de contemporain. Les gens ils sont sales ce sont des propos que j’ai pu tenir moi même. On a beaucoup de mal avec ce qui est différent de nous mais aujourd’hui on a les mêmes propos on ne comprend pas on se croit toujours un peu supérieur.

Colette c’est très difficile d’enlever ses propres lunettes intellectuelles pour voir l’autre

X : Les animaux ont ils une âme ? c’est bizarre quand on voit tout ça, rien n’a changé les choses se sont déplacés. On fait des tours qui ressemblent aux églises, il y a des débats du memee type

Christian les animaux ont-ils une âme ? on peut se poser la question sinon sur l’intelligence, au moins sur la capacité d’amour, d’empathie.

Pour conclure c’est un beau film il y a pas mal d’intervention sur la nature de l’homme. les progrès technologiques vont très vite mais on est loin au niveau de l’intelligence. J’ai lu un bouquin sur la collapsologie : l’homme est capable de se détruire lui même pour finir entre 6 planches

Rosa si vous voulez visionner les 13 mn de jean claude carrière on peut vous le transférer par we transfer

UN MAL CALEDONIEN ?

Un documentaire de Thomas Douchy (2019 ; 52 mn)

Mardi 9 décembre à 18h à l’Auditorium de la Province Sud

Une projection-débat en partenariat avec la LDH-NC (*)

Entrée libre et gratuite

Synopsis
Un mal fort répandu n’épargne pas la Nouvelle-Calédonie : ce sont les discriminations, qui nous concernent tous.
Or le « Bien vivre ensemble » est un enjeu majeur pour une société multiculturelle comme la nôtre, marquée par l’Histoire, des conflits récents et des inégalités socio-économiques .
Ce documentaire enquête sur les conditions d’accès au logement et à l’emploi, et interroge l’efficacité des mesures correctrices

(*) Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen

Les indiens ont ils une âme ?

une fiction, réalisée par JC Carrière en 1992 (1h 27)

Mardi 9 décembre à 18h à l’Auditorium de la Province Sud

Mercredi 25 nov à 18h, Auditorium Prov. Sud
un documentaire de Stefanov et Kotevska (2019, 1h26)

en partenariat avec l’UFFO ( Union des Femmes Francophones d’Océanie)
et avec le soutien d’Anuu-ru Aboro

ENTREE LIBRE ET GRATUITE

Synopsis

En Anatolie, une femme, gardienne d’un équilibre fragile, vit  seule, avec sa mère, malade, dans une ferme sans électricité ni eau courante. Gardienne d’un équilibre fragile, en harmonie avec la Nature, elle survit en vendant du miel en petites quantités.
Elle voit sa façon de vivre menacée par des nouveaux voisins, qui sont dans un rapport de prédation envers la nature.

Vendredi 20 novembre à 18h00 à la FOL (rue Taragnat)
Entrée libre et gratuite

LAICITE : 30 ans de fracture à gauche

un documentaire de Th. Legrand et P. Pallier (2020, 1 h)

Avec l’aide d’archives de l’INA commentées par des responsables politiques,
l’histoire du débat qui déchire la gauche sur la laïcité, depuis l’apparition d’un  Islam revendicatif à la fin des années 80 .

Deux sensibilités n’ont cessé de s’affronter : l’universalisme républicain et le respect des différences.
L’attentat à Charlie Hebdo en 2015 n’a guère réduit l’écart entre partisans d’une laïcité rigoureuse et ceux d’une laïcité “inclusive ” .
    
Après l’assassinat de Samuel Paty, et avec la loi sur les séparatismes impulsée par le gouvernement, la laïcité revient au cœur des débats et de notre société.

mardi 10 novembre 18h 00, Auditorium Prov. Sud

Documentaire de Gilles Balbastre  (2018, 1h 22)

Synopsis

Depuis 2007, le secteur de l’énergie est entièrement ouvert à la concurrence.
Mais il faut remonter à la fin des années 90 pour connaître une série de lois libérales
qui va démembrer pierre après pierre le service public incarné par EDF et GDF.

Faute d’information, le citoyen lambda mesure mal les conséquences de cette dérégulation.
Peu d’entre nous savent que nous nous sommes mis à remplir les poches d’une infime minorité
et que l’électricité est devenue en grande partie un polar de série B.

PANDEMIES 13 OCTOBRE 2020

Compte rendu du débat

Intervenants :
Jean Bernard Bouvier, épidémiologiste Institut Pasteur (à titre perso)
J-Yves Charlot, psychiatre
Gérard Sarda Ligue des Droits de l’Homme
Jérémy Anso, Docteur en Biologie,
Séverine Blaise, économiste
Michèle John, médecin confinée

Christian rappelle, comme d’habitude, les règles du débat

Cor : Ce film est un bon récapitulatif historique. Un chercheur du film y déclare « je crains pour bientôt un virus très contagieux, qui passe par voie aérienne ou manuportage, et qui attaque les voies respiratoires » et c’est exactement ce qui se passe pour le coronavirus ! Ce film fait un peu peur mais tombe en plein dans le mille avec l’actualité.
Quelle différence entre un virus et une bactérie ?

JBB  : Un virus c’est à la limite du vivant, il ne peut pas se reproduire tout seul il lui faut un hôte, contrairement à une bactérie.

Col : J’ai vu un documentaire sur la pandémie du sida qui serait due à un vaccin sur la polio fabriqué à base de chimpanzés qui possèdent ce virus du sida mais à l’état latent.

Did : Attention aux faux scoops, nombreux ces temps ci (ex Dr Wonner) Toujours vérifier : à quand ça remonte et recouper avec d’autres sources !

JBB : Le virus du sida existe depuis les années 30. En Belgique il est passé du singe à l’homme : on a retrouvé des sérums qui avaient été préservés en Belgique

Mik : Dans le 2ème film, peut on revoir ces graphiques en rapport à des contaminations actuelles ?

Did : il y a 4 catégories d’indicateurs, ce sont des moyennes journalières lissées sur une semaine  : sont présentées les évolutions des nombres :
de testés positifs, d’hospitalisés, d’admis en réanimation, de décès.
Ce dernier est le + significatif de la gravité mais il a 2-4 semaines de retard sur la contagion

JBB Dans l’hémisphère nord, le nombre d’infectés est en augmentation mais pas celui des morts.
On apprend tous les jours !
Maintenant il y a des données qui inquiètent : l’âge moyen des cas positifs est passé de 33 ans en juillet/aout à 53 ans en sept/octobre :
Le mélange inter-génération ne s’est pas fait, l’âge augmente.
Et aussi on a un retard des chiffres des services hospitaliers débordés en France.
Le virus se développe moins ; mais en hiver mais on vit ensemble, confinés par le froid, la transmission intra-foyers va augmenter ; et les six prochains mois vont être assez durs.

Th : Pourquoi ces différences de nombres et de statistiques entre les pays ?

Jér : Les populations différent : urbanisation, densité démographique.
ainsi la propagation du virus aux USA est différente : chaque état a sa politique propre

JBB : Par rapport aux chiffres, il y a des politiques de test différentes, des façons de rapporter différents : ma consommation d’aspirine a augmenté ces derniers mois !

X : le traitement de Donald Trump a t il été divulgué ?

Ch : A t il été vraiment malade ? ou est ce un début de campagne ? (rires)

Mike : Les formes de contamination se font par rapport à des animaux. c’est quelque chose à réfléchir si on veut éviter des pandémies qui mettent l’humanité à genoux. Il faut surveiller notre consommation de viande et notre façon d’élever les animaux.

JBB (?) On a tous en tête les dommages de ces pandémies mais on ne parle pas des conséquences socio-économiques. La planète entière a des problèmes sauf quelques milliardaires. On est en train de parler d’un avant et d’un après,

Sév : Ce qui nous arrive ce sont les conséquences directes de notre modèle de développement c’est le résultat de phénomène d’urbanisation massive, du développement incontrôlé ; c’est la destruction du vivant pour maximiser le Profit, qui reste le critère premier de notre développement.

Ces crises systémiques sont les résultats des politiques financières et économiques ; avec l’accroissement des échanges : transports, informatisation ; on détruit la planète ; et on a accru terriblement les inégalités.

Rosa : La Corée du Sud s’est bien préparée et il n’y a pas eu les conséquences économiques et sociales qui se passent en Angleterre en France. Il faut bien souligner une incurie de nos dirigeants.

Sév : C’est clair que les politiques publiques mises en œuvre ont une grande influence, ce qui les a menées à l’incohérence et l’incompétence à gérer la crise.
Les pays asiatiques ont des politiques publiques mieux ciblées avec des politiques de dépistage antérieures. Cela influe sur les conséquences économiques et sociales. Il faudrait changer de modèle.

Col : Quand on regarde les pandémies dans l histoire, elles se caractérisent par la peur, la rumeur – qu‘on pourrait attribuer ici aux médias- le confinement ou la fuite, et le renforcement des classes sociales les plus riches. Historiquement les pandémies n’ont pas abouti à des changements de société

Ch : Il y a effectivement la peur ; mais aussi la perte de sens avec des injonctions contradictoires qui créent l’anxiété et le manque de sens comme pour les masques. On est passé de « ça ne vaut rien » à « il faut en porter ». Tout cela est destructeur de sens.

JYC : Je pense qu’il y a manque de communication. On a peur de se contaminer, de contaminer l’autre. Le confinement, le port du masque apportent de l’anxiété. On est passé de 13,5% d’anxieux à 27 % pendant la covid.
Le télétravail peut avoir des aspects positifs mais chez des gens qui doivent travailler avec des enfants à garder à la maison… il peut provoquer des burn out chez beaucoup de personnes.
Brusquement les médecins travaillent non stop, l’anxiété se propage.

Ch : l’anxiété aussi chez les anciens qui sont isolés,

JYC : S’ils n’ont plus leur entourage, s’il n’y a plus cet environnement affectif, on trouble leur vie.

C’est la peur, à cause de la difficulté de poser des préconisations simples et claires. Cela provoque des mouvements anxiogènes sur des réseaux sociaux. On est complètement manipulés.
Il y a des dénis complets et des dérives avec des personnes qui se protègent des peurs en refusant la peur. Mais imaginons un virus qui nous coupe internet… (sourire)

Mich : la peur a été la réaction initiale de tous, mais ensuite il y a eu de la résilience et maintenant ils sont moins nombreux à avoir peur.
En France les jeunes savent qu’ils ne sont pas la cible de la covid sévère ; on a fermé pas mal d’université et fait des cours par internet  pour limiter la contamination mais il est resté des réunions d’intégration où, contrairement aux universités, le masque est peu utilisé : par exemple ma fille a attrapé le covid lors d’un pot d’intégration…
Par contre, ce qui pose problème, c’est que ces jeunes puissent amener le covid à leurs parents ou grands-parents, qui seront plus à risque de formes graves : c’est là qu’il faut porter les efforts de prévention, car il est difficile d’empêcher les comportements à risque chez les jeunes.

Christine : Je suis professeur. Il faut tous apprendre à vivre avec ce nouveau virus qui s’installera – ou pas. Les courbes de décès sont beaucoup plus basses qu’au printemps. Il y a de nouvelles contaminations parce qu’on teste beaucoup plus. Il faut aussi accepter qu’on soit dans une société avec beaucoup de personnes âgées. Il faut aussi comparer avec la grippe espagnole. A la fin, ce virus sera moins contaminant et moins grave.

JBB : Les jeunes meurent peu : 1 à 3% de moins de 45 ans. Mais ils vont développer des formes chroniques qui vont charger nos systèmes de santé. Ainsi aux Etats Unis on a testé dans des universités tous les athlètes.
Et on a trouvé que 15% ont développé des maladies respiratoires et des cardiopathies, et qu’en courant ils peuvent mourir et qu’ils auront des problèmes neurologiques tout le restant de leur vie : pas trop grave ?

Alors, pourquoi pas dire que la vie au dessus de 70 ans peut être sacrifiée à des contraintes économiques ou financières. On peut aussi laisser mourir les obèses… Moi je suis médecin et je suis pour mourir dans la dignité.

C’est le problème de l’information : on paie l’été qu’on a eu. L’age moyen des cas a augmenté de 20 ans. Pourtant on va moins mourir !
Aux USA on a compté 217 000 morts du Covid mais sur cette période sur la surmortalité était de 400 000. Donc .. De même en France une surmortalité de 28% car 15% sont morts à la maison « d’autres choses » ; car quand nos services de santé ne peuvent pas soigner he bien, on meurt d’autres choses.

Mais la perspective d’un vaccin me pousse à l’optimisme.

Et la Suède ? On dit qu’elle n’a pas confiné mais lycées et universités fermés, et les restaurants ont eu 80% de baisse du chiffre d’affaire.
De plus 50% des foyers en Suède n’ont qu’une personne ; Eh bien ils ont eu une surmortalité de 22% par rapport à la France. Il y a même failli avoir une révolte de leur personnel de santé. Tous les vieux en Suède n’ont pas eu de visites depuis 6 mois.
Est ce qu’on est prêt collectivement à agir de même ?

Math: Je suis journaliste. Sur la question de l’information sur la crise sanitaire, il n’y avait pas de consensus scientifique. Il n’ y avait pas d’experts, on essayait de relater une information juste et ne faisant pas peur. L’absence de consensus médical a faussé la donne.
L’information a été plus claire ensuite.
Sur la peur il y a un problème d’éducation à l’information. Il faut rétablir une relation de confiance à l information ; mais les gens consomment de moins en moins d’information par des journaux ; or les journalistes qui ont une carte doivent respecter un code de déontologie.
C’est différent pour les réseaux sociaux où on peut dire n’importe quoi. Cela relève de l’éducation aux média.

Did : d’accord pour l’éducation aux media, mais aussi pour l’indépendance des media ! Les principaux appartiennent a des milieux d’affaires ou reflètent le point de vue du gouvernement .. qui peut nous mentir, on l’a bien vu

Mich : c’est un choix de société : soit on accepte de se contaminer progressivement pour aboutir à une immunisation collective soit on se barricade et on attend le vaccin ; or celui-ci pourrait ne pas être dispo avant plusieurs mois, on ne sait pas le degré de protection (peut-être seulement de 50% ? qu’il conférera et on sait déjà que les personnes à risque de formes graves seront les moins susceptibles de répondre au vaccin. Le problème de se barricader est que ça a des conséquences socio-économiques surtout sur les plus pauvres, ce qui commence a être bien documenté en France. Il faut se questionner sur les conséquences socio économiques de cette maladie, mais aussi les méthodes adoptées pour s’en protéger?

C’est un choix de société : les tests, le confinement.
Cela fonctionne bien en N-Calédonie pour l’instant, on est bien content d’échapper à cette épidémie. Mais quand et comment ouvrir les frontières ?

Ch : j ai l’impression que quelque part on utilise cette crise comme une protection. Quand un système arrive au bout du rouleau, soit une bonne guerre soit un évènement naturel le remet en route. Vu le nombre de chômeurs ça me pose question. La Ligue de droits de l’homme a noté la restriction des libertés. On peut en arriver à s’habituer à ces situations qui débouchent sur des choses pas souhaitables.

Gér (LDH) : il y a eu beaucoup de dysfonctionnements car la France a perdu la capacité de résister à une crise sanitaire. Au début des années 2000, certains ministres avaient donné l’alerte : il y avait eu création de la réserve sanitaire et d’un établissement public pour être capable de faire face à une crise majeure avec un budget conséquent pour les recherches.

En 2007 le nouveau président de la République a trouvé ridicule de gaspiller des fonds publics sur ces questions. L’Etat ne devait plus créer des lits, des masques, c’était aux hôpitaux ou à la sécurité sociale ou à des mutuelles que revenait le devoir de financer.
Du coup l’ établissement public de santé public sur les pandémies a perdu son budget et il est devenu une agence de communication. Et les stocks de masques ont fondu.
Un citoyen décédé depuis l’a expliqué en avril http://www.lesml.org/fr/12-actualites-du-sml.php?actu=5976-deces-de-leconomiste-de-la-sante-claude-le-pen
Et il y a une question de droits et libertés qui se profile. La CNIL vient de redire au gouvernement de ne confier aucune donnée de santé aux fameux GAFA qui sont des vraies menaces pour la liberté.

Mich : pour se protéger du virus, oui mais à quel prix ?
La Calédonie a 14 jours de confinement à l’hôtel pour la covid, pris en charge par la collectivité.
Or il y a eu 27 cas importés mais en réalité SEULEMENT 6 DEPUIS AVRIL pour 7000 RAPATRIEMENTS (rapport DASS spécial covid du 13/09/20, p 6 addition des chiffres à partir de la semaine 14).
3 autres sont des cas témoignant d’une contamination ancienne. Les 18 autres cas sont ceux du mois de mars, et sont antérieurs aux mesures de confinement systématiques adoptées par la suite .
Au total 1 RAPATRIE sur 1200 est POSITIF pour le covid , donc risque hyperfaible de propagation.
Je trouve que les millions dépensés pour confiner à l’hôtel les revenants ne sont pas justifiés pour un risque aussi minime et qu’on devrait opter pour une politique de confinement à la maison, qui serait beaucoup moins couteuse pour la collectivité.
D’ailleurs en mars, nombre de revenants étaient confinés à la maison y compris des cas positifs et cela n’a pas abouti à une propagation de la maladie !

La politique actuelle de blocus des retours entraîne beaucoup de souffrance psychique et a des conséquences financières importantes pour nombre de calédoniens bloqués.
Allez voir le Facebook du « collectif des néo calédoniens bloqués dans le monde » On remplit un formulaire, on n’a pas de retour sur la date du retour , certains n’ont plus de logement, ni de salaire. Si on a une entreprise privée, on fait faillite, il n’y a pas d’indemnité prévue, contrairement à ce qui se passe en France;
Le confinement au domicile permettrait de laisser revenir plus de gens et de limiter ces situations parfois dramatiques.

JBB : le risque pour la N-Calédonie…
Melbourne a eu le même système de confinement en hôtel sauf qu’on pouvait sortir de l’hôtel faire ses courses. La N Zélande a eu la même quatorzaine que nous, mais payante, cela ne coute rien au gouvernement. Aucun pays ne fait payer la quatorzaine mais il y a la limite budgétaire. La N Zélande a eu un redémarrage au mois d’aout du covid, le 2ème démarrage est lié à une personne revenant d’Inde qui a contaminé deux membres de sa famille.
Le système sanitaire en Nouvelle Calédonie est face à une population très vulnérable par l’âge ainsi que par l’état sanitaire et la situation socio politique. Il y a eu au début de la crise du covid 24 barrages levés en Nouvelle Calédonie et les iles ont été fermées longtemps.
Socio-politiquement ça a fait un démarrage délicat. En dehors de quelques secteurs actuellement l’économie est peu affectée.

Col : autant la réaction de la population kanak qui a encore en mémoire les grandes épidémies qui l’ont décimée peut être comprise (barrages, fermeture des iles) autant le confinement du reste du monde me paraît exagéré pour une maladie dont le taux de mortalité est inférieure à celui de la grippe ou de la faim dans le monde.

Did  : Attention aux chiffres.. Chaque année on parle de 10-15 000 décès dus a la grippe, alors qu’avec la covid on déjà dépassé les 32 000 officiels, voire plus de 40 000 si on intègre la surmortalité évoquée par JBB

Qui croire ? même dans les milieux scientifiques dits autorisés les « experts » se récusent entre eux .

Ch La crise du coronavirus a tué les crises sociales même dans le monde entier.

Z : je suis un exemple vivant de confinement. En mars j’étais en France et j’en ai ai subi tous les problèmes ; rapatrié en N-Calédonie, je n’ai eu aucun contrôle avant de partir. je ne pouvais pas sortir, ma fille travaillait en vidéo conférence, on ne s’embrassait plus, c’était un peu la peur

Gen : pourquoi confiner ici 14 jours alors qu’en France c’est 7 jours ?

JBB : on ne parle pas de la même chose, en France il s’agit de confiner des cas déclarés positifs

Mon : mon amie australienne me dit que les gens ne respectaient pas le confinement.
Je voudrais soulever le problème environnemental : c’est du à des animaux chassés de la forêt par l’homme, c’est le problème essentiel.

Bea : Et l’Afrique, dont on ne parle pas  ?

Col : Quand le monde est passé de la cueillette à l’agriculture et à la domestication des premiers animaux, il y a eu des épidémies qui ont décimé les populations qui ne s’adaptaient pas à ce nouvel environnement ; mais ceux qui se sont adaptés à l’agriculture ont survécu : l’épidémie est une possibilité d’adaptation à notre environnement actuel.

JBB : ,je travaille dans l’humanitaire et je vois bien la répartition inégale des situations économiques. Si on continue à faire « moi je, moi et mes droits » ceux qui passent en individuel sont ceux qui en pâtissent le plus.
Sommes nous capables de gérer cette crise collectivement ?

JYC : il y a des conséquences psychiques
Ainsi les patients ayant des pathologies lourdes sont encore plus isolés ; et aussi des conséquences sur les gens les plus fragiles (violences intrafamiliales).

Quant au télétravail, les gens sont plus isolés ; n’oublions pas que le travail est un facteur de sociabilité où les gens se rencontrent.
Des soins psychologiques primaires sont donnés à 30% de la population. C’est difficile pour les hyperactifs de passer du sport à la lecture. Quand en plus la télé est tombée en panne dans les hôtels c’était la catastrophe.

Gér: Je partage le raisonnement : réagir en collectif et non en individuel

Jér: il va falloir retravailler la communication.
En N-Zélande, le gouvernement a été félicité par sa population, sur la façon dont a été faite sa communication sur le covid. Il y a eu des échanges de paroles avec les média ; buzz : « les rassuristes contre les alarmistes »
Cette problématique ne doit pas et ne peut pas se discuter en petit cercle de décideurs. C’est déraisonnable

Ch : Oui, ce doit être discuté avec et par les citoyens ; ce que ça m’inspire c’est une grande crise de confiance par rapport au monde scientifique et au système médiatique, monopolisé par des grandes fortunes

Mich : On dépense des sommes considérables pour une maladie, là où on ne dépense rien pour d’autres enjeux, comme les accidents de la route.
A la Réunion pour une population d’UN MILLION de personnes présentant les mêmes caractéristiques de santé que la N-Calédonie, il y a eu 4600 cas dont 17 MORTS (dont 7 venus de Mayotte) après un confinement de 7 JOURS à domicile pour les entrants et un test.
Voilà qui devrait donner a réfléchir sur la stratégie à suivre..

Ch : Merci à vous tous.
Continuons à essayer de comprendre, et soyons citoyens !

—–

CRendu par Col et Did,
en assumant de possibles petites erreurs de transcription..

Pour suivre l’évolution de l’épidémie
https://germain-forestier.info/covid/
https://www.worldometers.info/coronavirus/?base=647&campaignId=1157584&segmentId=1173842&shootId=1210742
https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

Documentaire de Sonia Ruspini ( 55 mn, 2013 )
Mardi 13 octobre à 18h 00 précises à l’auditorium (Prov. Sud)

Sinopsis
D’ici à 2050, la population humaine passera le seuil des 9 milliards d’êtres humains.
Avec forte concentration dans les villes, des flux internationaux croissants, des élevages intensifs de bétail ou encore le réchauffement climatique,le contexte devient propice à l’apparition de maladies émergentes.

Entre peur irrationnelle de la contagion et réalités scientifiques, ce documentaire fait le tri, pour mieux saisir l’ampleur de ce qui peut advenir dans les prochaines décennies.

Le débat permettra d’évoquer les diverses conséquences sociales, économiques ou institutionnelles des crises sanitaires majeures

Le documentaire sera suivi d’un court montage video pour revenir sur quelques temps forts de ces derniers mois.

 

(Atelier ) de désintoxication de la langue de bois

Documentaire de Frank Lepage et Scop Le Pavé (63 mn)
suivi d’un petit montage sur la Novlangue (G. Orwell 1984)

VENDREDI  18  SEPT. à 18h à la FOL (rue Taragnat, VDC

Entrée libre et gratuite

Synopsis :

La langue de bois pratiquée par les managers et le personnel politique est de plus en plus dénoncée.

Les animateurs et participants de la coopérative d’éducation populaire Le Pavé animent des ateliers pour expliquer en quoi cette langue constitue un outil de domination maîtrisé par les puissants.
Ils analysent les rouages de sa fabrication pour mieux s’en libérer : comment « parler brillamment sans rien dire » ; faire disparaître certains termes du langage courant,  en faire adopter d’autres  mieux connotés. Objectif :  régulation insidieuse de la pensée critique.

Ces ateliers conduisent à une prise de conscience dans la bonne humeur.
Au final, un exercice émancipateur et jubilatoire, utile à  tout citoyen

Hold-up sur Fruits et Légumes
Compte rendu du Débat

Les Intervenants :
LA COOP A NOUS Pierre Olivier Bertheau ;
Amap VERT PANIER Anne Julie Lescot ;
MALEVA Alexandre Martinez, Anna Vincent ;
AGROFORESTERIE Mickael Sansoni ;
UFC Que Choisir Françoise Kerjouan ;

Absents excusés : GAB, IAC, Interpro F & L

FrK : Pourquoi ne pouvons nous être autonome en semence ?

Mick : c’est compliqué ; Ici a contrario de la Métropole le problème du Catalogue officiel ne se pose pas
Mais on
invoque l’argument sanitaire : les graines paysannes peuvent contenir des bactéries..
Pourtant les champs sans maladie sont abondamment traités aux pesticides…
Les maladies, c’est le propre du vivant !
P
our se procurer des graines, Il faut se débrouiller auprès des paysans (Canala…)

Col : Des sachets de graines circulent, le gouvernement veut qu’on les lui rapporte.

Alex: en effet, une société en fait de la publicité . Ce sont des graines chinoises.

Fab : quelle part entre semences paysannes et les autres ?

Alex : Tout le monde adhère à l’objectif d’autosuffisance alimentaire.
Pourtant en NC, pas d’études ni de formation en semencier.
Et il existe un réseau qui se développe.
https://www.semencespaysannes.org
Il y a
aussi une association familiale qui se procure des semences auprès d’un réseau d’agriculteurs.
Eric Meunier, de cette asso, est venu en NC
animer un stage de 3 jours sur les semences : c’était bien trop court, il faudrait des cursus de plusieurs semaines
Car être semencier, c’est un métier.

Attention aux traitements systémiques sur certaines semences importées.
Savoir que les graines achetées au magasin sont des graines Tropica traitées soit en chimique soit en irradiation. Et ce sont les moins chères donc les plus accessibles.

Mick : ma réponse : moins de 2% en bio en NC.
Pour les hybrides résistant aux maladies on est 0,1% à utiliser des graines bio.

50% de l’agriculture calédonienne se fait en tribu ainsi on arrive à 30 % de semences paysannes chiffre surtout atteint grâce aux Mélanésiens.

X En France quelle proportion des semences paysannes ? Les grands producteurs se veulent bio mais c’est parfois faux

Mick : En NC, je suis administrateur du label BioCalédonia. Les semences hybrides sont autorisées et même les demandes des agriculteurs –comme par exemple si on a une interdiction de traiter quand on est bio avec des produits
En France on est à 15 à 20 % de bio avec moins de 10% de graines paysannes

Alex : il y a une grainothèque où on peut faire des échanges avec le GAB sur Koné : on récupère les graines avec la date, le lieu, l’espèce (GAB : Groupement des Agriculteurs Bio )
et il y a le projet PERMATOUR
qui parcourt la NC ; MALEVA fait tourner une granothèque mobile
Ainsi on a trouvé de nouvelles graines comme le haricot St
Esprit de Canala.
La graine est ancrée dans le cœur des gens :il y a un échange de graines quand il y a rencontre, avec un lien qui se crée et qu’on essaie de développer
Vous avez aussi le marché de Lucien à Bernheim une fois par mois.

Bri : vous avez parlé des semences hybrides , elles ne sont pas bio ?

Alex : non et c’est particulièrement le cas du traitement systémique de la semence qui laisse en terre des résidus, parfois pendant 300 ans !

Bri : Comment savoir si les graines paysannes sont naturelles ; même en tribus elles peuvent avoir été mélangées, ou souillées

Mick : Tu le sauras vite à la replante : il y a une dégénérescence à la 1ère ou 2ème génération. il faut faire confiance, traiter de la main à la main,
De vieux paysans de la Drome m’ont donné des graines paysannes mais il n’y a pas de garantie, c’est pas écrit sur le paquet 

Alex : le TEMPS est très important : à force de se reproduire la semence prend de la force
Ne pas chercher à faire plus de fruits dans moins de surface ; ni mettre trop d’eau.
Bien sur ça compte, la VARIETE de semences;
mais aussi la qualité du SOL cultivé, qui apporte le plus gros des éléments nutritifs.
Plus on plante avec de la DIVERSITE, plus le sol sera riche.
Aujourdhui les tomates n’ont pas besoin d’avoir du goût car tout le monde leur met de l’huile et du sel ! Rien à rajouter sur les produits de qualité,

JP : Moi j’aimerai un produit avec du gout : y a t il des adresses ?

POB : l’épicerie «LA COOP A NOUS  » à la Vallée des Colons
on en avait marre de manger de la m… et on a eu envie de créer un lieu. Est née cette épicerie collective Consom-Acteurs.
Pour sélectionner un producteur on fait une visite on ne privilégie pas le label ; et on change si notre sélection n’a pas été bonne. On est 130 adhérents et on met une relation en place avec les agriculteurs, les Amap font le même boulot .
Environ 120 adhérents, il faudrait pouvoir essaimer ; appel aux bonnes volontés.

Julie : il y a l’AMAP «  VERT PANIER » on choisit un producteur qui s’engage à nous livrer chaque semaine un panier de fruits et légumes bio. On prépaie nos paniers

Bri : la mairie de Nouméa va louer des lots de terrain pour faire des jardins. Y a t il des formations de permaculture ? pour permettre aux plantes de s’équilibrer entre elles,

Alex : la mairie de Nouméa fait des formations
– à la maison de la biodiversité, le 2ème dimanche du mois
– et a la pépinière du km 7 le 4ème dimanche
Et nos fermes sont ouvertes

Hel : comment utiliser la terre dont on dispose ?

Alex : la terre ici est hyper magnésienne aucune chance de fixer du magnésium potassium. On peut utiliser de la pierre bleue c’est la roche volcanique le balsalte riche en minéraux on peut en trouver à la carrière de Katiramono A Ducos il y a le poussier.
Si vous achetez le terreau et le compost vous mettez la plante dans un hôtel 5 étoiles Or les graines paysannes ont la génétique pour s’adapter aux terres ; alors pour ses futures générations, la graine sera adaptée au top du top:problème !

Mike  : comment connaitre le taux d’humidité utile aux tomates ? je mets des coquilles d’œuf, du fumier de cochon Le substrat c’est du béton

Mick : pour arroser on peut mettre un appareil AQUALONE ;Sinon on peut aussi réguler l’arrosage en prenant une plante indicatrice – courge ou salade. C’est plutôt la plante qui t’indique ses besoins.

Il faut s’adapter au climat : Tout au long de la saison , je ne vais pas cultiver la même variété de tomates,

Rosa : quelle différence entre Permaculture et Agroforesterie ?

Ana : Je pratique les deux, qui se ressemblent : en agroforesterie on crée plusieurs strates comme dans une forêt. On va y mettre la plante qui apporte l’eau , celles avec d’autres qualités, tout est bien agencé pour que chaque plante bénéficie de son environnement, les arbres apportent l’ombre, coupent le vent.
En permaculture on travaille le terrain mais sans endommager notre environnement.

Mick : le BIO Caledonia est une norme NOAB (?) qui s’impose aux membres de l’asso On répond à une cahier des charges, on a droit à un millier de produits de poisons bio ou agriculture raisonnée…
Si tu achètes bio tu achètes à des gens qui ont bio ou pas : il faut faire la démarche de visiter les producteurs pour savoir comment ils font.

Dans l’asso La Coop à Nous les consommateurs viennent 1/2 journée par trimestre pour connaître le producteur
J’ai pu placer des tomates dans un supermarché ; mais quand elles ne sont pas calibrées, méfiance chez consommateurs ou vendeurs. Pourtant dans la vraie vie, nous sommes tous différents.

Anne Il faut souligner le rôle important du consommateur et des calibres de fruits et de légumes. Toutes nos habitudes sont à changer : je n’aime pas les produits calibrés du super marché ; si les insectes en ont mangé, c’est que c’est bon

Chri: quel contrôle des institutions sur l’agriculture bio et les produits vendus ?
Mick
: Il y a le contrôle des hauts fonctionnaires, celui des douanes et sanitaires. Pour eux on ne répond pas à leur réglementation, on est à la limite de la légalité. Aucun haut fonctionnaire ne voudra signer pour importer des graines paysannes ; Ensuite il y a les interprofessionnels ou centrales d’achat .
Pourtant, que peut il arriver aux consommateurs avec les semences bio ? Malgré tout les agriculteurs bio n’arrivent pas à rentrer sur les étals

Alex : Nous faisons aussi le PERMATOUR
Et il faut que le consommateur réalise la nature du travail pour produire. Les gens sont déconnectés de la nourriture.

 Nous intervenons dans les écoles pour faire découvrir aux jeunes  : les gamins pensent qu’un poisson c’est … un bâton frit

Hel : Outre la formation des producteurs, c’est aux consommateurs d’agir et de montrer son mécontentement.
« La coop à nous » me permet de réduire mon empreinte carbone ; on rentre dans une association ou un réseau pour consommer de bons produits.

Di : j’ai participé à définir et suivre l’application des réglementations sur pesticides. Il ne faut pas sous estimer le rôle du lobby agricole. En fait les hauts fonctionnaires sont sous la volonté des politiques locaux, eux mêmes soumis aux pressions des gros professionnels et de la Chambre d’agriculture
La réglementation peut être bonne dans son principe ; mais si des gros bonnets interviennent, la dérogation n’est pas loin; ou alors on refait une délibération + laxiste

Mick : j’ai eu des stagiaires du lycée agricole de Pouembout. On y applique les programmes métro ; la façon dont on définit les plantes, dont on meur apporte des nutriments dans leur laine de roche … très peu pour moi.
Il ne faut jamais oublier que les plantes font de la photosynthèse et pour la tomate je lui laisse les feuilles contrairement aux plantations hydroponiques

Je ne m’appuierai ni sur le gouvernement français ni sur les programmes actuels.

Fr : il n’y a pas de politique de développement publique agricole ?

Mick: Mais si : un agriculteur bio ne peut bénéficier de subvention ; mais si on a a un tracteur et utilise des produits chimiques on recevra des aides !!

Fr : alors, pour conclure, il n’y a pas de politique publique ambitieuse !

Documentaire de Linda Bedali (2019, 1h 30)
MARDI 8 SEPT à 18h, Auditorium de la Province Sud

SYNOPSIS :
Fruits et légumes sont désormais calibrés comme des produits industriels. Et, en un demi-siècle, ils ont perdu beaucoup de leurs qualités nutritives et gustatives ; par exemple, nos tomates ont perdu plus de 50% de leurs vitamines.
Linda Bendali et l’équipe de Cash Investigation révèlent pourquoi, Les semences sont désormais propriété d’une poignée de géants mondiaux comme Bayer ou Limagrain, Un business mondial, où la production des graines est délocalisée, et où certaines peuvent se vendre au final plus chères que l’or.
Cette course à la semence high-tech peut aussi avoir des conséquences sur notre santé.

Un  débat permettra d’évoquer ce qui peut être fait, localement, pour améliorer la qualité des fruits et légumes que nous consommons


Adhésion 2020 : Venir sur place 20 mn avant (2000 f)
Possibilité de Séance Découverte (500f)

Mardi 11 aout a 18h   à l’Auditorium de la Province SUD
Documentaire de Tom Ockers ( 2019 ; 1 h 30 )

Connaissez vous BlackRock, le plus puissant gestionnaire d’actifs de la planète ?
BlackRock  gère 6 000  milliards de dollars – plus de 2 fois le PIB de la France –
placés notamment dans les plus grandes multinationales, comme les GAFAM.

Du coup ce monstre financier est dans les petits papiers de gouverneurs de banques centrales, de ministres des finances et même de la Commission Européenne.
il leur prodigue ses précieux conseils … car il dispose des meilleurs experts financiers,
mais aussi d’un algorithme de prévision conjoncturel sans égal, Aladdin.

Abus de position dominante ?

Enquête sur cet acteur discret et terriblement influent de la vie économique et politique mondiale.

 Film de Stéphane Robelin ( 2012 ; 1h 34 )

Auditorium Prov. Sud (Artillerie) à 18 H
Adhésions :  merci de venir 20 mn avant

Ils sont cinq vrais amis, depuis plus de 40 ans.
Alors quand la mémoire flanche, quand le cœur s’emballe et que le spectre de la maison de retraite Lire la suite

Intervenants
Thomas Grand : réalisateur ;
Vaiana Royer : Gérante de société de pêche et export ;
Présidente de la Fédération des Pêcheurs Professionnels FPPCPS
Cath. Sabinot : IRD Dynamiques socio-environnementales des littoraux
Matthieu Juncker : CPS Coordonateur Pêche côtière

Didier : Bonsoir Thomas ; votre documentaire est magnifique, mais implacable.
Que s ‘est il passé sur le terrain depuis le tournage du film ?

Thomas Depuis 2017-2018 il y a eu implantation de 2 usines de farine de poisson.
Les décisions ne vont pas dans l’intérêt de cette pêche artisanale. 52 licences sont en train d’être attribuées à des navires chinois; de plus la situation instable avec la pandémie a permis cette mise en œuvre de vente de licence et d’installation d’ usine de farine de poisson. Cependant il y a eu un début de mobilisation locale .

X : Reste t il du poisson ?

Thomas : Il reste du poisson mais le problème est de savoir pour qui il est réservé, le poisson étant exporté à travers des usines de congélation qui elles exportent à l’étranger.

La diminution des ressources, et des quantités péchées provient à la fois de comportements illégaux et des autorisations du gouvernement

En effet il y a dérégulation du secteur de la pêche. Le Sénégal et les emplois directs et indirects dépendent du poisson débarqué. Mais il existe des circuits traditionnels et il faut aller vers leur amélioration.

Mike  votre film est très bien. Pourquoi pas de poisson dans les pays alentours ? à cause du changement climatique ?

Thomas : Il existe des circuits traditionnels pour des pays qui n’ont pas de façade côtière.
Ces pays – Niger, Burkina Faso, – ont donc des circuits organisés depuis plus de 50 ans
Et les autres pays côtiers ont des façades maritimes plus dangereuses Le Sénégal est un grand pays de débarquement et de commerce du poisson. Il y a en effet des changements climatiques qui se répercutent aussi sur les quantités

Mike : les usines en place fonctionnent avec quelles sources d’énergie ?

Thomas : Beaucoup utilisent de l’ammoniaque. Ainsi on crée de la nourriture pour des poissons d’élevage (utilisation de 5 kg de poisson sauvage pour 1kg de poisson d’élevage  !)
les ressources sont alors moins chères pour les pays d’élevage, même avec le cout du fret

Christian : les problèmes évoqués par le documentaire sont ils d’actualité ici

Vaiana : merci pour ce film, je gère une société de pêche, je suis armateur et je fais aussi du colportage. Ainsi je vois tous les pêcheurs de Nouvelle Calédonie. Je pense à ce qui s’est passé sur une espèce d’holothurie. Suite à cela on a fédéré les pêcheurs et on a montré combien de personnes vivent de cela et comment cette pêche est importante dans leur vie traditionnelle
Comment ont fait les pêcheurs au Sénégal ?

Thomas c’est une question importante. La sardinelle dont on parle est importante. Si il y a une pression cela provoque un déséquilibre.
Les pêcheurs sont divisés sur cette question car les usines paient plus cher que les circuits traditionnels et peuvent acheter les stocks de poisson frais.
Ce sont surtout les gens qui transforment et font ce commerce qui sont en danger. Il y a des organisations de pêcheurs qui agissent à travers des publications, des actions citoyennes, pour montrer l’importance de démanteler ces usines. Il en est de même dans les pays voisins.

Vaiana Avez vous le problème des pêches illégales ?

Thomas : Oui, elle est pratiquée par les gros armateurs et comme il n’y a pas de moyen de surveillance suffisants ileurs bateaux pénètrent même dans les eaux réservées aux pêcheurs traditionnels.

Michèle dans le documentaire on voit que la pêche artisanale a atteint un grand niveau de concentration et que les gens viennent d’ailleurs.
Cette pêche est-elle soutenable dans la durée ?

Thomas il faut une réflexion sur la pêche. C’est important de ne pas changer ces circuits traditionnels de commerce mais il faut plutot analyser et résoudre es problèmes de sylviculture pour reconstituer le bois. Le poisson a besoin d’être produit par ces artisans Cela donne une sécurité alimentaire car avec la mer, la plage est un secteur où on peut gagner sa vie .
Donc on peut continuer à travailler avec un grand nombre de personnes .

Le vrai problème c’est que ces grands bateaux industriels en un jour ont la production des pêcheurs traditionnels en un an.

X : quel type de maillage pour les filets ?

Thomas : Correct pour les Filets de maillage traditionnels encerclant le poisson repéré par les pirogues. Mais pas le système avec filets en nylon qui produit une pollution de la mer quand il s’échoue. Mais le filet de maillage traditionnel attrape un poisson de taille suffisante.

Mais les usines sont prêtes à acheter tout type de poisson ; ainsi les industriels sont intéressés par les juvéniles pour la farine de poisson

Vaiana Aucune association pour vous soutenir, comme Pew ?

Thomas : Quelques associations opèrent ici.
Mais il faut laisser l’homme au centre de cette économie. il faut améliorer mais il ne faut pas lutter contre cette pêche nécessaire au bien être du pays

Monique : Félicitations pour le documentaire ; y a t il de la pollution avec ces usines

Thomas il y a une pollution côtière énorme par rapport au produit déversé localement par les industries au large de la Gambie (1er pays avec usine de farine de poisson )

Mike : quels types de contrat avec les pays qui viennent pêcher au Sénégal

Thomas : ce sont des licences de pêche. Celles ci sont négociées entre les industriels et le ministre des affaires maritimes et ensuite il y a des négociations pour la construction avec les maires les notables on ne sait pas comment c’est organisé

Lors de la projection à Anuru aboro il y avait été évoqué avec le public les usines de nickel et sa pollution. Le parallèle avait été fait.

Didier pourrais tu nous parler du projet SOS Yaboye

Thomas  : En wolof le nom de l’association ya pol signifie sardines.
Oon a identifié des acteurs dans tous les pays des zones dans lesquelles on travaille.
On cherche à mobiliser les travailleurs à travers la projection du documentaire et avec de larges panels de discussion. On peut exporter le poulpe non consommé au Sénégal dans d’autres pays mais la situation de pandémie nous a bloqués depuis 3 mois

D Un soutien à votre cause est il possible ?

Thomas on a obtenu le soutien de CCFD Terre Solidaire et Mundus maris une association de Belgique et notre message a été relayé par des associations de pêcheurs ou de femmes transformatrices.

Christian : Vous appuyez vous sur des études scientifiques ?

Thomas : On a commencé à impliquer des universités sur la transformation des produits halieutiques. Une économie verte est envisageable et il faut améliorer conditions de santé avec des conséquences moindres sur la santé des travailleurs. On sollicite cette recherche actuellement. La presse nous a suivi aussi un petit peu. On a essayé de toucher la FAO mais c’est plus difficile. On cherche à avoir une recherche menant à des actions sur ces problèmes

Alain : et des mobilisation collectives pour des ressources plus égalitaires ?

Thomas : les pêcheurs ne sont pas les plus sensibles : ils sont parfois pré financés par ces usines qui financent des moteurs des bateaux. Il faut des informations et voir l’impact des décisions qui sont prises. Il y a division car les gens voient ce qu’ils gagnent.

Didier : comment peut on agir ?


Thomas il faut consommer local et naturel et limiter la production de poissons d’élevage.

Michèle : est ce qu’il y a des industries de transformation du poisson en Nouvelle Calédonie ?

Matthieu : il y a une transformation en poisson fumé. On en trouve aussi dans le lagon. Il existe un processus de fumage. l’Adecal associe des partenaires privés de la CPS pour ajouter une valeur à ces produits. On fait de l’exportation sur Wallis.

Par contre on fait de l’importation de poisson du Vietnam, d’ Alaska.

On a cette habitude alimentaire : manger des poissons d’ailleurs

Sabine : j’ai aussi travaillé aussi au Sénégal par rapport à la filière
Vous mettez l’homme au centre, c’est très intéressant.
Il y a beaucoup de poissons qui sont pêchés et qui arrivent dans les assiettes par des réseaux différents déclarés ou non. C’est vraiment un point important. Il faudrait développer ces filières pour éviter les importations. Il y a un peu de poissons fumés mais ce n’est pas répandu en Afrique pour les exportations c’est les holothuries.

Ce qui m’inquiète pour l’Afrique c’est la pénurie de protéines si tout le poisson est transformé en poudre et en huile

Thomas Le poisson est plus cher qu’avant et plus raressur les marchés pour les pays voisins. C’est important de protéger ces espèces prioritaires

Jean Michel Quels sont les investisseurs de ces usines ?

Thomas ils sont chinois russes canadiens français. Autrefois les pays d’Amérique Latine étaient visées mais ils ont commencé à protéger leur côte ; du coup les investisseurs se sont tournés vers l Afrique : on risque de ne pas avoir de poisson du tout.

Catherine Y a t il des usines sur la façade ouest de l’Afrique ?

Thomas : on pêche au large du Maroc, en Mauritanie en Afrique Australe à Madagascar mais les plus gros investissements sont en Afrique de l’ouest

X une usine de poisson a été fermée par les locaux. Comment ont ils fait ?

Thomas : ce sont des mouvements locaux ce n’est que par rapport au tourisme les déchets sont déversés directement dans les rivières mais les gens ne se sont pas mobilisés contre les usines

Dans le nord, si et à Cayar aussi mais tant que l’état autorise ces implantations c’est difficile de mobiliser les gens

Colette j’aimerais en savoir plus sur la pêche en Nouvelle Calédonie

Laure Directrice de l’agence rurale
il existe un soutien aux filières Pêche et Aquaculture.

Ainsi il y a la pêche hauturière avec les bateaux au large (thon ). Il existe environ 17 navires en pêche hauturière, dont les prises sont à 70% de thon blanc.

Sur le thon blanc il y a une transformation primaire en morceaux qui vont dans les collectivités ou les congélateurs des grandes surfaces

Il y a aussi du poisson à l’export qui va être équilibré : les meilleures pièces partant au Japon mais il y a aussi de l’export à perte comme celui fait à Pago pago pour être mis en conserverie On a agi pour avoir une conservation en local car on exportait le poisson congelé et on importait les boites  de poisson! actuellement on ffabrique des boites

Il y a des projets de transformation pour les déchets (farine)

L’autre secteur c’est la pêche lagonaire. Il y a énormément de pêcheurs sur l’ensemble de la zone, des pêcheurs qui tiennent leur carnet c’est difficile à trouver.
On a eu quelques données mais beaucoup de pêche ne passe pas dans les circuits commerciaux (10000 tonnes autant que l’autre pêche )

Vaiana : Pour la pêche côtière, 80% viennent de la province nord et finissent sur les marchés de Nouméa. Il ne faut pas diaboliser les pêcheurs alors que le plus grand mal est fait par la plaisance : 40kg par jour et par sortie. C’est énorme, cette pêche fait plus que le professionnel qui finit difficilement ses fins de mois.
Il y a aussi de plus en plus de réserves qui cantonnent les pêcheurs dans les espaces restreints. On se bat sur ça et il n’y a pas de statut de pêcheur qui existe en Nouvelle Calédonie

Juste une dernière chose sur la pêche hauturière il n’y a pas de problème de ressource car c’est une pêche à longue ligne : un hameçon au km carré .

Vaiana Je peux témoigner au niveau de la mer de Corail
j’ai été la seule armatrice d’un bateau de pêche hauturier avec plongée en apnée pour pêcher de l’holothurie (pas d’appareil contrairement aux bateaux vietnamiens avec des compresseurs) Toutes les études des affaires maritimes ont bien montré qu’on respectait les tailles aux Chesterfield où nous pêchions et cependant on nous a enlevé notre licence de pêche on nous a retiré les fonds à travailler malgré notre protection et empêchant la filière de se développer par les pêcheurs en leur enlevant la possibilité de vendre des holothuries

Matthieu Pour la pêche hauturière et pêche vivrière on a mis en place un observatoire des pêches côtières en Nouvelle Calédonie. Les données sont nécessaires pour une bonne gestion. L’Observatoire grâce aux données va pouvoir avancer et je confirme 5/7 des pêches ne sont pas faites par des pêcheurs professionnels .

Par ailleurs il faut mettre en place une cogestion des ressources marines avec la Province Sud ou d’autres communautés afin de mettre en place mesures de gestion comme à Tahiti Wallis avec qui on échange. On encourage pour que cette gestion soit partagée

On s’aperçoit que le métier de pêcheur s’accompagne d’autres activités. Les pêcheurs professionnels en ont une autre à coté ; c’est un point important pour la province nord qu’il faut faire connaître aux élus pour le développement économique et social

Dans le monde il y a un enjeu de conservation et de préservation, tous les acteurs doivent être présents aux débats, pour la négociation ; il faut un processus de discussion

Par rapport au rôle des réserves il y a davantage d’espaces il n’y a pas que la zone protégée c’est pour maintenir les ressources marines il faut de la concertation et de la recherche

Dans les zones ou c’est difficile il y a des sentinelles pour les pêches illégales on a besoin d’articuler notre action avec les sentinelles dans la zone pour observer ce qui se passe on a des pêcheurs qui peuvent être un relais de ces observations

Il y a énormément de façons de pêcher au marché il est interdit d’avoir du poisson issu de chasse sous marine il y a la ligne avec appât filet

Rosa et la pêche au Vanuatu ?

X On pourrait y passer deux heures ; la différence c’est les licences vendues au Vanuatu il y a aussi toute la petite pêche par des petits pêcheurs sur les différentes endroits des petites iles éloignées

Christian : merci d’être restés jusqu’au bout, on n’a abordé qu’une toute partie du problème de la mer ; n’oublions pas que c’est un bien commun nécessitant une gestion démocratique

à l’Auditorium de la Prov. Sud (Artillerie)

Poisson d’or, poisson africain

un documentaire de Moussa Diop et Thomas Grand ( 2018 ; 60 mn)

La Casamance, au sud du Sénégal, attire et fait vivre des milliers de personnes venues y exploiter les ressources de la mer ; pêche et transformation artisanales contribuent à la sécurité alimentaire des pays voisins.
Une symbiose réussie, exaltante.
Mais avec l’essor de l’aquaculture, une menace terrible a surgi, sous la forme d’un projet concurrent d’usine de farine de poisson. Que va t il se passer ?

Ce documentaire vivant expose avec clarté les risques d’une mondialisation dérégulée.
Projection suivie d’un débat ; en ouverture, video conférence avec le réalisateur, qui vit au Sénégal

ADHERER   AU PREALABLE  . VENIR 1/2 H AVANT      MERCI

17 h 30 à la FOL (rue Taragnat VDC )

Distance sociale … et Convivialité !

  • Notre équipe vous présente ses meilleurs vœux  :
    JOYEUSES FETES  et une EXCELLENTE CUVEE 2020, pétillante de petits bonheurs ;
    avec plein succès dans tous vos engagements… citoyens et les autres aussi, bien sur
  • N’hésitez pas à nous suggérer des thèmes ou des films pour la saison à venir : sur le blog (en commentaires) ou par mail à c6toyen@riseup.net

Merci pour votre fidèle participation
A l’an prochain !

L’intelligence artificielle va-t-elle nous dépasser ?
Extraits du Débat du Mardi10 Déc 2020

Intervenants :
Florent Naturel Franchette , Docteur en Philosophie
Gilles Enée , Maître de Conférences ( Informatique ) à L’UNC

Chr : l’IA n’est pas une priorité . Le climat d’abord. Or l’IA consomme une énergie démesurée. Et puis.. ça manque de femmes !
G E : Il y a une prise de conscience. Data Centers s’installent en Alaska L’IA a éliminé les Golden Boys : transactions ultra rapides grâce aux algorithmes !
Phil ( Universitaire )  Bcp de métiers vont disparaître, notamment dans l’enseignement, de nouvelles formes d’apprentissage se développent
Chr : Quid de la gouvernance, du pilotage de l’IA et des données collectées ? Les Etats peuvent ils vraiment réguler ?

G E  : Les données une fois exploitées et structurées donnent des infos
RGPD . Les données Européennes ne sont désormais plus accessibles hors de l’Europe  ( en principe ); si par ex les USA les collectent, c’est du piratage, c’est illégal .

L’argent est Roi, les GAFAM sont friandes . Et si la Mairie de Nouméa achetait des données sur les inquiétudes et envies des Nouméens, dans un contexte électoral. Hypothèse, mais possible …

G : En Chine avec ce flicage systématique et permanent des faits et gestes de tous , le jugement des autres, de la société, c’est la fin des libertés individuelles
M : Peut on imaginer des machines qui pensent ? Jusqu’où ira t on?

D : Pensons aux effets négatifs  de l’IA
– Dans une démocratie il faut bien séparer les pouvoirs ; l’État doit pouvoir contrôler les citoyens ; réciproquement, les citoyens doivent pouvoir s’opposer aux dérives totalitaires ou autres de l’Etat
Avec la surveillance de masse, cet équilibre est carrément rompu, avec les conséquences qu’on peut imaginer !
– Et puis on a trop tendance a opposer l’Homme a l’IA ou au Robot
Les machines ne sont pas conscientes, elles appliquent + ou – bien les programmes façonnés par les maitres d’ouvrage
La bonne question est plutot : A qui va servir l’IA ? À l’intérêt général ?
On a vu que pour nourrir l’IA il faut des des montagnes de données et que pour investir (recherche, applications) il faut beaucoup d’argent
On voit donc bien qui peut mettre en œuvre l’IA – les GAFAM- et a qui elle profite le plus

J : L’IA est utile pour repérer les terroristes
Xn  : Attention, les terroristes ET les résistants !

Flo :IA et ETHIQUE
Un enjeu éthique fondamental c’est de préserver la VIE PRIVEE
Mais chez les jeunes la vie privée n’est pas une priorité
FBook est la plus grande machine de propagande du Monde

«  Je n’ai rien à cacher «  disent ils . « Quelle erreur !

Y : A force de numériser, de faire tjrs plus appels à l’IA L’ Homme va perdre sa capacité de réfléchir et ce sera la fin de notre Société…et de notre Humanité

G E : Regardez le film : « The Circle »  :une grande Entreprise abolit la vie privée de ses cadres et la Série « The Orgville S 1 Ep 7 : Instauration d’un régime démocratico – totalitaire… On vote en masse pour une exécution

Aujourdhui On sait faire des avions sans pilote mais la Société n’est pas prête D’ailleurs il faut conserver une part d’humain

L’ordinateur peut mal analyser le contexte ( programmation incomplète ) ,et l’Homme peut se tromper . Mais il peut aussi redresser l’erreur de la machine ( atterrissage sur l’Hudson aux USA … )

Phil : Cette technologie va détruire bcp d’emplois . Il existe déjà , sur les mines , des camions sans chauffeurs . Que va t on faire des Hommes ?

Quid du secret médical, si toutes nos données sont conservées ?
Dom: Il subsistera, si anonymisation

R : Je reviens sur ces jeunes qui « n’ont rien à cacher »Ils n’ont pas vécu la Guerre. Nous non plus, mais nos parents nous ont transmis .
Les Migrants de Pays en Guerre savent bien qu’il faut pouvoir cacher des choses .

Xn : On ne développe plus l’esprit critique Dans les Médias les problèmes de fond ne sont plus abordés . On reste dans l’évènementiel, le superflu. On nous abêtit
Les Machines vont réfléchir à notre place .

G E : Ne pas confondre Machine Learning , DeepLearning… IA c’est une erreur sémantique ; IA Générale : OK. C’est la prise en compte du contexte, ce qu’on appelle aussi le sens commun Mais on n’y est pas encore

G :Cancer : le Plus efficace et le moins cher , c’est la Prévention
Dom : Si elle peut couter cher

Xn : Je fais confiance à l’Homme Son intelligence n’a pas de limites
G : Un gros danger : implanter dans le cerveau humain de l’IA
G E : C’est en cours d’ expérimentation . On teste déjà des implants pour guérir de la cécité, de Parkinson

Mais nos responsables politiques , élus à court terme, manquent de vision du Futur à long terme .

D : Le mot de la fin : les Machines peuvent paraître dans certains plus intelligentes que nous , mais nous avons le privilège de l’ Emotion et c’est le meilleur ! Merci et à l’an prochain

Synopsis :
Des algorithmes toujours plus performants et des systèmes informatiques de plus en plus sophistiqués, dotés de facultés d’apprentissage, investissent notre quotidien dans de multiples domaines.
Un documentaire passionnant sur l’intelligence artificielle : ses avancées, et ses bienfaits – actuels ou à venir ; mais aussi ses limites et ses périls. Notre société prend elle suffisamment la mesure de ces enjeux ?

Documentaire de StreetPress ( 2019 ; 57 mn )

La réponse policière et judiciaire au mouvement des Gilets jaunes est un fait politique majeur. 

Sous la Vème République, Aucun mouvement social n’a été autant réprimé. 
Les chiffres officiels donnent le tournis : 3.830 blessés, 8.700 gardés à vue, 
13.400 tirs de LBD 40 et 1.400 tirs de grenades lacrymogènes explosives.

Réponses légitimes ou Attteintes aux droits fondamentaux ? Maintien de l’ordre ou Répression ?
Dans ce documentaire exceptionnel, des témoignages de blessés, de militants, de sociologues, de journalistes, et les réponses d’un avocat, d’un policier et d’un ancien ministre de l’Intérieur.

Un film tout simple et beau sur l’Amour et la vieillesse

Film de Jhonny Hendrix Hinestroza ( 1h25, 2017 )

La Havane, 1995. Au plus fort de l’embargo américain, les Cubains traversent une crise économique sans précédent. Parmi eux, Candelaria et Victor Hugo, 150 ans à eux deux, vivent de bric et de broc jusqu’au jour où Candelaria rentre à la maison avec une petite trouvaille qui pourrait bien raviver la passion de leur jeunesse…

  1. Vendredi 18 oct : Petit Compte Rendu incomplet – et subjectif !

    Le préau de la FOL était comble, pour ce Tour de France des Ronds Points Jaunes , hauts lieux d’un mouvement massif, inédit, hors relais traditionnels – syndicats et partis politiques
    Suivi d’un bref aperçu sur la répression exceptionnelle qui a suivi les débordements.

    Le débat commence avec une remarque  sur les inégalités qui se creusent, sur ces écarts de fortune inconcevables pour les citoyens ordinaires. Comment se représenter un milliard d’euros ??
    Réponses : Si on entasse des billets de 100 E (épais 0,1 mm), le revenu d’une vie au SMIG  = 0,6 m alors que la fortune de Bernard Arnaut 80 milliards = 80 kms !
    Mieux vaut traduire ces sommes énormes en dépenses collectives : avec 4 milliards, gratuité des transports publics dans toutes les grandes villes de France !

    Très vite, on aborde les thèmes DEMOCRATIE et REPRESENTATION citoyenne ; interventions diverses
    – le système est verrouillé, les élections ne changent rien …
    – un biais : sont favorisés les candidats des medias et des lobbies
    – pour certain, abstention et vote blanc sont synonymes de démission ;
    pour d’autres, élections = tromperie, les élus ne sont que des marionnettes ; il faut cesser de voter !
    Revoir les règles de désignation des représentants ? Oui, mais Comment … Cette difficulté a touché les Gilets Jaunes eux mêmes
    . Selon une étude, noter de 1 à 10 chaque candidat et retenir le meilleur score aboutirait à des résultats radicalement différents
    . Etienne Chouard, apprécié des GJ, propose de tirer au sort : ainsi on éliminerait ceux en quête de pouvoir, et les menteurs professionnels et les représentants des lobbies

    On évoque aussi les procédures de Révocation et le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) Outils essentiels, ce dernier réclamé par les GJ qui n’ont obtenuque des miettes
    Mais, quand vient l’occasion de participer, qui le fait ? Exemples :
    1. Aéroports de Paris : Qui dans la salle a soutenu la proposition de référendum ? (env. 20%)
    2. Pétition à Commission Eur. Soutien au NutriScore (étiquetage simplifié produits alimentaires)

    Ensuite, très vite, évocation des violences “dynamitant” les manifestations pacifiques
    Blacks Bocks : Qui sont ils ? Les a t-on laissé faire pour ensuite mieux réprimer ? (cf déclaration Télé d’une syndicaliste courageuse de la police)
    – Violences policières ET Arsenal répressif judiciaire inhabituel : Comment et Pourquoi ?

    Le temps manque, les infos aussi. CineCitoyen va programmer Vendredi 22 novembre à la FOL un documentaire de Street Press « Gilets Jaunes, une répression d’Etat »

    Nota : ces deux possibilités d’action citoyenne, ouvertes jusqu’au début 2020, restent méconnues car pas ou très peu relayées par le Gouvernement et les Medias ;
    Voici les liens utiles, se munir de sa carte d’identité
    (1) Aéroports de Paris : https://www.referendum.interieur.gouv.fr
    (2) NutriScore : https://eci.ec.europa.eu/009/public/#/

Film de François Ruffin et Gilles Perret (2019 ; 1h 20)

Projection Débat à 18h à la FOL (rue Taragnat, Vallée des Colons)
                    Entrée libre et gratuite

GILETS JAUNES : ILS RECLAMENT LEUR PART DE BONHEUR

Avec leur humour et leur caméra, les compères Perret et Ruffin traversent le pays à la rencontre des Gilets Jaunes.
A chaque rond-point, c’est comme un paquet-surprise : Qu’est-ce qui va en sortir ?
Des rires ou des larmes ? De la tendresse ou de la colère ? De l’art ou du désespoir ?
Les deux compères nous offrent des tranches d’humanité, saisissent cet instant magique :
des femmes et des hommes, d’habitude résignés, se redressent, avec fierté et beauté, pour réclamer leur part de bonheur.

Intervenants :
— Mme Kahina Meziani CDE Calédonienne des Eaux : 

— Thierry Blaisot ADUSIP (Défense Usagers Services d’intérêt public)  :

Mme K Meziani  (CDE) : la Calédonienne des Eaux est une société privée, du groupe Suez ; c’est abusif de dire que l’eau est « privée » : les collectivités restent  maitres du jeu par une « délégation de service public » ; il existe divers modèles  de délégation allant de la simple gestion aux gros investissements ; mais ce sont les collectivités qui fixent les conditions du contrat. Par ailleurs un réseau d’eau dure 40 ans
D :  Dans le documentaire, c’est dit par la Commission Européenne ; Quand c’est bien fait, tout va bien …  
Mais QUAND le contrat est mal ficelé ?? le documentaire nous montre des cas très lourds ; bien sur il y a responsabilité de la collectivité


KM Quand les collectivités lancent des appels d’offre, elles s’appuient sur des conseillers privés ; mais les prévisions en volume sont souvent pharamineuses – pour obtenir un prix avantageux- d’où ces marges sécuritaires de 20%

Th B (Adusip)  Nous avons mené un combat  il y a 7 ans sur l’affaire du Grand Tuyau : 31 décembre1998 (!) signature d’un contrat inique avec des conditions loufoques par les 4 maires du Syndicat Intercommunal du Grand Nouméa .
En 2008 la Chambre Territoriale des Comptes se réveille. Elle dénonce l’absence d’appel d’offres, d’études préalables et de cahier des charges !! dans l’attribution du marché à la Calédonienne des Eaux (Suez )

Point remarquable : sur ces contrats on invoque le « secret des affaires ». Or c’est peut être bon pour Suez mais pas dans une perspective d’intérêt public !  Il y a confusion des genres.
Il a fallu à notre petite association faire appel a la Cada (Commission d’accès aux documents adminstratifs) pour découvrir peu à peu l’énorme arnaque et la corruption avérée… Le système politique d’alors était ultra réactionnaire  et la  construction du grand tuyau a été entachée d’ irrégularités.
En  2012  la Chambre des comptes  fait une proposition de rachat du grand tuyau.
La Cour des comptes nationale a suivi en 2013 mais seulement des aspects très partiels ont été repris

En 1990 on s’est basé sur une estimation de consommation de 450 l/hab/jour ; alors qu’en Europe on utilise  145 l/jour ! Pour sécuriser l’approvisionnement, on a fait le grand tuyau pour apporter davantage d’eau – alors qu’on aurait pu et du réduire  la consommation.

KM Le grand tuyau a été demandé par les 4 collectivités . Il a permis que l’hôpital soit mis à Dumbea
Quant à la corruption, attention : personne n’a été inculpé, ni condamné pour quoi que ce soit
M Avec ces  contrats secrets, on peut avoir des doutes légitimes sur l’honnêteté et l’équité
C : Absence d’appel d’offres sur un marché public aussi important ? On peut se poser des questions sur  la démocratie

B à Bourail la distribution d’eau est assurée par Novella  une entreprise qui fait des routes et de terrassements
D  il faudrait expliquer pourquoi il n’y a eu ni jugement ni sanction : parce que la procédure judiciaire  est longue, complexe et coûteuse et le combat judiciaire se mène aussi dans les formes : une erreur de numéro de dossier, une échéance non respectée et l’affaire est perdue ; c’est ce qui s’est passé

TB  C’est vrai, le combat était inégal ; tout se passait au Tribunal Administratif.  Nous avons pu obtenir des documents révélateurs, mais il n’y a  pas  eu de conséquences réelles.  Au départ, il y a eu un  document d’une dizaine de pages qui disait : il n’y qu’une commune qui n’a pas besoin du grand tuyau c’est le Mont Dore. 
KM Depuis les années 90 la population a augmenté et  c’est bien d’avoir la ressource mais il faut savoir utiliser les captages. Il y a  des conditions de turbidité ; si l’eau est marron au robinet  notre entreprise a des problèmes

MH  une taxation sur le traitement d’eaux usées du Mont Dore 

TB  en effet il y a eu un  problème d’assainissement et de taxation car les conditions juridiques sont mal ficelées par les communes.

Ch  Pour revenir au documentaire, je vois plusieurs problématiques
– intérêt privé vs intérêt général ; la planète va manquer d’eau ; l’eau est un bien commun qui ne doit pas servir d’abord à faire faire toujours plus de bénéfices aux sociétés privées

– quels contrôles de la population faut il organiser sur ces contrats ?
R Les sociétés gestionnaires de l’eau font plus que distribuer, elles peuvent désaliniser l’eau de mer, elles nettoient les eaux usées pour les rendre potables.

E  Pour limiter le gaspillage, pourquoi pas un tarif variable du prix au m3 
KM  : Dans certaines collectivités c’est ce qui se fait. Ne croyez pas que nous nous désintéressons de l’environnement, au contraire ;autour de moi,  il y a des passionnés. Suez a  le plus grand laboratoire d’Europe pour faire de la recherche, et finance même le CNRS.  La Mairie de Paris est encore un contrat avec Suez.
En Province Nord on a un problème de ressource : on fait payer  plus, les gros consommateurs. L’investissement qui a été fait pour  les 7 stations  a rendu l’eau consommable mais l’Europe ne veut pas qu’on l’utilise alors que c’est fait  dans d’autres  pays. Les lobbyistes chinois et australiens ne travaillent pas comme nous, qui travaillons avec les collectivités à rechercher de nouveaux modèles de gouvernance.
Dans le documentaire, en Irlande  on veut mettre des compteurs afin de trouver des fuites  et c’est une coût énorme pour les collectivités .


J  On devrait s’inspirer des modèles qui marchent. Les australiens sont confrontés à la sécheresse depuis longtemps et  chaque  maison doit avoir son eau recyclée ; en NC depuis 30 ans on paie 76 millions fcfp pour repeindre les murs bombés alors qu’en Australie les bombes ont été supprimées à la vente…
Suez  Nous sommes aussi dans les innovations. Par exemple, nous avons mis en place le télérelevé pour repérer les fuites et ne plus avoir à se rendre sur place
D en Irlande avait t on besoin de compteurs individuels pour les fuites ? c’était plutôt pour la facturation :
Par ailleurs  il faut se donner les moyens d’un contrôle citoyen effectif. Incroyable, ces contrats « confidentiels »
Les citoyens n’ont pas toute l’énergie nécessaire pour intervenir en permanence,  il faut trouver les procédures ad hoc.
Surtout avec  l’Union Européenne, sourde à la demande de 2 millions de personnes pour changer le droit de l’eau.


TB A t on vraiment besoin de sociétés privées pour gérer l’eau, les aéroports, les autoroutes ? surtout quand ils sont profitables !
Dans les cas de remunicipalisation de l’eau, il y avait un gain de 20%.  Les fuites d’eau  en NC sont de l’ordre de 20%  c’est normal ; mais les principales fuites sont entre compteur et robinet : à cause des vieux tuyaux

Ch il est temps de conclure ; reste posée la question de choisir une gestion privée ou publique pour des biens indispensables  comme l ’eau ou l’air ;
Va t on nous imposer aussi des compteurs à air ?
Une société privée a d’abord comme objectif les profits de ses actionnaires, alors qu’une société publique est censée agir dans l’intérêt général

TB : exemple des aérodromes de Paris ; un référendum nous est proposé
Parmi nous, ceux qui ont déjà signé la pétition  peuvent ils lever la main ?
Réponse du public : environ .. 10 % !!

TB Comme citoyens, nous avons donc encore de gros efforts à faire pour participer aux processus démocratiques Mais il faut dire que les médias nous en informent très peu, de même que sur les problémes de l’eau

Ch Hé bien justement je vous annonce notre prochaine projection,
à la FOL sur .. les Gilets Jaunes : « J’veux du soleil
Ce sera le vendredi 18 octobre à 18h
A bientôt donc !

Les guerres secrètes de l’eau en Europe
Documentaire de Y Avgeropoulos ARTE (58 mn, 2017)

Partout dans le monde, la privatisation de l’eau a échoué. Nombreuses sont les villes, en France et en Allemagne, qui ont préféré se réapproprier sa gestion.
Pourtant, dans une Europe du Sud en crise, les opérateurs publics sont menacés de se la voir retirer. Pourquoi les élites bruxelloises incitent-elles ces pays à privatiser leurs services de distribution et de recyclage de l’eau ?
Entre politiques d’austérité et lobbying, les circuits de l’eau en Europe semblent s’accorder avec ceux du capital.
Les citoyens sont alors confrontés à une question clé, à laquelle les institutions européennes n’ont pas apporté de réponse … limpide :
L’eau est elle un produit commercial ou un bien commun ?

Cinecitoyen présente BNP.PARIBAS : dans ses eaux troubles… Histoire d’une lente dérive Documentaire de Th. Lafarge et X. Harel ( 1h 24 ; 2018 ) MARDI 10 SEPTEMBRE à 18h Auditorium de la Prov. Sud ( Artillerie ) BNP Paribas accompagne la vie des Français depuis les années 60 . Elle compte 29 000 salariés, 1900 agences bancaires et 7 millions de clients. Son histoire est intimement liée à l’histoire politique des trente dernières années. BNP Paribas est aujourd’hui un mastodonte financier, plus puissant que les Etats. Elle incarne le pouvoir des hyper-structures bancaires sur l’économie mondiale. Comment a-t-elle pris un tel pouvoir ? Et quels en sont les effets? S’appuyant sur des témoignages d’anciens de la banque et d’acteurs économiques et politiques de premier plan, Xavier Harel et Thomas Lafarge retracent l’histoire de la banque la plus puissante d’Europe. Adhésion annuelle : 2000 f sur place (20 mn avant) blog : www.cinecitoyen.org